Réussite : Selon une étude, la majorité des enfants de prof ont au moins un parent prof

EnfantProfAu-delà des traditionnels constats sur la réussite scolaire des enfants d’enseignants, une étude a voulu y voir plus clair sur les familles de ces élèves pas tout à fait comme les autres. Principale conclusion : la très grande majorité des enfants de prof ont – au moins – un parent prof.

L’étude menée depuis 18 mois par une équipe de sociologues et de démographes démontre que l’association des évènements « être enfant de prof » et « avoir un parent de prof » se vérifie dans plus de 87% des cas. A l’inverse, il est pratiquement impossible d’identifier des enfants de professeurs qui n’auraient aucun parent enseignant. Par soucis d’honnêteté les scientifiques notent que le quelques cas recensés peuvent relever d’erreurs de saisie ou de déclarations erronées.

certains enfants de profs ont jusqu’à deux parents enseignants

En affinant les analyses, les chercheurs ont remarqué que certains enfants de profs avaient jusqu’à deux parents enseignants. Dans le cadre de familles recomposées, ils ont pu mettre en évidence l’existence de beaux-parents profs qui renforcent encore le phénomène. L’étude note que les parents d’enfant de prof peuvent enseigner à tous les niveaux de la maternelle à l’Université mais il n’y aurait aucun lien entre le niveau où l’enfant de prof est scolarisé et celui où enseignent son ou ses parents. «  Il est finalement assez rare que l’enfant de prof et son parent prof se rencontrent dans la classe » précise le rapport. Plus surprenant, l’étude remarque que plus les parents enseignent dans des petites classes plus les élèves peuvent être scolarisés dans des niveaux supérieurs à celui de leurs parents.

Avec cette étude, c’est tout un pan trop ignoré de la sociologie scolaire qui est désormais mieux connu. Les chercheurs ont maintenant devant eux un autre défi : comprendre pourquoi les enseignants qui deviennent parents donnent presque systématiquement naissance à des enfants de profs.

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Zone A : une pétition réclame la suppression de la dernière semaine avant les vacances

French_school_zones-fr.svgL’ampleur prise par le mouvement montre que la colère couvait depuis un moment. Une pétition lancée par des élèves, des enseignants et des parents de la zone A réclame la suppression de la dernière semaine de classe avant les vacances.

De fait, les académies de la zone A sont cette année encore les dernières à partir. « Tous mes cousins sont déjà en vacances » se plaint Maeva élève en CM1. « C’est nous qui avons la plus longue période entre Noël et Février » ajoute E Puisé enseignante de maternelle « pourtant, c’est le moment le plus difficile de l’année. » Trop long, trop dur, trop froid, trop injuste, les commentaires de la pétition vont tous dans le même sens. La zone A n’en peut plus. La dernière semaine, c’est la semaine de trop.

 La revendication  relève du simple bon sens.

Sur ce point les spécialistes sont unanimes : la dernière semaine avant les vacances est toujours plus délicate. « C’est là que l’on recense le plus d’incidents » confirme G Toncarnet CPE dans un collège de l’agglomération Lyonnaise. Le phénomène n’est pas propre aux vacances d’hiver mais il prend un relief particulier pour ceux qui partent les derniers. Sur ces bases, la revendication de la pétition relève du simple bon sens.

Au ministère de l’Education nationale, on reste toutefois perplexe. « La difficulté est de savoir quoi placer juste avant les vacances » explique D Zoné le directeur du calendrier. « On peut supprimer la dernière semaine, mais on va vite buter sur l’avant-dernière et antépénultième. » Dans les couloirs de la rue de Grenelle certains rappellent la tentative de suppression du dernier jour de classe, vite retirée sous la pression des professionnels. D’autres, ironiques, insistent sur le fait que la semaine à supprimer mais peut-être pas la dernière. Mais plutôt la première.

NKM : « des dizaines d’enfants arrivent en retard parce qu’ils sont dans leur lit »

Nathalie_Kosciusko-Morizet_2Il y a des jours ou il vaudrait mieux rester coucher. C’est ce que ce doit se dire Nathalie Kosciusko-Morizet après la polémique déclenchée par ses propos sur les élèves retardataires.

