Pollution : L’agitation des élèves utilisée pour aider à disperser les particules fines

pollutionC’est une décision très exceptionnelle que vient de prendre la préfecture d’Ile-de-France. Dans les écoles, collèges et lycées de la région, la durée des cours va être augmentée de 20% pour toute la durée de l’épisode de forte pollution.

Si les mesures sur la circulation automobiles peinent à convaincre de leur efficacité, les autorités espères que celles concernant l’école seront plus significatives. «  L’activité d’une classe au travail peut largement contribuer à limiter les effets des particules fines » explique L. Brasdelair du bureau spécialisée d’AirParif, l’organisme Francilien de surveillance de la qualité de l’air. Pour les experts, une trentaine d’élèves sont capables de disperser l’équivalent de la production quotidienne d’un véhicule en polluants divers.

« Le problème, ce sont les classes les plus studieuses »

« Dans ces jours-là, les classes les plus agités  sont de véritables atouts » ajoute L Brasdelair enthousiaste en ce qui concerne certains établissements. « S’ils se lèvent ou bougent beaucoup, ils peuvent compenser à eux seuls la circulations de deux ou trois poids lourds. ». D’après la préfecture, l’augmentation de la durée des cours devrait rendre ces classes encore plus compliquées à gérer et démultiplier d’autant leur efficacité dans la lutte contre la pollution. Un véritable espoir pour des milliers de franciliens victimes de difficultés respiratoires.

Si l’opération est un succès, les autorités espèrent que la situation de l’air sera sensiblement améliorée en 24 à 48 heures. Les estimations les plus optimistes se basent sur une agitation totale de l’ensemble des élèves. « Finalement, le problème, ce sont les classes plus studieuses » conclut L. Brasdelair.

Neurosciences : utiliser son cerveau aurait un effet positif sur la réussite scolaire

CerveauEn matière de neurosciences, il est rare que les résultats de la recherche offrent des perspectives d’application aussi immédiates. Une enquête démontre de manière éclatante que l’utilisation du cerveau aurait des effets très positifs sur la réussite scolaire.

L’étude a été menée auprès de 4000 jeunes de 6 à 16 ans dans 17 pays répartis sur les 5 continents. Le protocole de recherche visait à identifier l’impact de l’activité cérébrale sur la réussite scolaire. Après plus de 24 mois de travail, les scientifiques concluent sans ambiguïté que les enfants qui utilisent leur cerveau réussissent nettement mieux que ceux qui ne l’utilisent pas. « C’est le seul résultat significatif de l’enquête » précise le professeur Neu-Rhône. Aucun des autres critères utilisés, l’âge le sexe, le milieu social, ne vient contredire ni même atténuer ce constat.

Taux d’équipement en cerveau de l’ordre de 100%

Cette avancée de la science ouvre des pistes fabuleuses pour les enseignants et les élèves du monde entier. « Le taux d’équipement des jeunes en cerveau est de l’ordre de 100% » s’enthousiasme le coordonnateur du rapport. Un point de départ qui a conduit les chercheurs à préconiser l’organisation de campagnes de communication en faveur de l’usage du cerveau dans les écoles. « Cette proposition est d’autant plus pertinente que nos résultats sont parfaitement vérifiés dans tous les pays qui ont participé à notre travail » abonde M. Neu-Rhône.

Au-delà de la réussite scolaire, les scientifiques aimeraient maintenant se pencher sur les autres effets positifs de l’utilisation du cerveau. Voilà bien un sujet sur lequel ils auront à se creuser la tête.

Emotion : la cour de récré en deuil à l’annonce de la mort du Prince de Lu

Prince_de_LUAmbiance de deuil ce matin dans la cour de récréation. Si les maternelles semblaient globalement être passés à côté de l’information, les élémentaires étaient sous le choc après l’annonce de la mort du Prince de Lu.

