Jean-Michel Blanquer l’assure : le Coronavirus respectera les zones de vacances

Coronavirus_zonesUne fois de plus, le ministre de l’Education nationale s’est voulu rassurant. Interrogé par une matinale radio, Jean-Michel Blanquer a garanti que le coronavirus respecterait les zones de vacances des écoliers.

Cette semaine, l’Éducation nationale a publié des « recommandations » pour que les élèves revenant de Chine, de Hongkong, de Macao, de Singapour, de Corée du Sud, et de certaines régions d’Italie restent chez eux. Problème, les deux tiers de la France sont en vacances et les écoles auront le plus grand mal à informer les familles. Le scénario d’une journée entière pendant laquelle les arrivants pourraient contaminer leurs camarades est dans tous les esprits.

La situation est parfaitement sous contrôle.

Sur ce point, le ministre a assuré que la situation était parfaitement sous contrôle. « Il n’y a aucun raison de s’inquiéter. Le coronavirus a été informé des vacances scolaires et il en tiendra compte». A-t-il tenu à préciser.  Si l’on en croit Jean-Michel Blanquer, aucune contamination d’élève ne devrait être signalée dans les académies pendant toute la durée des vacances scolaires.

Réforme du Bac : Devant la contestation, Blanquer prêt à modifier la signification du sigle « E3C »

Lycée_Vaucanson_ToursLes nouvelles épreuves communes de contrôle continu (E3C) du baccalauréat sont sous le feu des critiques aussi bien des enseignants que des élèves ou des chefs d’établissement. Devant la contestation, Jean-Michel Blanquer s’est dit prêt à faire un pas : modifier la signification du sigle E3C.

Au cours d’un déplacement, le ministre a reconnu qu’il pouvait y avoir des « incompréhensions » sur le sens du sigle E3C «  Dans 99% des cas, tout le monde est d’accord, mais si des doutes persistent, il faut les lever » a admis Jean-Michel Blanquer. « Ce qu’il faut, c’est prendre en compte l’intérêt des élèvesS’il faut faire évoluer les choses, pour que ce soit plus clair nous le ferons

« Épreuves » remplacé par « examen »

En guide se signe d’apaisement, le ministre a donc mis une proposition sur la table : trouver une nouvelle traduction du sigle E3C. « Nous allons voir s’il faut garder un mot, deux, ou peut-être trois » a détaillé Jean-Michel Blanquer. « Épreuves » pourrait par exemple être remplacé par « examen ». La partie « contrôle continu » est plus délicate à toucher mais le « commune » pourrait sans grande difficulté trouver un substitut.

Le comité de suivi de la réforme va être saisi de la question dans les jours qui viennent. Le conseil scientifique de l’éducation nationale aura également son mot à dire. Il devra notamment apporter un éclairage sur l’apport des neurosciences dans la compréhension du sigle E3C.

Réformes à l’école : D’après Blanquer, « au moins 148% des profs » sont d’accord avec lui

800px-Jean-Michel_Blanquer_2018-04-06_lancement_stratégie_autisme_2018-2022_(2)Et si les grèves et les manifestations qui secouent l’école depuis plusieurs mois n’étaient le fait qu’une infirme minorité des enseignants ? C’est ce que pense le ministre de l’Education nationale. Au cours de son interview quotidienne, Jean-Michel Blanquer a assuré qu’au moins 148% des professeurs étaient d’accord avec lui.

Le ministre de l’éducation nationale se pose en porte-parole de la « majorité silencieuse qui ne dit rien mais souhaite qu’on l’entende ». Le locataire de le rue de Grenelle s’appuie sur l’expertise des neuroscientifiques qui l’entourent pour affirmer que ceux qui s’opposent à sa politique partagent ses objectifs mais souffrent de « dissonance cognitive ». En additionnant les chiffres de ceux qui le soutiennent formellement, des indécis sur divers sujets et de ceux qui le contestent sans savoir qu’ils sont d’accord avec lui, il arrive à la conclusion que plus de la totalité du corps enseignant est en phase avec son ministre.

Dry January : Ces profs qui s’engagent à ne corriger aucune copie pendant un mois

1024px-Homework_-_vector_mathsEt si on profitait du mois de janvier pour se remettre des excès des fêtes ? En France, de plus en plus d’enseignants relèvent le défi et s’engagent à ne corriger aucune copie pendant un mois.

« Généralement, pendant les fêtes on n’est pas très raisonnable » témoigne Alice, professeur de français à Toulouse « On fait tous pareil : des interros juste avant les vacances en se disant qu’on aura du temps pour les corriger. Résultat, pendant les fêtes, c’est l’overdose. ». Le principe du Dry January est de faire une pause, de permettre à l’organisme de se reposer pour bien commencer la nouvelle année.