Dans une interview, la vice-présidente de l’UMP rapporte le témoignage inquiétant d’un élu local de sa connaissance. « Il y a des dizaines d’enfants qui le matin arrivent tous les jours en retard parce qu’ils sont encore dans leur lit. Et quand leurs parents sont convoqués, parce que les parents sont convoqués, les parents expliquent que c’est le réveil qui n’a pas sonné ».

Sur la base de ce constat, NKM n’hésite pas à préconiser des mesures fortes pour lutter contre le fléau. « Cela le conduit où, l’enfant, de ne pas aller à l’école et de rester dans son lit ? Donc je dis qu’il faut poser la question du placement de l’enfant. ». Une proposition qui n’a pas manqué de faire réagir.

« Un enfant est tout aussi bien dans son lit qu’à l’école »

Pour les professionnels de la literie, l’élue de Paris se trompe de cible. « Un enfant est tout aussi bien dans son lit qu’à l’école » s’exclame le président de l’Association Française des Matelas et Sommiers. A l’inverse, les représentants du monde de l’horlogerie soutiennent l’ancienne ministre et dénoncent une manipulation. « Il est inadmissible que nous soyons mis en cause dans les retards des élèves. Nos réveils sont parfaitement fiables ». Entre les deux, le blocage est total.

Pour l’heure, l’Education nationale se refuse à tout commentaire. L’inspection départementale indique ne pas avoir reçu d’alerte particulière et ne pas souhaiter intervenir dans un conflit qui se déroule avant le petit-déjeuner.

Question de genre : Un professeur de lettres oblige les filles à écrire à l’encre bleue

275px-Pen.svgNoyée dans le flot des indications de rentrée, la consigne – d’apparence anodine – aurait pu passer inaperçue. Un professeur de lettres d’un collège du Pas-de-Calais impose à tous ses élèves, garçons et filles, l’usage de l’encre bleue. Un choix qui fait réagir certains parents d’élèves.

« Il nous a dit qu’il fallait rentre nos devoirs sur des copies doubles à grands carreaux » raconte Anaïs, élève de 3e. « Après, il a précisé qu’il fallait que ce soit écrit en bleu avec les titres soulignés en rouge. » Il n’en fallait pas plus pour provoquer la colère de quelques parents. Alertés par SMS, ils sont une dizaine à assaillir l’établissement de mails et de coups de téléphone. Pour eux, la consigne de l’enseignant est une nouvelle manifestation de la « théorie du genre ».

 « Obliger les filles à écrire en bleu c’est contre-nature »

« Obliger les filles à écrire en bleu, c’est contre-nature » explique Mme Dujendeur, mère d’une élève de 5e. « Ce professeur veut faire croire aux enfants que les filles et les garçons c’est la même chose ! » Un collectif « anti-genre » a déjà mis en ligne une pétition pour que les filles rendent des copies écrites à l’encre rose. Ils considèrent que l’obligation d’écrire en bleu est une opération de « manipulation  » organisée par l’Education nationale.

En salle des profs, on a du mal à comprendre l’attaque. « Je dis la même chose tous les ans et ça n’a jamais gêné personne » déclare l’enseignant concerné. « Je ne fais pas de différence entre les filles et les garçons » confirme une professeure de SVT « mais moi je demande qu’ils soulignent en vert ! ».

La direction du collège indique ne pas souhaiter donner suite à la demande des parents. Pour essayer de mettre fin à la polémique, un message va être collé dans le carnet de correspondance des élèves. Avec une phrase à souligner en rouge.

Pétition : Plus de 50.000 signatures en deux jours pour le report de la rentrée scolaire

Les pétitions lancées en juin contre différentes épreuves du bac auront donc fait des émules. Un appel au report de la rentrée scolaire initié il y a deux jours a déjà récolté plus de 50.000 signatures.

Ouverte juste après la nomination Najat Vallaud-Belkacem la pétition demande que la rentrée, prévue mardi prochain, soit repoussée à une date ultérieure. Son auteur, qui tient à rester anonyme se présente comme « concerné et consterné » par la question. Il en appelle à la nouvelle ministre pour prendre une mesure de report « que tout le monde attend ». A quelques jours de l’échéance, la requête fait mouche. La pétition est largement partagée sur les réseaux sociaux.