Le célèbre biscuit rond fourré au chocolat aura marqué plusieurs générations.  Né en Belgique en 1870, et commercialisé en France depuis 1948, il est consommé dans plus de la moitié des foyers. Pour les enfants, il est la star absolue des goûters et des petits déjeuners. A la récréation du matin, l’émotion se lit sur les visages. « L’année dernière, j’en mangeais presque un paquet par jour » raconte Ethan la larme à l’œil, « Mon préféré, c’est celui à la vanille » ajoute Célia qui n’envisage pas un seul instant de se rabattre sur des BN.

« Tombé par terre et écrasé par quelqu’un qui ne l’a pas vu »

A l’heure où nous écrivons ces lignes, les circonstances de la disparition n’ont pas encore été clairement élucidées. Parmi les enfants,  chacun imagine le pire. « Si ça se trouve, il a été écrabouillé dans un cartable » avance Liam. « il est peut-être tombé par terre et écrasé par quelqu’un qui ne l’a pas vu » ajoute  Sofia visiblement horrifiée par cette perspective.

Dans le monde entier, les fans du Prince de Lu vont sans doute passer le week-end à rechercher des miettes de gâteaux pour retrouver les souvenirs qui s’y rattachent.  Sur Facebook et Twitter, les hommages se multiplient.  On voit même fleurir ici ou là des hashtags #JeSuisChocolat.

Loi El Khomri : « Non, les apprentis ne pourront pas travailler plus de 24h par jour »

El_Khomri_2En pleine polémique sur son projet de loi, Myriam El Khomri a tenu à rassurer concernant le temps de travail des apprentis. D’après la ministre du travail, il est hors de question que les jeunes puissent travailler plus de 24 heures par jour.

Sur le sujet, c’est l’article 6 du projet de loi qui est à l’origine des inquiétudes. Il prévoit qu’« A titre exceptionnel ou lorsque des raisons objectives le justifient, (…) l’apprenti de moins de 18 ans peut effectuer une durée de travail quotidienne supérieure à huit heures ». Jusqu’à présent, la limitation à 8 heures s’applique à tous les jeunes travailleurs sans aucune distinction. Parmi les centaines de milliers de signataires de la pétition contre le projet, nombreux sont ceux qui s’inquiètent.

Interrogée par une journaliste, Myriam El Khomri est montée au créneau pour défendre son projet. « Il y a beaucoup de désinformation autour de la loi » a déclaré la ministre « En aucun cas les apprentis ne pourront travailler plus de 24h par jour ! ». Une clarification qui risque de ne pas suffire à calmer la grogne.

Autoroute : violent face-à-face entre ceux qui commencent les vacances et ceux qui les terminent

Autoroute_A1_(972)_à_Fort-de-FranceCe type de conflit ne peut heureusement se produire que deux fois par an mais il a cette fois pris une intensité toute particulière. Le chassé-croisé de l’hiver a donné lieu à un violent face-à-face entre ceux qui commencent les vacances et ceux qui les terminent.

Dans le sens des départs, classé «noir» par Bison Futé, les principales difficultés se situaient sur l’A43 entre Lyon et Chambéry. De ce côté-là, les automobilistes sont majoritairement dans le camps de ceux qui viennent de commencer leurs congés. Face à eux, le sens des retours. Classé « orange », il comporte bon nombre de ceux qui devront retourner travailler lundi. Entre les deux moitiés de l’autoroute, c’est la guerre.

Entre les deux moitiés de l’autoroute, c’est la guerre.

« Ils ont encore quinze jours de congés devant eux ! » s’exclame Zoé d’une voix pleine de colère. Elle, doit rentrer à Caen (Zone C) d’ici ce soir pour retrouver le chemin de l’école. Sur l’aire d’autoroute, la jeune fille fusille du regard tous ceux qui semblent faire la route dans le sens inverse. Parmi eux, Erwan, 14 ans, ne comprends pas bien. « Ils sont en vacances depuis 2 semaines, c’est notre tour maintenant » se justifie le garçon. « Ils n’ont travaillé que 5 semaines entre Noël et les vacances d’hivers. Nous on a dû attendre 7 »  contre-attaque Sonia, élève de 4e. Les points de vue sont irréconciliables. Rien ne semble pouvoir mettre un terme au conflit.