« Le plus compliqué est de résister à la pression sociale »

Pour les spécialistes, les bénéfices du mois sans copies sont évidents. Réduction de la fatigue et du stress, amélioration du sommeil, autant de raisons de se laisser convaincre. « Le plus compliqué est de résister à la pression sociale » reconnait Alice. La jeune femme va tenter l’expérience pour la première fois et se promet de la renouveler si elle est convaincue.

Pour la motivation, Alice devra se débrouiller seule. Une campagne officielle en faveur du Dry January avait été préparée mais elle a été annulée in extremis par le gouvernement.

Prof et philatéliste : choqués, des parents d’élèves écrivent au rectorat

 

philatelie.jpgErwan est un professeur de français sans histoire dans un petit collège du Maine-et-Loire. Le week-end, il anime le club philatélique du département. Choqués par cette « double vie », des parents d’élèves ont décidé de porter l’affaire devant le rectorat.

Dans un courrier adressé cette semaine à l’académie, les parents d’élèves estiment que « la philatélie n’est pas compatible avec l’image qu’on se fait d’un professeur ». Un point les inquiète particulièrement : que les enfants imaginent leur professeur en train de lécher les timbres. Une image « dégradante » qui, d’après eux, risque de nuire au travail des élèves. Ils accusent également l’enseignant d’avoir cherché à « embrigader des jeunes » en organisant des « rencontres philatéliques » dans le cadre de l’établissement.

« Lui faire des histoires pour ça, c’est complètement timbré ! ».

Au collège, la plupart des élèves prennent fait et cause pour leur professeur. Ils le décrivent comme patient, méticuleux et doté d’une grande culture. « On sait tous qu’il aime les timbres, il en montre souvent en classe » témoigne Hugo en 4eme C « mais lui faire des histoires pour ça, c’est complètement timbré ! ». Un avis très largement partagé par ses collègues et amis.

Le rectorat et le club philatélique du Maine-et-Loire se refusent pour l’instant à tout commentaire. Erwan, quant à lui, est un peu sur les dents.

Retraites : le « clic » des stylos reconnu comme motif de pénibilité pour les profs

stylo_clic.jpgLe gouvernement avait promis des compensations pour que les enseignants ne soient pas les grands perdants de la Réforme des retraites.  Au cours d’un rencontre avec des professionnels, Jean-Paul Delevoye a dévoilé une première piste : reconnaître le « clic » des stylos comme motif de pénibilité.

La pénibilité au travail est définie par l’exposition à des facteurs de risques liés, par exemple à un environnement agressif. D’après le haut-commissaire aux retraites, les petits bruits répétitifs que les enseignants doivent supporter à longueur de journée entrent parfaitement dans ce cadre. En conséquence, Jean-Paul Delevoye propose d’en faire un motif de  bonifications spécifiques dans le cadre du futur système de retraite.

Stylos « quatre couleurs » pris en compte d’une façon ou d’une autre.

Les points supplémentaires accordés au titre des « clics » seraient proportionnels à l’exposition au risque. Les professeurs qui exercent en maternelle avec des enfants qui ne savent pas écrire auraient une bonification minimale alors que ceux des classes de collège et lycée, très concernés, bénéficieraient du taux le plus élevé. « Sur le détail tout est encore ouvert » a tenu à préciser le haut-commissaire. Les stylos « quatre couleurs », par exemple, pourraient être pris en compte d’une façon ou d’une autre.

A partir de l’année prochaine, les programmes scolaires seront révisés tous les six mois

biblio« Il faut aider les professeurs à tenir compte des dernières avancées de la science ! » C’est pour répondre à cet impératif qu’à partir de l’année prochaine, les programmes scolaires seront révisés tous les six mois.

La décision a été officiellement annoncée par Jean-Michel Blanquer au cours d’une conférence de presse. « Jusqu’à présent, les professeurs n’avaient aucune visibilité sur la durée de vie des programmes » explique le ministre de l’Éducation nationale « dans certains cas, ils pouvaient faire tout un travail sans savoir dans combien de temps ils devraient recommencer ». Désormais les enseignants sauront à quoi s’en tenir.

« Rythme le plus adapté à vie pédagogique »

Les nouveaux programmes pour tous les niveaux seront publiés à date fixe, le 1er septembre et le 1er mars de chaque mois. « C’est le rythme qui nous a semblé le plus adapté à vie pédagogique » a précisé Jean-Michel Blanquer. Toutefois, pour le lycée, les révisions seront calées sur les nouvelles épreuves de contrôle continu. « Nous nous assurerons que les élèves disposent bien des derniers programmes pour passer leurs épreuves » a–il tenu à rassurer.

Les premiers programmes « révisés » devraient être publiés en septembre 2020. Les projets seront mis en consultation six mois avant pour laisser le temps à tout le monde de se les approprier.