Dry January : Ces profs qui s’engagent à ne corriger aucune copie pendant un mois

1024px-Homework_-_vector_mathsEt si on profitait du mois de janvier pour se remettre des excès des fêtes ? En France, de plus en plus d’enseignants relèvent le défi et s’engagent à ne corriger aucune copie pendant un mois.

« Généralement, pendant les fêtes on n’est pas très raisonnable » témoigne Alice, professeur de français à Toulouse « On fait tous pareil : des interros juste avant les vacances en se disant qu’on aura du temps pour les corriger. Résultat, pendant les fêtes, c’est l’overdose. ». Le principe du Dry January est de faire une pause, de permettre à l’organisme de se reposer pour bien commencer la nouvelle année.

« Le plus compliqué est de résister à la pression sociale »

Pour les spécialistes, les bénéfices du mois sans copies sont évidents. Réduction de la fatigue et du stress, amélioration du sommeil, autant de raisons de se laisser convaincre. « Le plus compliqué est de résister à la pression sociale » reconnait Alice. La jeune femme va tenter l’expérience pour la première fois et se promet de la renouveler si elle est convaincue.

Pour la motivation, Alice devra se débrouiller seule. Une campagne officielle en faveur du Dry January avait été préparée mais elle a été annulée in extremis par le gouvernement.

Prof et philatéliste : choqués, des parents d’élèves écrivent au rectorat

 

philatelie.jpgErwan est un professeur de français sans histoire dans un petit collège du Maine-et-Loire. Le week-end, il anime le club philatélique du département. Choqués par cette « double vie », des parents d’élèves ont décidé de porter l’affaire devant le rectorat.

Dans un courrier adressé cette semaine à l’académie, les parents d’élèves estiment que « la philatélie n’est pas compatible avec l’image qu’on se fait d’un professeur ». Un point les inquiète particulièrement : que les enfants imaginent leur professeur en train de lécher les timbres. Une image « dégradante » qui, d’après eux, risque de nuire au travail des élèves. Ils accusent également l’enseignant d’avoir cherché à « embrigader des jeunes » en organisant des « rencontres philatéliques » dans le cadre de l’établissement.

« Lui faire des histoires pour ça, c’est complètement timbré ! ».

Au collège, la plupart des élèves prennent fait et cause pour leur professeur. Ils le décrivent comme patient, méticuleux et doté d’une grande culture. « On sait tous qu’il aime les timbres, il en montre souvent en classe » témoigne Hugo en 4eme C « mais lui faire des histoires pour ça, c’est complètement timbré ! ». Un avis très largement partagé par ses collègues et amis.

Le rectorat et le club philatélique du Maine-et-Loire se refusent pour l’instant à tout commentaire. Erwan, quant à lui, est un peu sur les dents.

Retraites : le « clic » des stylos reconnu comme motif de pénibilité pour les profs

stylo_clic.jpgLe gouvernement avait promis des compensations pour que les enseignants ne soient pas les grands perdants de la Réforme des retraites.  Au cours d’un rencontre avec des professionnels, Jean-Paul Delevoye a dévoilé une première piste : reconnaître le « clic » des stylos comme motif de pénibilité.

La pénibilité au travail est définie par l’exposition à des facteurs de risques liés, par exemple à un environnement agressif. D’après le haut-commissaire aux retraites, les petits bruits répétitifs que les enseignants doivent supporter à longueur de journée entrent parfaitement dans ce cadre. En conséquence, Jean-Paul Delevoye propose d’en faire un motif de  bonifications spécifiques dans le cadre du futur système de retraite.

Stylos « quatre couleurs » pris en compte d’une façon ou d’une autre.

Les points supplémentaires accordés au titre des « clics » seraient proportionnels à l’exposition au risque. Les professeurs qui exercent en maternelle avec des enfants qui ne savent pas écrire auraient une bonification minimale alors que ceux des classes de collège et lycée, très concernés, bénéficieraient du taux le plus élevé. « Sur le détail tout est encore ouvert » a tenu à préciser le haut-commissaire. Les stylos « quatre couleurs », par exemple, pourraient être pris en compte d’une façon ou d’une autre.

A partir de l’année prochaine, les programmes scolaires seront révisés tous les six mois

biblio« Il faut aider les professeurs à tenir compte des dernières avancées de la science ! » C’est pour répondre à cet impératif qu’à partir de l’année prochaine, les programmes scolaires seront révisés tous les six mois.

La décision a été officiellement annoncée par Jean-Michel Blanquer au cours d’une conférence de presse. « Jusqu’à présent, les professeurs n’avaient aucune visibilité sur la durée de vie des programmes » explique le ministre de l’Éducation nationale « dans certains cas, ils pouvaient faire tout un travail sans savoir dans combien de temps ils devraient recommencer ». Désormais les enseignants sauront à quoi s’en tenir.

« Rythme le plus adapté à vie pédagogique »

Les nouveaux programmes pour tous les niveaux seront publiés à date fixe, le 1er septembre et le 1er mars de chaque mois. « C’est le rythme qui nous a semblé le plus adapté à vie pédagogique » a précisé Jean-Michel Blanquer. Toutefois, pour le lycée, les révisions seront calées sur les nouvelles épreuves de contrôle continu. « Nous nous assurerons que les élèves disposent bien des derniers programmes pour passer leurs épreuves » a–il tenu à rassurer.

