Une étude confirme que commencer les cours plus tard permet de se lever moins tôt

budzik_._alarm_clockUne étude publiée cette semaine vient conforter la position de ceux qui, à l’instar de Valérie Pécresse, plaident pour retarder les débuts des cours dans les établissements scolaire. Les résultats indiquent que commencer la journée de classe plus tard permet de se lever moins tôt

Les équipes du Dr Khros-Obios de l’Université de Dortard aux Etats-Unis ont étudié les horaires de cours et de sommeil de plus de 800 adolescents, garçons et filles de 12 à 18 ans. Les conclusions de l’étude sont sans ambiguïté : ceux qui commencent régulièrement plus tard sont ceux qui se lèvent le moins tôt. « Le taux de corrélation est de l’ordre de 85 % » analyse le spécialiste qui constate toutefois un « plafond » lorsque les cours commencent après 11h du matin.

Autres facteurs  « neutralisés »

Les résultats les plus spectaculaires sont obtenus sur le contre-test. « Dans 97 % des cas, les élèves qui commencent les premiers se lèvent avant ceux qui commence plus tard » analyse le Dr Khros-Obios. Pour les besoins de l’étude randomisée, la totalité des autres facteurs ont été « neutralisés » ce qui permet de d’établir un « lien mécanique » entre heure de cours et heure de levé et d’établir une liste de préconisations visant à optimiser le réglage des réveils des adolescents.

En définitive, le principal enseignement de l’enquête tient en une formule. Pour un adolescents, l’heure idéale pour se réveiller le matin est celle qui lui permet de se lever, de se préparer et d’arriver à l‘heure en cours.

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Après les « gilets jaunes » et les « stylos rouges », les « copies blanches » des élèves mécontents

640px-College_Math_Papers.jpgAprès les « gilets jaunes » des ronds-points et les « stylos rouges » des professeurs, c’est au tour des élèves de se trouver un signe de ralliement. Le mouvement des « copies blanches » entend réunir les enfants en colère et exprimer leur mécontentement.

Fondé sur les réseaux sociaux, le mouvement s’inspire explicitement des mobilisations des adultes. « Les gens ne sont pas contents, même les profs s’y mettent alors pourquoi pas nous ? » s’interroge Anaïs qui a déjà rassemblé plus de 10 élèves de la classe dans le groupe snapchat « les copies blanches de 5e D ». Le point de départ semble être un devoir de mathématiques programmé pour la rentrée mais les revendications se sont depuis élargies à de très nombreuses questions.

Opposition aux stylos rouges des enseignants

Le mouvement affiche sa volonté de rassembler tous les élèves de la maternelle à l’université mais diverses plates formes circulent et les priorités divergent. Si les questions de la réforme du lycée et de ParcourSup dominent chez les plus grands, les élèves de primaire préfèrent insister sur la durée des récréations et le contenu des activités. Certains se placent très clairement dans l’opposition aux enseignants. « Avec les copies blanches, nous voulons empêcher les profs de nous corriger avec leurs stylos rouges. » témoigne Kevin, qui tente péniblement de suivre son année de terminale.

Les modalités d’action font elles aussi débat. Si la proposition de rendre des copies blanches a émergé dès le début, certains ont immédiatement pointé les risques encourus. A la recherche des formes de protestation originale, les participants proposent plutôt de rendre les copies sur des feuilles de couleur ou de rédiger leurs devoirs à l’encre sympathique.

Cherbourg : On est toujours sans nouvelles du prof qui avait réclamé une prime à Blanquer

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Après avoir écouté l’allocution du Président de la République, Stéphane a eu l’idée de demander une prime à son employeur, le ministre Jean-Michel Blanquer. Depuis, on est sans nouvelle de ce professeur âge de 34 ans.

D’après les premiers éléments de l’enquête, Stéphane aurait d’abord formulé sa requête sur les réseaux sociaux. « @jmblanquer, le Président a demandé aux entreprises d’accorder une primes aux salariés, c’est valable aussi pour les profs ? » a t-il écrit sur son compte Twitter dès lundi soir. Le lendemain, après une conversation avec ses collègues, l’enseignant décide de passer à la vitesse supérieure : il rédige un courrier adressé directement au ministre.

Depuis, plus personne ne sait ce qu’il est advenu de lui. Ni ses proches ni ses collègues ne disposent de la moindre information. Un signalement pour disparition inquiétante a bien été effectué auprès de la gendarmerie mais il reste pour l’instant sans résultat. Le rectorat de Caen, dont dépend l’enseignant, affirme n’avoir connaissance d’aucune anomalie le concernant.

Les rumeurs les plus folles circulent parmi ses collègues. Certains vont jusqu’à imaginer que Stéphane ne fera sa réapparition que lorsque Jean-Michel Blanquer aura confirmé le versement d’une prime aux personnels de l’Éducation nationale.

École de la confiance : Avec la Loi Blanquer, les profs devront afficher le portrait du ministre dans les classes

jean-michel-blanquer-le-ministre-de-l-education-nationale_article_large.jpgLe projet de loi « pour une école de la confiance » a été présenté en conseil des ministres. Le premier article porte sur « l’engagement de la communauté éducative » prévoit l’obligation, pour les enseignants, d’afficher le portrait du ministre dans les salles de classe.

La réforme inscrit dans l’article L. 111-3-1 du Code de l’éducation que « Par leur engagement leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation. ». Ce lien de confiance devra se manifester par l’expression du plus profond respect au principal artisan du service public : le ministre de l’Éducation nationale.

