Langue Française : Blanquer annonce des sanctions pour les profs qui disent « chocolatine »

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À n’en pas douter,  Jean-Michel Blanquer est un amoureux de la langue Française. Ce matin, le ministre a annoncé des sanctions envers les professeurs qui utilisent le mot « chocolatine » pour parler d’un pain au chocolat.

« Il y a une seule langue française, une seule viennoiserie, une seule République.» C’est par ce tweet que le ministre de l’Education nationale a tranché le débat qui divise les français depuis des décennies. Vu de la rue de Grenelle, il n’existe pas plusieurs façons de désigner la pâte feuilletée enroulée autour d’une barre de chocolat, il en existe une bonne et une mauvaise. Et la mauvaise doit être sanctionnée.

Situation grave dans le Sud-Ouest

Il est encore trop tôt pour dire quelle sera l’ampleur de la répression mais les spécialistes s’accordent à dire que c’est dans le Sud-Ouest de la France que la situation est la plus grave. Des poches de contaminations auraient également été identifiées dans les académies de Créteil et Versailles mais, dans ces cas, une simple mutation des personnels concernés pourrait suffire à résoudre le problème.

Les consignes écrites vont être transmises aux inspecteurs pédagogiques dans les semaines qui viennent. Le ministère a d’ores et déjà inscrit la lutte contre la chocolatine au rang de ses priorités pour 2018.

 

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Toulouse : Un devoir attribué à Kévin découvert par hasard dans un grenier

CaravageLa rumeur de l’existence d’un « devoir perdu » de Kévin circulait depuis de nombreuses années dans les établissements de l’académie. La découverte, dans un grenier toulousain, d’une copie attribuée au lycéen vient lui apporter une solide confirmation.

C’est en voulant faire du tri dans ses papiers que G. Trouvet, le propriétaire du grenier, a fait la fabuleuse découverte. « Dans le tas, il y avait principalement des pubs et quelques vieux journaux, j’ai tout de suite remarqué la feuille qui n’avait rien à faire là » a-t-il témoigné auprès de nos confrères de France Bleu Toulouse. L’heureux propriétaire de l’œuvre admet toutefois n’avoir « aucune idée » de la raison pour laquelle elle s’est retrouvée dans ses affaires.

Une valeur estimée entre 13 et 16 sur 20

La copie, rédigée à l’encre bleue d’une écriture maladroite, correspondrait à un devoir de Français de niveau  5e ou 4e. La copie double petit format grands carreaux aurait passé plus de 4 années dans le grenier avant de refaire surface. A l’heure actuelle son authenticité ne fait pratiquement plus de doute.  Selon les estimations des experts, le travail pourrait avoir une valeur de 13 à 16 sur 20. Il s’agirait alors de l’un des meilleurs devoirs réalisés par Kévin à cette période de sa vie.

Contacté par les autorités, Kévin s’est déclaré « très heureux » que son travail ait été retrouvé. Il espère que cette redécouverte conduira son professeur de l’époque à revenir sur sa décision de lui attribuer un 0 pour « travail non fait ».

Orthographe : Un accent circonflexe témoigne « dans la vie, il y a des hauts et des bas »

circonflexCuriosité médiatique, la réforme de l’orthographe approuvée par l’Académie française en 1990 vient subitement de refaire parler d’elle. Sur les réseaux sociaux, amusement et indignation dominent pour commenter cette « vraie fausse » nouveauté. En exclusivité, EdukActus vous révèle le point de vue de l’un des principaux concernés : l’accent circonflexe. Interview.

EdukActus : Accent circonflexe, Bonjour. On vous connait mal, pouvez-vous vous présenter ?

Accent circonflexe : Je suis l’un des trois accents qui existent en français. On m’utilise pour préciser la prononciation d’une lettre, pour distinguer un mot d’un autre ou tout simplement pour marquer la présence d’une lettre qui a disparu d’un mot. Comme je suis un peu compliqué à utiliser, je disparais souvent. Ou on me confond avec mes cousins. Ce n’est pas grave mais ce n’est pas tous les jours la fête.

Edukactus : La réforme de 1990 devait vous supprimer ?