Les premiers programmes « révisés » devraient être publiés en septembre 2020. Les projets seront mis en consultation six mois avant pour laisser le temps à tout le monde de se les approprier.

Revalorisation : Blanquer lance une cagnotte leetchi pour financer les retraites des profs

cagnotteEuros.jpgCela fait longtemps que Jean-Michel Blanquer reconnait un « problème » avec la rémunération des enseignants. Avec la réforme des retraites, il doit passer à l’action. Le ministre de l’éducation nationale lance cette semaine une cagnotte leetchi destinée à financer les retraites des enseignants.

L’annonce se veut une réponse pragmatique aux inquiétudes sur la baisse du montant des retraites des professeurs. « Ce mode de financement novateur doit permettre de répondre enfin à un problème identifié depuis longtemps » s’enthousiasme Jean-Michel Blanquer. Le ministre y voit aussi le moyen de renouer le lien entre les enseignants et le reste de la population. « Les français pourront exprimer très concrètement leur gratitude envers leurs professeurs et ceux de leurs enfant. »

 « Les français pourront exprimer leur gratitude envers les professeurs »

Pour assurer le succès de l’opération, le ministre compte sur l’implication des principaux intéressés. «Les enseignants sont très souvent au contact des familles, il y a des milliers d’occasions de faire connaitre la cagnotte et d’inciter à participer » insiste t-il. Kermesses, sorties, remises de bulletins, tout sera bon pour rappeler la possibilité de contribuer au financement des retraites.

Le système de répartition des sommes récoltées n’a pas encore été fixé. Deux hypothèses sont pour l‘instant à l’étude : soit un versement direct aux retraités soit un complément de salaire aux actifs donnant lieu à un gain de points supplémentaires pour la retraite.

Halloween : Déguisés en Eric Zemmour, ils sèment la terreur dans toute la ville

Pour eux, le soir d’Halloween aura tourné à l’arroseur arrosé. A Bordeaux, des dizaines d’enfants grimés en sorcières, macchabés et autres zombies ont été terrorisés par une bande jeunes gens déguisés en Eric Zemmour.

Ce sont les parents de jeunes enfants, rentrés en larmes de leur récolte de friandises, qui ont donné l’alerte. « Nous avons reçu près d’une dizaine d’appels en une heure » témoigne le commissaire Derien. Dans un premier temps, la police craint une attaque de « clowns agressifs ». Une équipe est immédiatement envoyée sur place et n’a aucun mal à localiser les quatre garçons.

« On se disait bien que 4 Zemmour ça risquait de faire peur »

Les intéressés sont les premiers surpris de l’effet de leurs costumes. « On voulait juste renouveler un peu le genre » explique Thomas, 17 ans. « On se disait bien que 4 Zemmour d’un coup ça risquait de faire peur, mais pas à ce point » ajoute Eloi, encore impressionné par la mobilisation autour de ses amis.

A l’arrivée, plus de peur de mal. La plupart des enfants ont pu reprendre leur tournée mais certains restent profondément choqués. Le petit Jean-François craint désormais qu’Eric Zemmour ne soit caché sous son lit. Des parents en appellent maintenant aux pouvoirs publics pour interdire les déguisements les plus effrayants. Une requête d’autant plus pressante que l’affaire de Bordeaux n’est peut-être pas isolée. Au moins un autre Eric Zemmour aurait été repéré dans les rues de Paris.

Géographie : le ministère serait parvenu à localiser la Seine-Saint-Denis

L’annonce d’un plan de mesures en faveur de la Seine-Saint-Denis a bien failli tomber dans un trou noir. Jusqu’à une date récente le ministère de l’Education nationale était incapable de localiser le département. Explications. « On en avait tous entendu parler » raconte Bernard Céhou responsable des déplacements ministériels « mais personne n’arrivait de le situer avec précision ». Les rumeurs les plus folle circulait sur cette « terra incognita ». Certains prétendaient qu’elle était habitée par des peuplades hostiles. D’autres imaginaient que les circulaires du ministère n’y arrivaient jamais. Les fonctionnaires qui y étaient envoyés en mission préféraient souvent repartir en province sans rien évoquer de ce qu’ils avaient vu.

« Des éclaireurs ont été envoyés jusqu’au bout de la ligne 7 »

Pour éviter le « flop », Jean-Michel Blanquer a voulu éclaircir le mystère. Le ministre a chargé une équipe de cadres du système éducatif d’aller explorer la banlieue Nord-Est. « L’expédition a été préparée pendant plus d’un mois » explique le recteur Deloin « Des éclaireurs ont été envoyés jusqu’au bout de la ligne 7 et même sur le RER ». Au moment ou la NASA prépare une expédition sur Mars, les représentants du ministère découvrent la Seine-Saint-Denis. « Il faudra encore du temps pour analyser toutes les informations recueillies » précise M. Lointain. Toutefois, d’après les premiers éléments, il y aurait des élèves et des enseignants en Seine-Saint-Denis. Peut-être de quoi expliquer les annonces du premier ministre.