Dry January : Ces profs qui s’engagent à ne corriger aucune copie pendant un mois

1024px-Homework_-_vector_mathsEt si on profitait du mois de janvier pour se remettre des excès des fêtes ? En France, de plus en plus d’enseignants relèvent le défi et s’engagent à ne corriger aucune copie pendant un mois.

« Généralement, pendant les fêtes on n’est pas très raisonnable » témoigne Alice, professeur de français à Toulouse « On fait tous pareil : des interros juste avant les vacances en se disant qu’on aura du temps pour les corriger. Résultat, pendant les fêtes, c’est l’overdose. ». Le principe du Dry January est de faire une pause, de permettre à l’organisme de se reposer pour bien commencer la nouvelle année.

« Le plus compliqué est de résister à la pression sociale »

Pour les spécialistes, les bénéfices du mois sans copies sont évidents. Réduction de la fatigue et du stress, amélioration du sommeil, autant de raisons de se laisser convaincre. « Le plus compliqué est de résister à la pression sociale » reconnait Alice. La jeune femme va tenter l’expérience pour la première fois et se promet de la renouveler si elle est convaincue.

Pour la motivation, Alice devra se débrouiller seule. Une campagne officielle en faveur du Dry January avait été préparée mais elle a été annulée in extremis par le gouvernement.

Prof, il décide de tout plaquer pour passer son week-end à corriger des copies

copies_correctionPour les proches de l’enseignant, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Fréderic, professeur d’Histoire-Géographie, vient de tout abandonner pour passer son week-end à corriger des copies.

Équilibré, bien dans sa peau, travaillant dans un collège sans histoires, rien de prédestinait le jeune homme à une décision aussi radicale. Autour de lui, c’est l’incompréhension qui domine. « Je l’ai vu la semaine dernière, il ne m’a absolument rien dit » déclare sa sœur qui espère que le choix de son frère n’est qu’un « coup de tête ». Plus critique, sa mère lui reproche déjà de ne pas avoir téléphoné pour la prévenir et de ne pas avoir donné signe de vie depuis le début de ses corrections.

« Corriger des copies, c’est toute sa vie »

Les collègues de Frédéric, eux, se montrent plus compréhensifs. « C’est sûr qu’il aurait pu sortir avec des amis ou aller au cinéma » admet Julie qui travaille dans le même établissement que lui, « mais corriger des copies, c’est vraiment toute sa vie ». D’après elle, ce sont les devoirs donnés aux élèves la semaine dernière qui auraient décidé le garçon à passer à l’acte. Finalement, nombreux sont ceux qui estiment qu’ils n’ont pas su voir les très nombreux signes qu’il laissait derrière lui.

Alertées, les autorités considèrent que Frédéric a parfaitement le droit de tout abandonner, même si c’est pour corriger des copies. La préfecture conseille à la famille de faire preuve de patience : la plupart des enseignants qui disparaissent le week-end ne finissent par refaire surface au début de la semaine suivante.

Radicalisation : Une institutrice tente de pénétrer dans sa classe avant la rentrée

Au village de Saint-Repos c’est la consternation. L’institutrice de l’école a été surprise en train de pénétrer dans sa classe plusieurs jours avant la rentrée. Un cas de radicalisation qui inquiète.

C’est un voisin de l’école qui a donné l’alerte en constatant que le portail de l’école était anormalement ouvert. Arrivées immédiatement sur les lieux, les forces de l’ordre ont pu intervenir avant que l’enseignante ne pénètre dans sa classe. « L’opération a été très délicate » témoigne le commandant Congé. « Il fallait intercepter l’individu avant qu’il puisse laisser la moindre trace d’activité pédagogique dans l’école. »  Dans un tel cas, la protection des enfants reste, quoi qu’il arrive, la priorité numéro 1.