Présence de l’autorité ministérielle dans les classes

L’étude d’impact de la loi explique plus précisément la démarche. « La présence de l’autorité ministérielle dans les classes conduira les élèves à mieux respecter l’institution scolaire et ses professeurs. » De nombreuses études, en particulier en neurosciences, démontrent sans ambiguïté que travailler sous l’œil du ministre a un effet positif sur la confiance des élèves et des enseignants.

Un vademecum est en cours de rédaction pour accompagner les équipes dans l’accrochage et la valorisation des portait de Jean-Michel Blanquer. Des plantations de platanes et des chants en l’honneur du ministre pourront par exemple être organisés au moment de la rentrée scolaire.

Rémunération : Les profs bientôt autorisés à faire des heures sup’ le dimanche et après 22h

Euros.pngLa proposition est l’alliance parfaite du « travailler plus pour gagner plus » et de la disruption chère à Jean-Michel Blanquer. Pour améliorer la rémunération des enseignants, le ministre de l’éducation nationale va très prochainement les autoriser à effectuer des heures supplémentaire le dimanche et après 22h.

Le mantra « il faut mieux rémunérer les enseignants » pourrait trouver là sa première véritable traduction concrète. « Actuellement, aucun enseignant ne travaille avec ses élèves sur les horaires que nous allons ouvrir aux heures supplémentaires » explique t-on au ministère. A raison de deux heures par semaine, ce sont plus de 10 millions euros qui pourraient venir garnir les porte-monnaies des professeurs volontaires. Une véritable mine d’or qu’il s’agit maintenant d’exploiter.

Heures supplémentaires ouvertes aux professeurs des écoles

Autre avantage du dispositif : la possibilité de toucher toutes les catégories d’enseignants. « Ces heures supplémentaires seront également ouvertes aux professeurs des écoles » précise le communiqué de la rue de Grenelle. Le premier degré, habituel grand oublié des heures supplémentaires y trouverait enfin son compte. Dans le second degré, où les heures supplémentaires existent déjà, le ministère mise sur la disponibilité des enseignants pour assurer le succès de l’opération.

A titre expérimental, les premières « heures sup du dimanche » seront consacrées au dispositif « devoirs faits ». « Les enfants font souvent leurs devoirs du weekend au dernier moment, de cette façon ils pourront bénéficier de l’aide des professeurs » argumente-t-on dans l’entourage du ministre.

L’Éducation nationale lance sa boutique de goodies à l’effigie de Jean-Michel Blanquer

MugBlanquerPlus disruptif que jamais, le ministère de l’Éducation nationale a trouvé une nouvelle manière de promouvoir son action. Dès la semaine prochaine, vous pourrez faire l’acquisition de goodies à l’effigie de Jean-Michel Blanquer.

La boutique en ligne ouverte sur le site du ministère propose de nombreux objets destinés à mettre en valeur la politique éducative du gouvernement. Le traditionnel mug flanqué de la photo du ministre fait figure de passage obligé. Pour 19,50€, les aficionados pourront s’offrir le portrait officiel du ministre. Les plus admiratifs iront jusqu’à installer dans leur salon une photo grandeur nature imprimée sur toile au prix de 499,99 €.

t SHIRTAvec le T-shirt « I love  neurosciences » les professeurs afficheront leur attachement aux apports des sciences cognitives dans l’enseignement. Pour le volet culturel, l’intégrale des ouvrages de Stanislas Dehaenne, le programme des travaux du conseil scientifique de l’Éducation nationale, du conseil supérieur des programmes et du conseil des sages de la laïcité viendront compléter la panoplie.

Pour les enfants, les stylos « je réussis mes évaluations » seront un soutien précieux et le bavoir «Pour l’école de la confiance » (19,99€), les protégera dès le plus jeune age.

Bavoir confiance

Dijon  : Très content de ses vacances, il décide de « liker » ses propres photos sur Facebook

France_penestin_loscolo.jpgCette année, Lionel est très content de ses vacances. Et il veut que ça se sache. Après avoir publié ses photos sur Facebook, ce professeur des écoles de 44 ans a pris l’initiative de les liker lui-même. Une décision qui interroge.

En apparence, rien ne distingue les vacances de Lionel de celles des années précédentes. Après avoir profité de son temps libre pour bricoler un peu dans sa maison et voir quelques amis, il a passé une semaine dans une location au bord de la mer avec sa conjointe – également enseignante – et leurs deux enfants. C’est de ce séjour qu’il a ramené l’essentiel des clichés incriminés. A son retour, comme beaucoup de de ses amis et collègues, il publie une série de photographies sur Facebook qui viennent s’ajouter à celles postées « sur le vif » lorsqu’il était sur place. Organisé, il prend soin de toutes les ranger dans un album intitulé « vacances 2018 ».

Enquête administrative ouverte à la rentrée

Ce n’est que quelques jours après le retour de Lionel que plusieurs de ses amis découvrent la terrible réalité. Après les avoir publiées, l’enseignant a liké ses propres photos. « Ça se fait trop pas ! » commente immédiatement Lucie, sa nièce de 14 ans. Pour plusieurs de ses collègues, c’est « la fois de trop ». « Voir ses photos de vacances, ça passe encore mais s’il les like, ça va trop loin ! » s’étrangle Sophie, la directrice de l’école ou travaille Lionel. Une enquête administrative pourrait être ouverte à la rentrée.

Interrogé sur ses motivations, Lionel a déclaré ne pas comprendre l’émoi provoqué par son geste. Pour lui, les choses simples. Ses likes signifient qu’il a beaucoup aimé ses vacances et qu’il attend les prochaines avec impatience.