Accent circonflexe : Par la grâce de Dieu, pas du tout ! En fait, les académiciens ont voulu recentrer mes missions sur des tâches où je suis vraiment utile. Il paraît que sur certains mots, je fais un peu tache. On dit que je suis à ma place sur « fantôme» mais nettement moins sur « fenêtre». Cela est dû au fait que dans ces cas là, plus rien ne justifie ma présence.  Même si je suis mû par une solide culture linguistique, il y a des fois où je ne sais plus trop où donner de la tête.

EdukActus : Sur le fond, qu’en pensez-vous ?

Accent circonflexe : Je ne suis pas sûr que nous soyons mûrs pour cette évolution. Dans la vie, il y a des hauts et des bas. Nous sommes peut être au pic d’une crise aigüe. Ce n’est pas pour autant que je vais me faire porter pâle. La bête n’est pas morte !

 

Enquête : Oui, les profs de français et philo peuvent porter des tongs

tongs1 Une enquête réalisée par une équipe australienne vient apporter une réponse étayée à une épineuse question qui hante peut-être vos vacances. D’après ses conclusions, les professeurs de français et de philosophie peuvent parfaitement porter des tongs.

« Techniquement il n’y aucun obstacle » affirme sans ambiguïté L. Enporte, l’une des scientifiques à l’origine de l’étude « Pour porter des tongs, il faut simplement avoir des pieds dotés d’un gros orteil ». Les statistiques rassemblées par les chercheurs montrent que plus de 99,1% des professeurs de français et de philosophie répondent à cette description. En revanche, une expérimentation plus poussée a mis en évidence la difficulté à concilier le port des tongs avec celui des chaussettes.

« Idéal du bon goût incarné par les professeurs de français  »

Tongs2Alors, les profs de français et philo, des tongistes comme les autres ? Pas tout à fait pour A. Nalise, la sociologue de l’équipe. « La tong ne correspond pas forcement à l’idéal de culture et de bon goût incarné par les professeurs de français et de philosophie. » Le contexte peut également avoir son importance. « Sur la plage ou dans l’intimité, il y a des chances que ça passe, en revanche, dans un lycée devant des élèves, c’est sans doute plus difficile. » Une nuance qui expliquerait la croyance très répandue selon laquelle les professeurs de français ne portent jamais de tongs.

Forts des résultats de l’étude, les chercheurs vont adresser leurs recommandations aux associations de professeurs de français et de philosophie. Après quelques vacances bien méritées, l’équipe devrait reprendre du service pour se pencher sur un autre dossier délicat : le port du short hawaïen par les inspecteurs de l’éducation nationale.

Arnaque : le prof trafiquait les pendules pour rallonger ses heures de cours

Le système démantelé par le SRPJ de Lyon fonctionnait depuis plusieurs mois. Un professeur de français trafiquait les pendules de son lycée pour rallonger ses heures de cours.

C’est un dispositif très complexe qui a été découvert après une enquête minutieuse des services de police. Toutes les semaines ou presque, M. Henrtar manipulait les horloges de ses salles de cours pour les ralentir. Il grappillait ainsi de précieuses minutes de classe. Le préjudice, qui concernerait au moins une centaine d’élèves, est estimé à près de 50 heures sur l’année.

Les heures pouvaient durer jusqu’à 75 minutes

Pour sa défense, l’enseignant raconte ce qui ressemble à une descente aux enfers. « J’ai commencé par retenir les élèves quelques instants après les sonneries » a-t-il expliqué à la sortie de son audition « mais ça ne suffisait jamais ». Sous la pression du programme à boucler, M. Henrtar va de plus en plus loin. « Et puis un jour j’ai trouvé le moyen de trafiquer les horloges, ça a été comme une libération ! ». Bien (dé)reglées, les heures pouvaient durer jusqu’à 75 minutes. De quoi traiter correctement la totalité du programme.

D’après son avocat, le professeur n’a agi que par conscience professionnelle. « Mon client ne supporte pas l’idée de laisser ses élèves sans avoir terminé son travail ». La défense envisage de demander la relaxe en plaidant la thèse de la légitime défense. Inadmissible pour les deux classes qui se sont déjà constituées parties civiles. « Ce n’est rien d’autre que du vol » considère Me Loraire, l’avocat de la 1ere ES2.