Plan de lutte contre la radicalisation pédagogique

Une cellule de veille psychologique a été mise en place pour aider les habitants de Saint-Repos à encaisser le choc. Sur le fond, cette tentative d’attentat pourrait être le signe d’une inquiétante radicalisation du corps enseignant. Le ministre de l’Éducation nationale a pris l’engagement de solliciter un rapport de l’inspection générale sur les cas déjà recensés. Un plan de lutte contre la radicalisation pédagogique pourrait être annoncé dans le courant du premier trimestre. Dans le contexte actuel, le ministre tient à ce que les enseignants arrivent en pleine forme devant les élèves.

Dans l’immédiat, l’institutrice arrêtée a été placée en rétention. Pour empêcher toute récidive, elle ne devrait être libérée que la veille de la pré-rentrée.

Social : Vives inquiétudes des profs dans les départements menacés par la pénurie de café

Cafe_CamionMême si ce n’est pas encore la panique, l’inquiétude était palpable ce matin dans les salles des maitres et les salles des profs. Selon la rumeur, la moitié des départements serait actuellement sous la menace d’une pénurie de café.

Ce matin, les premiers signes d’angoisse étaient perceptibles dès l’arrivée des enseignants. Chacun remplissant sa tasse ou vérifiant l’état des stocks pour s’assurer de la possibilité de tenir jusqu’au soir. A la récréation du matin, c’est la ruée sur les machines à café. Les longues files d’attente  témoignent de l’inquiétude généralisée du corps enseignant. Même là où le café est disponible sans problème, nombreux sont les professeurs qui prennent leurs dispositions « au cas où ». C’est que la boisson fait partie des incontournables du métier. « Si je n’ai pas de café, je peux plus travailler » admet Sophie, professeur d’Anglais. « Il m’en faut au moins 3 par jour » abonde Muriel, remplaçante dans une école de Seine-et-Marne. Pour Judith, enseignante de CM1, se passer de café est tout bonnement « inimaginable ».

 Café soluble ou jerricans

Là où l’arabica vient à manquer, c’est le système D qui prend le relai. Certains ressortent les doses de café soluble pendant que d’autres profitent des réserves encore accessibles pour remplir des jerricans. Cafe_Tasse.JPGDans beaucoup d’endroits, la solidarité professionnelle permet de répondre aux besoins les plus urgents. Une liste de personnels « prioritaires » a tout de même été diffusée par l’inspection.  Les rares professeurs qui ont déjà adopté une solution alternative comme le thé ou la chicorée  regardent leurs collègues d’un air mi-compréhensif mi-goguenard.

Les autorités académiques ont d’ores et déjà annoncé avoir pris des mesures pour assurer un approvisionnement normal des établissements scolaires. La situation devrait donc être rétablie dans les jours qui viennent. A moins que les professeurs ne basculent dans une autre psychose : celle de pénurie de stylos rouges.

Top 7 des trucs que font les profs et que vous y pensiez pas. Le 5 est incroyable.

120px-Carneval_2012012.jpgLes profs sont des êtres étranges et bizarres. Des fois, en dehors de leur classe, ils font des trucs incroyables qu’on n’y pense même pas.

1.Pipi

Et oui, les profs aussi font pipi. Caca même. Il parait qu’à certains endroits il y a des toilettes rien que pour eux. Ailleurs, ils font comme les autres gens. Mais c’est peut-être une légende.

2. Dormir

La plupart des profs dorment la nuit. C’est pour ça qu’ils n’arrivent pas forcement le matin à 8h avec les copies corrigées du devoir que vous avez fait la veille à 16h00

3. Manger

Le midi, c’est souvent à la cantine. Mais les profs mangent aussi le soir et au petit déjeuner. Ils prennent presque tous du thé, du café ou du chocolat. Certains – les plus jeunes – prennent les mêmes céréales que leurs élèves.

4. Faire des courses

C’est la conséquence logique du précédent. Il parait qu’il y a des élèves qui ont déjà croisé leur prof au supermarché.

5. Lire les « top des trucs… »

Si vous êtes prof et que vous lisez ça, vous en êtes la preuve vivante. Si vous n’êtes pas prof, vous êtes obligé de nous croire sur parole.

