Calendrier scolaire : Trois académies décalent les vacances de Pâques au mois de juillet

calendrierScolComment sortir de l’imbroglio des vacances de Pâques et de  la semaine infernale du 7 au 11 mai ? Trois académies viennent de se prononcer pour une solution radicale : déplacer la totalité des congés de printemps au mois de Juillet.

Dans un communiqué commun, les autorités des académies de Lille, Nice et Strasbourg ont fait part de leur intention de reporter les vacances de Pâques. Initialement prévus du 21 avril au 7 mai, les congés des écoliers de ces régions seront finalement placés du 7 au 25 juillet 2018. Comme pour les académies d’Orléans-Tours, Rennes, Caen et Nantes qui ont fait un choix plus mesuré, l’objectif est d’éviter d’avoir à organiser une rentrée dans une semaine « trouée » de deux jours fériés.

Le communiqué des rectorat assure vouloir « assurer la continuité pédagogique » sur la période traditionnellement compliquée du mois de mai. Le choix du mois de juillet pour placer les congés est justifié par la volonté de « limiter les perturbations ». Une étude inter académique aurait en effet identifiée la période comme étant l’une des moins chargée pour les établissements scolaires.

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Réforme : JM Blanquer pourrait supprimer les jours fériés existants sous N. Vallaud-Belkacem

BlanquerNVB.jpgSimple détricotage ou véritable table rase, la question est posée. Après avoir annoncé la remise en cause des réformes des rythmes scolaires et du collège, le nouveau ministre de l’Education nationale pourrait supprimer tout ou partie des jours fériés existants sous Najat Vallaud-Belkacem.

A l’heure actuelle, le calendrier compte 11 jours fériés. Six correspondent à des fêtes religieuses, deux aux commémorations des guerres mondiales, s’y ajoutent le jour de l’an, le premier mai et la fête nationale.  Sous le ministère de Najat Vallaud-Belkacem, élèves comme enseignants n’ont pas pu à aller à l’école ces jours-là.  C’est sur ce point que Jean-Michel Blanquer pourrait très prochainement faire des annonces officielles.

Laisser le choix dans la date aux mairies et aux établissements

« De fait, le 14 juillet, le 15 août, Noël et le jour de l’an tombent systématiquement pendant les vacances scolaires » note G. Pacour, expert en calendrier scolaire. Leur suppression ferait figure de mesure de  simplification. Pour les professionnels de l’éducation, le problème réside surtout dans la mauvaise répartition des jours fériés et leur concentration à la fin de l’année scolaire. Pour y remédier, le ministère pourrait donner aux mairies et aux établissements la possibilité de décider à quel moment les placer.  Une décision qui aurait le mérite de leur laisser le choix dans la date.

Rien n’a encore filtré sur le calendrier choisi par JM Blanquer pour présenter ses projets. S’il se dépêche, la mesure pourrait entre en vigueur dès lundi prochain.

 

Inondations : les journées de cours perdues seront rattrapées en septembre

Inondation_02_03_02_centre_villeDans plusieurs départements, notamment le Loiret, le Loir-et-Cher et la Seine-et-Marne, les inondations ont provoqué la fermeture des établissements scolaires. Pour ne pas pénaliser les élèves, les journées de cours perdues seront rattrapées au mois de septembre.

La décision a été annoncée ce matin par un communiqué commun des rectorats d’Orléans et de Créteil. Les dates exactes du rattrapage n’ont pas encore été annoncées mais elles devraient débuter dès la semaine de la rentrée. Pour les rectorats, il faut que « tout soit mis en œuvre » pour récupérer les heures d’enseignement. Selon le nombre de jours perdus, les écoles, collèges et lycées pourraient donc être ouverts les week-ends pendant une partie du mois de septembre. Une perspective qui risque de faire couler beaucoup d’encre.

