Présidentielle : V. Peillon reconnait avoir été ministre de l’Education nationale pendant près de deux ans

peillon2Pour la candidat à la primaire la gauche, mieux vaut sans doute désamorcer la polémique avant qu’elle ne prenne trop d’ampleur. Devant nos confrères d’une radio privée, Vincent Peillon a reconnu avoir été ministre de l’Education nationale pendant près de deux ans.

Il faut dire que, depuis l’annonce de sa candidature, la rumeur se faisait de plus en plus insistante. De nombreux journalistes et mêmes de hauts responsables du ministère affirmaient avoir vu Vincent Peillon fréquenter assidument la rue de Grenelle dans les deux premières années du quinquennat Hollande.  L’information aurait même été brièvement mentionnée sur le site officiel de l’Éducation nationale.

Ministre pendant  pendant 1 an et 10 mois

« Oui, j’ai été ministre de l’Education nationale » a simplement admis le candidat en précisant qu’une loi et plusieurs décrets portaient effectivement sa signature. D’après une enquête  approfondie, menée sur Wikipédia par notre stagiaire de 3e, Vincent Peillon aurait occupé le poste pendant 1 an et 10 mois de mai 2012 à mars 2014 dans les gouvernements de Jean-Marc Ayrault. Une durée suffisante pour que les faits ne puissent pas rester cachés très longtemps.

Il est encore trop tôt pour savoir si ces révélations auront un impact sur le score de Vincent Peillon à la primaire de la Gauche. Surtout si on découvre que d’autres candidats ont, eux aussi, été ministre de l’Éducation nationale.

Canicule : des brumisateurs vont être installés dans toutes les classes

ecole_classeComment protéger les élèves de la canicule ? Au gouvernement, la question est prise très au sérieux. Le déclenchement du plan canicule va entrainer l’installation de brumisateurs dans toutes les salles de classes.

« Le plan canicule a d’abord été pensé pour les personnes âgées mais il ne faut pas oublier les plus jeunes » explique Gilles Féchaut, coordonnateur du dossier « canicule » pour l’Éducation nationale. Le déclenchement du dispositif au mois de juin va obliger les établissements scolaires à mobiliser des moyens inédits. « Les élèves aussi ont le droit de travailler dans de bonnes conditions ». Pour Gilles Féchaut, on ne peut pas demander aux élèves de rester dans leur classe par forte chaleur sans mettre en place des aménagements.

« Les brumisateurs constituent la solution adéquate »

« Les brumisateurs constituent la solution adéquate » détaille le chargé de mission « ils rafraichissent l’air en continu et permettent de continuer à travailler normalement ». Pour être opérationnels au plus, ils devront être installés pendant le week-end. « Le chantier est énorme mais nous avons l’accord des collectivités » précise M. Féchaut.

Les parents devraient être informés très rapidement de l’installation des appareils. D’autant plus que pour ne pas être mouillés, les élèves seront invités à venir à l’école avec des imperméables.

Enfoirés : les paroles de « toute la vie » intégrées aux appréciations de l’Education nationale

EnfoiresUn « A vous de jouer mais faudrait vous bouger » en bas du bulletin d’un élève, ce sera bientôt possible. L’Education nationale s’apprête à intégrer les paroles de Toute la vie, la nouvelle chanson des Enfoirés dans la liste de ses appréciations officielles.

« En la matière, les choses sont un peu sclérosées » explique Côme Mentère du bureau de l’évaluation. « Un peu de nouveauté dans les appréciations, ça ne peut pas faire de mal ! ». La chanson des Enfoirés, avec son dialogue entre jeunes désabusés et vieux donneurs de leçons va donc prendre place au coté des traditionnels « félicitations », « très bien » et autres « peut mieux faire ». Une large palette de nouvelles possibilités.

« faudrait vous bouger » entre le « passable » et l’oral de rattrapage

La décision, prise immédiatement après la sortie de la chanson, pourrait mettre un peu de temps à s’appliquer. « Il va falloir modifier tous les documents officiels et les logiciels » précise M. Mentère. « Ça risque d’être trop court pour le 2e trimestre mais nous allons travailler d’arrache pied pour être prêts pour les examens. »

Pour le Baccalauréat, la mention « faudrait vous bouger » pourrait s’intercaler entre le « passable » et l’oral de rattrapage. « Tu sais le temps n’a pas de prix » serait envisagé pour signifier un échec définitif et une obligation de retenter l’examen.

Zone A : une pétition réclame la suppression de la dernière semaine avant les vacances

French_school_zones-fr.svgL’ampleur prise par le mouvement montre que la colère couvait depuis un moment. Une pétition lancée par des élèves, des enseignants et des parents de la zone A réclame la suppression de la dernière semaine de classe avant les vacances.

De fait, les académies de la zone A sont cette année encore les dernières à partir. « Tous mes cousins sont déjà en vacances » se plaint Maeva élève en CM1. « C’est nous qui avons la plus longue période entre Noël et Février » ajoute E Puisé enseignante de maternelle « pourtant, c’est le moment le plus difficile de l’année. » Trop long, trop dur, trop froid, trop injuste, les commentaires de la pétition vont tous dans le même sens. La zone A n’en peut plus. La dernière semaine, c’est la semaine de trop.

 La revendication  relève du simple bon sens.

Sur ce point les spécialistes sont unanimes : la dernière semaine avant les vacances est toujours plus délicate. « C’est là que l’on recense le plus d’incidents » confirme G Toncarnet CPE dans un collège de l’agglomération Lyonnaise. Le phénomène n’est pas propre aux vacances d’hiver mais il prend un relief particulier pour ceux qui partent les derniers. Sur ces bases, la revendication de la pétition relève du simple bon sens.