Le procès devrait se tenir au mois de septembre, juste après la rentrée. D’ici là, le temps risque de sembler bien long.

NabillaGate : Un prof de français avoue avoir dit « non mais allo quoi » devant ses élèves

Nabilla_Benattia_in_South_BeachC’est l’affaire dans l’affaire. L’incarcération de l’ex-ange de la téléréalité va permettre de clore un autre dossier, celui de M. Padcheveu. Ce professeur de français est suspecté d’avoir utilisé l’expression « non mais allo quoi » en présence des élèves.

Les premières accusations remontent au mois d’avril 2013, très peu de temps après la diffusion de la célèbre phrase de Nabilla Benattia. D’après la rumeur, M. Padcheveu aurait été surpris à dire « non mais allo quoi » devant ses classes. A l’époque, une enquête administrative avait été ouverte mais les choses en étaient restées là faute de preuve matérielle. Ce matin, l’enseignant vient de passer aux aveux.

Il reconnait une dizaine d’occurrences de la citation

La pression des images qui tournent en boucle sur les chaines d’infos a été la plus forte. M. Padcheveu craque. Dans un mail envoyé à l’ensemble de ses collègues, le professeur de français livre une confession complète et circonstanciée. « Oui, j’ai utilisé cette expression » admet l’enseignant « la première fois, c’était avec les 2nde 8, je voulais faire « djeun’s » et créer une connivence avec eux. Ça a fonctionné ». Grisé par le succès, il se laisse emporter. Au total, il reconnait une dizaine d’occurrences de la citation devant quatre classes différentes. « Avec certains, c’était même devenu un jeu » ajoute t-il. « Je ne mesurais pas la portée de mes propos. Aujourd’hui je les regrette.»

Le Proviseur du lycée a immédiatement saisi les autorités pour donner suite à ces révélations. « C’est un acte grave, nous allons prendre des mesures » explique le chef d’établissement « L’important, c’est d’abord de protéger les jeunes. ». A titre provisoire, M. Padcheveu pourrait être autorisé à poursuivre les cours. Mais pour éviter toute récidive, le Proviseur lui demande d’éviter de parler.

Question de genre : Un professeur de lettres oblige les filles à écrire à l’encre bleue

275px-Pen.svgNoyée dans le flot des indications de rentrée, la consigne – d’apparence anodine – aurait pu passer inaperçue. Un professeur de lettres d’un collège du Pas-de-Calais impose à tous ses élèves, garçons et filles, l’usage de l’encre bleue. Un choix qui fait réagir certains parents d’élèves.

« Il nous a dit qu’il fallait rentre nos devoirs sur des copies doubles à grands carreaux » raconte Anaïs, élève de 3e. « Après, il a précisé qu’il fallait que ce soit écrit en bleu avec les titres soulignés en rouge. » Il n’en fallait pas plus pour provoquer la colère de quelques parents. Alertés par SMS, ils sont une dizaine à assaillir l’établissement de mails et de coups de téléphone. Pour eux, la consigne de l’enseignant est une nouvelle manifestation de la « théorie du genre ».

 « Obliger les filles à écrire en bleu c’est contre-nature »

« Obliger les filles à écrire en bleu, c’est contre-nature » explique Mme Dujendeur, mère d’une élève de 5e. « Ce professeur veut faire croire aux enfants que les filles et les garçons c’est la même chose ! » Un collectif « anti-genre » a déjà mis en ligne une pétition pour que les filles rendent des copies écrites à l’encre rose. Ils considèrent que l’obligation d’écrire en bleu est une opération de « manipulation  » organisée par l’Education nationale.

En salle des profs, on a du mal à comprendre l’attaque. « Je dis la même chose tous les ans et ça n’a jamais gêné personne » déclare l’enseignant concerné. « Je ne fais pas de différence entre les filles et les garçons » confirme une professeure de SVT « mais moi je demande qu’ils soulignent en vert ! ».

La direction du collège indique ne pas souhaiter donner suite à la demande des parents. Pour essayer de mettre fin à la polémique, un message va être collé dans le carnet de correspondance des élèves. Avec une phrase à souligner en rouge.