« J’avais très peur de ne pas pouvoir terminer mon programme  »

Malgré les conséquences des inondations, les principaux intéressés accueillent la nouvelle avec philosophie. Romane, professeure d’Histoire-Géographie est plutôt soulagée. « J’avais très peur de ne pas pouvoir terminer mon programme, si on récupère les jours, je vais peut-être y arriver » estime la jeune femme qui s’inquiète surtout pour sa classe de 3e. « Je préfère rattraper en septembre plutôt que de retarder les vacances » reconnait Mathys, élève en CM1.

D’ici septembre, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts. Pas sûr que les profs et les élèves soient toujours volontaires pour ce rattrapage. Il ne faudra sans doute pas grand-chose pour que l’idée tombe à l’eau.

Carburant : si la pénurie persiste, l’année scolaire pourrait être arrêtée dès le 4 juin

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Comment faire pour aller à l’école sans carburant ? Le gouvernement a peut-être la réponse à l’angoissante question que se posent nombre de profs d’élèves. Si la pénurie venait à persister, l’année scolaire pourrait être arrêtée prématurément dès le samedi 4 juin.

Officiellement, personne n’est en mesure de confirmer l’information mais il se pourrait bien que le ministère travaille effectivement sur la question. En cas de durcissement du conflit, l’hypothèse d’une pénurie durable n’est en effet pas écartée. En effet, chaque journée de classe représente une consommation de carburant non négligeable. Entre les transports scolaires des élèves et les véhicules individuels des enseignants, il y aurait de quoi réaliser de très sérieuses économies. Une solution qui aurait son intérêt pour faire face à une crise.

Des campings dans la cour des établissements

L’une des principales difficultés serait l’organisation des examens. Le calendrier du baccalauréat et du brevet est connu depuis longtemps et très difficile à modifier. « Il suffirait de libérer les élèves un peu avant, ça leur fera du temps pour réviser » propose Bernadette Ducoin de Larue. Une autre hypothèse consisterait à installer des campings dans la cour des établissements pour ceux qui souhaiteraient y rester. Les premières réactions d’élèves récoltées dans les cours d’école marquent un très net soutien à la mesure. Quelques professeurs expriment des réserves sur la possibilité de « boucler » les programmes mais, là encore, l’accueil est globalement positif.

On peut imaginer que le dossier fait l’objet de toute l’attention du ministère. En tout état de cause, si l’année scolaire doit être abrégée, il ne reste plus beaucoup de temps pour le décider !

Rythmes scolaires : le lundi désigné pire jour pour commencer la semaine (étude)

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A l’heure des bilans sur les rythmes scolaires, le constat est sans appel. Une étude commandée par le ministère de l’Éducation démontre sans ambiguïté que le lundi est le pire jour pour débuter la semaine.

Le résultat de cette enquête est d’autant plus préoccupant que cette façon de commencer la semaine scolaire est un point commun à toutes les organisations. « Il y a bien des semaines qui commencent le mardi ou même le mercredi mais cela reste très exceptionnel » note le rapport en précisant que le lundi est systématiquement le premier jour de plus de 85% des semaines de l’année scolaire. Une quasi-généralisation qui interroge quand on constate que le lundi est le jour qui cumule le plus d’inconvénients.

Le lundi est le jour le plus éloigné du week-end.

Pour les experts, le problème n’est peut-être pas le lundi en lui-même mais ce qui le précède. « Le lundi vient systématiquement après le dimanche, ce qui induit une rupture préjudiciable au repos » analyse G Dhormy spécialiste des rythmes de la vie et du sommeil « s’il était possible de placer la reprise après un jour de travail, elle serait beaucoup moins difficile ». Autre difficulté, le lundi est, de très loin, le jour le plus éloigné du week-end. « Quand on arrive le lundi, on sait qu’on a une semaine entière à travailler » insistent les rédacteurs du rapport.

Les conclusions des rapporteurs sont maintenant sur le bureau de la ministre. Ce sera à elle de décider de lancer – ou non – une réforme des rythmes scolaires qui permette de commencer un autre jour que le lundi.