Au ministère de l’Education nationale, on reste toutefois perplexe. « La difficulté est de savoir quoi placer juste avant les vacances » explique D Zoné le directeur du calendrier. « On peut supprimer la dernière semaine, mais on va vite buter sur l’avant-dernière et antépénultième. » Dans les couloirs de la rue de Grenelle certains rappellent la tentative de suppression du dernier jour de classe, vite retirée sous la pression des professionnels. D’autres, ironiques, insistent sur le fait que la semaine à supprimer mais peut-être pas la dernière. Mais plutôt la première.

Géographie : le ministère serait parvenu à localiser la Seine-Saint-Denis

L’annonce de 500 postes d’enseignants et d’autres mesures en faveur de Seine-Saint-DenisDépartement_de_la_Seine-Saint-Denis a bien failli tomber dans un trou noir. Jusqu’à une date récente le ministère de l’Education nationale était incapable de localiser le département. Explications. « On en avait tous entendu parler » raconte Bernard Céhou responsable des déplacements ministériels « mais personne n’arrivait de le situer avec précision ». Les rumeurs les plus folle circulait sur cette « terra incognita ». Certains prétendaient qu’elle était habitée par des peuplades hostiles. D’autres imaginaient que les circulaires du ministère n’y arrivaient jamais. Les fonctionnaires qui y étaient envoyés en mission préféraient souvent repartir en province sans rien évoquer de ce qu’ils avaient vu.

« Des éclaireurs ont été envoyés jusqu’au bout de la ligne 7 »

A son arrivée rue de Grenelle, Najat Vallaud-Belkacem a voulu éclaircir le mystère. La ministre a chargé une équipe de cadres du système éducatif d’aller explorer la banlieue Nord-Est. « L’expédition a été préparée pendant plus d’un mois » explique le recteur Deloin « Des éclaireurs ont été envoyés jusqu’au bout de la ligne 7 et même sur le RER ». Au moment ou le robot Philae se posait sur la comète, les représentants du ministère découvraient la Seine-Saint-Denis. « Il faudra encore du temps pour analyser toutes les informations recueillies » précise M. Lointain. Toutefois, d’après les premiers éléments, il y aurait des élèves et des enseignants en Seine-Saint-Denis. Peut-être de quoi expliquer les annonces de la ministre.

Najat Vallaud-Belkacem lance un grand plan pour l’apprentissage des leçons

Les « assisses de l’apprentissage » organisées à l’Elysée auront donc débouché sur la mobilisation de l’Education nationale. Najat Vallaud-Belkacem vient de lancer un grand plan national pour l’apprentissage des leçons.

« Notre objectif c’est la réussite des jeunes ! ». Lors de la conférence de presse, la ministre a affiché un volontarisme à toute épreuve pour promouvoir l’apprentissage. « Nous savons que c’est quelque chose qui fonctionne » a déclaré Najat Vallaud-Belkacem. « Les jeunes qui passent par l’apprentissage des leçons réussissent mieux que les autres, nous devons en tenir compte. »

 Un site internet proposera des ressources

Une circulaire co-signée par la ministre de l’Education nationale et cinq de ses collègues va partir la semaine prochaine pour préciser les contours du plan. Les collectivités locales seront sollicitées pour mettre en place des locaux et des équipements adaptés. Un site internet proposera des ressources destinées aux enseignants, aux élèves et aux parents. La mise en place du plan s’accompagnera d’une campagne de communication basée sur des témoignages de jeunes qui expliqueront ce que leur a apporté l’apprentissage des leçons.

« Nous allons mobiliser toutes les énergies » affirme M. Sétout, délégué interministériel à l’apprentissage. « Nous voulons qu’à la fin de l’année, tous les élèves aient entendu parler de l’apprentissage des leçons ». Un objectif particulièrement ambitieux au regard des résultats enregistrés jusque là.

Il est temps : la procrastination reconnue comme maladie professionnelle pour les enseignants

Le fléau n’est pas encore reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé mais l’Education nationale a décidé de prendre les devants. Pour les enseignants, la procrastination va être classée parmi les maladies professionnelles.

L’enjeu n’est pas mince. Selon une étude, plus de 85% des professeurs auraient déjà été touchés. « C’est une maladie qui est présente sous forme endémique et qui peut se manifester par des crises aigües » explique le Dr Demain « la procrastination revient de manière cyclique, souvent le week-end ou pendant les vacances ». Du fait de l’organisation de son travail, la population enseignante y est particulièrement exposée.

 « les enseignants qui procrastinent cumulent de la culpabilité puis du stress »

Les spécialistes distinguent deux formes principales de la pathologie. La procrastination réorientatrice qui consiste à faire autre chose que son travail et la procrastination nihilique dont les victimes s’acharnent à ne rien faire. Dans les deux cas, l’effet est le même, le travail à faire est reporté à plus tard.

La direction des ressources humaines de l’éducation nationale voit dans la lutte contre la procrastination un moyen d’améliorer le bien être des personnels. « les enseignants qui procrastinent cumulent de la culpabilité puis du stress » déclare JV Toudsuit, responsable du dossier « Il y a un impact sur la santé, mais ce qu’il faut traiter c’est la cause première ». Un plan anti-procrastination doit être lancé dès septembre en lien avec la MGEN. Il est pour l’instant en attente dans les bureaux du ministère.