« supprimer définitivement la rentrée »

Parmi les dizaines de milliers de signataires, on trouve aussi bien des élèves que des enseignants ou des parents. Dans les témoignages chacun explique ses raisons pour demander le report de la rentrée. « J’ai passé un super été avec ma fille, je ne veux pas que ça se termine » explique le père d’une élève de maternelle. « Je n’ai rien de prêt, il me faut au moins 15 jours pour m’organiser » demande une enseignante remplaçante nommée pour la première fois en lycée. Sans trop y croire « Lolo » qui se présente comme élève de terminale ES demande à la ministre de « supprimer définitivement la rentrée ». Alice qui doit entrer en CM2 utilise l’argument météorologique. « Il a plu toutes les vacances et maintenant qu’il fait beau on doit rentrer. Ce n’est pas possible ! ». Un telle mobilisation montre que la revendication n’est peut-être pas aussi fantaisiste qu’en en a l’air.

 La rentrée des professeurs est programmée pour lundi matin. Pour l’heure, rien n’indique que la ministre de l’Education puisse donner satisfaction aux signataires de la pétition.

Mise à niveau : franc succès pour le stage de préparation à l’entrée en maternelle

Crayons_3Les organisateurs ont dû refuser du monde. La trentaine de places offertes pour le stage de préparation à l’entrée en maternelle ont trouvé preneur en quelques heures.

 « On savait qu’il y avait de la demande mais on ne s’attendait pas à un tel succès » déclare G de Lambition le directeur du centre scolaire privé. Dès l’ouverture des inscriptions des dizaines de demandes ont afflué venant de toute la capitale. Premier arrivé, premier servi, aucune dérogation n’a été accordée.

 Le programme du stage est ambitieux. Calé sur celui de l’Education nationale, il prévoit de réaliser l’ensemble des objectifs de la petite section de maternelle. « Si les enfants savent déjà tout avant de commencer l’année, ils sont sûrs de réussir tout ce qu’on leur demandera » explique le responsable pédagogique du projet.

« Nous avons acheté un studio juste à coté de l’école Polytechnique »

 Parmi les heureux parents qui ont pu inscrire leur enfants, les motivations sont diverses. « Je tiens absolument à ce que ma fille soit en tête de classe » déclare la mère de la petite Helyte « je compte beaucoup sur ce stage pour lui donner de l’avance dès le début ». Pour ce père de famille, c’est une vision à plus long terme. « Nous avons acheté un studio juste à coté de l’école Polytechnique, ce serait du gâchis que mon fils n’y entre pas ».

 A l’ouverture du stage, M. de Lambition tient à justifier sa démarche. « Certains élèves réussissent très bien, d’autres moins. C’est bien la preuve qu’il y a des choses qui font la différence. » Peut-être de quoi accepter une semaine de vacances en moins.

Fournitures scolaires : violentes échauffourées autour du dernier cahier 24×32 du supermarché

Scène d’émeute dans un petit supermarché des environs de Toulouse. Une douzaine de parents d’élèves se sont battus pour obtenir le dernier cahier 24×32 à petits carreaux disponible.

« On a vu deux personnes s’arracher le cahier des mains puis d’autres clients se sont joints à la mêlée »  témoigne le responsable de la boucherie qui fait face au rayon papeterie. Il faut plus de dix minutes aux responsables de la sécurité pour parvenir à séparer et à maitriser l’ensemble des protagonistes.

A l’origine de l’affrontement, un cahier au format 24×32 cm sans spirales avec un quadrillage en 5×5. Le fascicule, relativement peu courant, figure sur la liste demandé par le professeur de mathématiques des 6e et 4e du collège voisin.

« Tous les ans on a le même problème »

Même si de tels débordements restent rares, de nombreux observateurs ne sont pas surpris par le phénomène. « Tous les ans on a le même problème » se désole le directeur du magasin « les listes de fournitures scolaires sont ultra-précises et il manque toujours quelque chose dans les stocks.» A l’association de parents d’élèves, on explique que les achats de rentrée sont toujours un moment délicat « L’année dernière, je me suis trompé de carreaux pour le cahier de français, mon fils a essayé de m’égorger avec un tube de colle » raconte la mère d’un garçon de 13 ans.

Face à cette crise, chacun se renvoie la balle. L’Education nationale et les commerçants sont pout l’instant incapables de trouver un terrain d’entente. Dans l’urgence, le gouvernement envisage procéder à des réquisitions pour assurer l’approvisionnement des établissements scolaires