6. Emmener leurs enfants à l’école

Enfin pas tous. Seulement ceux qui ont des enfants. Et seulement quand eux ne sont pas profs. Être à la fois prof et parent, c’est un truc à devenir un peu schizophrène.

7. [Censuré]

Non, en fait, ça on peut pas en parler. Mais on vous assure, c’est vrai.

Victime d’une overdose de vœux de « bonne année », il obtient un an d’arrêt maladie

voeux.jpgCeux qui lui ont souhaité « bonne santé » ne lui ont pas porté chance. Ce matin, M. Martin, professeur des écoles, a été hospitalisé après une overdose de vœux de bonne année. Son médecin lui a prescrit une année complète d’arrêt maladie.

« Il y a trois moments critiques » explique le Docteur Bonveux bonanologue à l’hôpital Cochin « le jour du réveillon, la rentrée et le mi-janvier ». Pour M. Martin, c’est cette dernière période qui a été de trop. « Les deux premiers temps constituent des chocs avec une concentration importante de vœux en quelques instants ou en quelques heures » poursuit le praticien « généralement les gens arrivent à faire face parce qu’ils s’y attendent ». Le troisième, en revanche, est plus diffus avec seulement quelques vœux par jour. Du coup, les overdoses sont beaucoup plus difficiles à anticiper.

Overdose provoquée par une carte de vœux papier

Pour le généraliste qui a prescrit l’arrêt de travail, la pente sera longue à remonter. « Il faut absolument que M. Martin se repose. L’important maintenant c’est d’éviter la rechute ». S’il ne reprend le travail qu’à la mi-janvier 2017, l’enseignant devrait avoir le temps de se refaire une santé et surtout d’échapper à la période des vœux pour l’année prochaine. Des analyses sont en cours pour déterminer ce qui a effectivement provoqué l’overdose. Plusieurs hypothèses sont avancées. Il pourrait s’agir d’une simple carte de vœux papier ou même d’un message électronique.

Ce soir, M. Martin est toujours en observation. Dans son école, ses élèves et les collègues se sont réunis dans l’après-midi pour lui écrire une carte et lui souhaiter un bon rétablissement.

 

Réussite : Selon une étude, la majorité des enfants de prof ont au moins un parent prof

1200px-Astrid_Gruppefremvisning.jpgAu-delà des traditionnels constats sur la réussite scolaire des enfants d’enseignants, une étude a voulu y voir plus clair sur les familles de ces élèves pas tout à fait comme les autres. Principale conclusion : la très grande majorité des enfants de prof ont – au moins – un parent prof.

L’étude menée depuis 18 mois par une équipe de sociologues et de démographes démontre que l’association des évènements « être enfant de prof » et « avoir un parent de prof » se vérifie dans plus de 87% des cas. A l’inverse, il est pratiquement impossible d’identifier des enfants de professeurs qui n’auraient aucun parent enseignant. Par soucis d’honnêteté les scientifiques notent que le quelques cas recensés peuvent relever d’erreurs de saisie ou de déclarations erronées.

certains enfants de profs ont jusqu’à deux parents enseignants

En affinant les analyses, les chercheurs ont remarqué que certains enfants de profs avaient jusqu’à deux parents enseignants. Dans le cadre de familles recomposées, ils ont pu mettre en évidence l’existence de beaux-parents profs qui renforcent encore le phénomène. L’étude note que les parents d’enfant de prof peuvent enseigner à tous les niveaux de la maternelle à l’Université mais il n’y aurait aucun lien entre le niveau où l’enfant de prof est scolarisé et celui où enseignent son ou ses parents. «  Il est finalement assez rare que l’enfant de prof et son parent prof se rencontrent dans la classe » précise le rapport. Plus surprenant, l’étude remarque que plus les parents enseignent dans des petites classes plus les élèves peuvent être scolarisés dans des niveaux supérieurs à celui de leurs parents.