 

Social : La pétition contre le travail le lundi dépasse les 70 millions de signatures

StyloAu départ personne n’aurait imaginé que l’initiative puisse prendre une telle ampleur. La pétition contre le travail le lundi vient de dépasser le seuil des 70 millions de signatures.

Lancée par un collectif de salariés et de jeunes, le mouvement conteste la possibilité de travailler ou d’avoir cours le lendemain du dimanche. « Le travail le lundi empêche de reprendre correctement après le week-end » écrivent les auteurs sur la page de pétition. A peine deux semaines après sa publication, le texte a donc été signé par plus de 70 millions de personnes. « C’est de très loin la plus importante pétition jamais organisée en France » explique L Assigné, spécialiste « opinion » à l’institut Rubert Lut « A ce niveau d’adhésion, on voit mal comment le gouvernement pourrait ne pas en tenir compte ».

Revendiquer la suppression du travail le vendredi

Même si elles restent pour l’instant à l’écart du mouvement, les organisations syndicales pourraient très vite rallier le front. « Ne pas travailler le lundi est une aspiration très forte de nombreux salariés » reconnait le responsable d’une confédération. Chez les lycéens et étudiants, la proposition fait l’unanimité. Certains d’entre eux vont jusqu’à revendiquer également la suppression du travail le vendredi.

Le Medef propose de porter la semaine de 7 à 8 jours.

Du coté des partisans du travail post-dominical, on fait tout pour décrédibiliser la mobilisation. Pour O Bouleau, coordonnateur du calendrier au Medef, le chiffre de 70 millions est tout simplement « impossible ». « Ça ferait plus de signataires que d’habitants en France, même en incluant les bébés et les vieillards » explique-t-il statistiques à l’appui. Au contraire des pétitionnaires, il propose de porter la semaine de 7 à 8 jours.

Officiellement le gouvernement ne souhaite pas commenter la pétition. D’après certaines sources, le premier ministre pourrait toutefois être contraint de s’exprimer sur la question. Quoi qu’il en soit, il ne le fera pas avant lundi prochain.

Autoroute : violent face-à-face entre ceux qui commencent les vacances et ceux qui les terminent

Autoroute_A1_(972)_à_Fort-de-FranceCe type de conflit ne peut heureusement se produire que deux fois par an mais il a cette fois pris une intensité toute particulière. Le chassé-croisé de l’hiver a donné lieu à un violent face-à-face entre ceux qui commencent les vacances et ceux qui les terminent.

Dans le sens des départs, classé «noir» par Bison Futé, les principales difficultés se situaient sur l’A43 entre Lyon et Chambéry. De ce côté-là, les automobilistes sont majoritairement dans le camps de ceux qui viennent de commencer leurs congés. Face à eux, le sens des retours. Classé « orange », il comporte bon nombre de ceux qui devront retourner travailler lundi. Entre les deux moitiés de l’autoroute, c’est la guerre.

Entre les deux moitiés de l’autoroute, c’est la guerre.

« Ils ont encore quinze jours de congés devant eux ! » s’exclame Zoé d’une voix pleine de colère. Elle, doit rentrer à Caen (Zone C) d’ici ce soir pour retrouver le chemin de l’école. Sur l’aire d’autoroute, la jeune fille fusille du regard tous ceux qui semblent faire la route dans le sens inverse. Parmi eux, Erwan, 14 ans, ne comprends pas bien. « Ils sont en vacances depuis 2 semaines, c’est notre tour maintenant » se justifie le garçon. « Ils n’ont travaillé que 5 semaines entre Noël et les vacances d’hivers. Nous on a dû attendre 7 »  contre-attaque Sonia, élève de 4e. Les points de vue sont irréconciliables. Rien ne semble pouvoir mettre un terme au conflit.

Après un appel au cessez-le-feu lancé par les parents, un calme précaire semble régner autour des véhicules. Une conférence de la paix pourrait être convoquée d’ici quinze jours. Une fois que tout le monde aura repris les cours.