Après un appel au cessez-le-feu lancé par les parents, un calme précaire semble régner autour des véhicules. Une conférence de la paix pourrait être convoquée d’ici quinze jours. Une fois que tout le monde aura repris les cours.

Menaces sur les lycées : des élèves préconisent l’auto-confinement à leur domicile

Classe_confineeLa multiplication des alertes à la bombe dans les lycées à Paris et Lyon obligent les établissements à organiser le confinement des élèves présents. Pour renforcer l’efficacité des opérations de protection, des lycéens proposent de s’auto-confiner à leur domicile.

Le confinement consiste à réunir tous les élèves d’un établissement dans des lieux sécurisés et à les couper de tout contact avec l’extérieur. Les exercices de ce type réalisés après les attentats du 13 novembre ont permis d’améliorer et d’affiner les procédures. Partant de sa propre expérience, Kevin, lycéen en 1ere S, est arrivé à la conclusion que l’endroit où il était le plus en sécurité était son propre domicile.

exercice d’auto-confinement à domicile dès demain matin 8h

À l’annonce dans alertes dans les établissements parisiens, le lycéen a immédiatement fait connaitre son analyse à ses camarades de classe. « Le meilleur moyen d’être bien protégés, c’est de rester chez nous » affirme le jeune homme. Pour lui, il ne fait aucun doute que les adolescents seront bien mieux installés que dans les salles du lycée. « Dans ma chambre, j’ai des réserves pour tenir plusieurs jours » insiste-t-il. Il propose même d’organiser un exercice d’auto-confinement à domicile dès demain matin 8h.

Certain de la justesse de ses propositions, il en a déjà fait part au Président de la République. Dans un courrier envoyé ce matin, il lui demande d’ordonner le confinement des lycéens à leur domicile jusqu’à la levée de l’Etat d’urgence.

Réussite : Selon une étude, la majorité des enfants de prof ont au moins un parent prof

EnfantProfAu-delà des traditionnels constats sur la réussite scolaire des enfants d’enseignants, une étude a voulu y voir plus clair sur les familles de ces élèves pas tout à fait comme les autres. Principale conclusion : la très grande majorité des enfants de prof ont – au moins – un parent prof.

L’étude menée depuis 18 mois par une équipe de sociologues et de démographes démontre que l’association des évènements « être enfant de prof » et « avoir un parent de prof » se vérifie dans plus de 87% des cas. A l’inverse, il est pratiquement impossible d’identifier des enfants de professeurs qui n’auraient aucun parent enseignant. Par soucis d’honnêteté les scientifiques notent que le quelques cas recensés peuvent relever d’erreurs de saisie ou de déclarations erronées.

certains enfants de profs ont jusqu’à deux parents enseignants

En affinant les analyses, les chercheurs ont remarqué que certains enfants de profs avaient jusqu’à deux parents enseignants. Dans le cadre de familles recomposées, ils ont pu mettre en évidence l’existence de beaux-parents profs qui renforcent encore le phénomène. L’étude note que les parents d’enfant de prof peuvent enseigner à tous les niveaux de la maternelle à l’Université mais il n’y aurait aucun lien entre le niveau où l’enfant de prof est scolarisé et celui où enseignent son ou ses parents. «  Il est finalement assez rare que l’enfant de prof et son parent prof se rencontrent dans la classe » précise le rapport. Plus surprenant, l’étude remarque que plus les parents enseignent dans des petites classes plus les élèves peuvent être scolarisés dans des niveaux supérieurs à celui de leurs parents.

Avec cette étude, c’est tout un pan trop ignoré de la sociologie scolaire qui est désormais mieux connu. Les chercheurs ont maintenant devant eux un autre défi : comprendre pourquoi les enseignants qui deviennent parents donnent presque systématiquement naissance à des enfants de profs.