Avec cette étude, c’est tout un pan trop ignoré de la sociologie scolaire qui est désormais mieux connu. Les chercheurs ont maintenant devant eux un autre défi : comprendre pourquoi les enseignants qui deviennent parents donnent presque systématiquement naissance à des enfants de profs.

Déclarations de Nadine Morano : ses profs d’histoire déclinent toute responsabilité

MoranoPoiluLes déclarations de Nadine Morano n’en finissent pas de faire réagir. Au micro d’Europe 1 elle a invité les migrants « se battre pour leur pays » plutôt que de le « fuir » avant d’ajouter « Heureusement que nous n’avons pas fait pareil, nous, en 1939-1945 ou en 1914 ! ». Dans un communiqué, ses anciens professeurs d’histoire déclinent toute responsabilité dans ces propos.

Les enseignants, regroupés dans un collectif baptisés « La Pucelle c’est pas nous » tiennent à faire savoir qu’ils ne sont en rien responsables de la comparaison tentée par l’élue de Lorraine. Ils déclarent solennellement avoir « correctement suivi les programmes en vigueur sur la première et la deuxième guerre mondiale ». Les professeurs, pratiquement tous à la retraite, considèrent qu’il en va de leur « honneur professionnel » de ne pas être associés aux déclarations de l’ancienne ministre.

« Certains de nos collègues sont pris à partie  »

Pour preuve de leur bonne foi, les anciens profs de Nadine Morano (Nadine Pucelle à l’époque) produisent toute une série de rapports d’inspections qui attestent de la qualité de leur travail. Joint par téléphone, le porte-parole du comité explique que la démarche vient de loin. « Jusque-là, nous préférions rester discrets mais là ce n’est plus possible  » justifie-t-il. Ce sont les réactions du grand public qui les ont poussé à agir. « Certains de nos collègues sont pris à partie en raison des déclarations de Madame Morano ». Tous espèrent que leur communiqué leur permettra de sortir de nouveau la tête haute.

L’ancienne ministre Les Républicains n’a pour l’instant pas souhaité réagir. En revanche, la démarche de ses anciens professeurs d’histoire pourrait être imitée par ses professeurs de français.

Enquête : Oui, les profs de français et philo peuvent porter des tongs

tongs1 Une enquête réalisée par une équipe australienne vient apporter une réponse étayée à une épineuse question qui hante peut-être vos vacances. D’après ses conclusions, les professeurs de français et de philosophie peuvent parfaitement porter des tongs.

« Techniquement il n’y aucun obstacle » affirme sans ambiguïté L. Enporte, l’une des scientifiques à l’origine de l’étude « Pour porter des tongs, il faut simplement avoir des pieds dotés d’un gros orteil ». Les statistiques rassemblées par les chercheurs montrent que plus de 99,1% des professeurs de français et de philosophie répondent à cette description. En revanche, une expérimentation plus poussée a mis en évidence la difficulté à concilier le port des tongs avec celui des chaussettes.

« Idéal du bon goût incarné par les professeurs de français  »

800px-00-man-flip-flops.JPGAlors, les profs de français et philo, des tongistes comme les autres ? Pas tout à fait pour A. Nalise, la sociologue de l’équipe. « La tong ne correspond pas forcement à l’idéal de culture et de bon goût incarné par les professeurs de français et de philosophie. » Le contexte peut également avoir son importance. « Sur la plage ou dans l’intimité, il y a des chances que ça passe, en revanche, dans un lycée devant des élèves, c’est sans doute plus difficile. » Une nuance qui expliquerait la croyance très répandue selon laquelle les professeurs de français ne portent jamais de tongs.

Forts des résultats de l’étude, les chercheurs vont adresser leurs recommandations aux associations de professeurs de français et de philosophie. Après quelques vacances bien méritées, l’équipe devrait reprendre du service pour se pencher sur un autre dossier délicat : le port du short hawaïen par les inspecteurs de l’éducation nationale.