Neurosciences : utiliser son cerveau aurait un effet positif sur la réussite scolaire

CerveauEn matière de neurosciences, il est rare que les résultats de la recherche offrent des perspectives d’application aussi immédiates. Une enquête démontre de manière éclatante que l’utilisation du cerveau aurait des effets très positifs sur la réussite scolaire.

L’étude a été menée auprès de 4000 jeunes de 6 à 16 ans dans 17 pays répartis sur les 5 continents. Le protocole de recherche visait à identifier l’impact de l’activité cérébrale sur la réussite scolaire. Après plus de 24 mois de travail, les scientifiques concluent sans ambiguïté que les enfants qui utilisent leur cerveau réussissent nettement mieux que ceux qui ne l’utilisent pas. « C’est le seul résultat significatif de l’enquête » précise le professeur Neu-Rhône. Aucun des autres critères utilisés, l’âge le sexe, le milieu social, ne vient contredire ni même atténuer ce constat.

Taux d’équipement en cerveau de l’ordre de 100%

Cette avancée de la science ouvre des pistes fabuleuses pour les enseignants et les élèves du monde entier. « Le taux d’équipement des jeunes en cerveau est de l’ordre de 100% » s’enthousiasme le coordonnateur du rapport. Un point de départ qui a conduit les chercheurs à préconiser l’organisation de campagnes de communication en faveur de l’usage du cerveau dans les écoles. « Cette proposition est d’autant plus pertinente que nos résultats sont parfaitement vérifiés dans tous les pays qui ont participé à notre travail » abonde M. Neu-Rhône.

Au-delà de la réussite scolaire, les scientifiques aimeraient maintenant se pencher sur les autres effets positifs de l’utilisation du cerveau. Voilà bien un sujet sur lequel ils auront à se creuser la tête.

Cosmique : Philae aurait livré ses prédictions pour les sujets du bac

Les scientifiques de la mission Rosetta ne sont pas au bout de leurs surprises. Depuis la comète « Tchouri », le robot Philae aurait transmis ses prédictions concernant les sujets du baccalauréat.

« C’est vraiment extraordinaire » se réjouit Yves Alouin du Centre national d’études spatiales (CNES). « Après 7 mois de sommeil, Philae nous délivre des informations de tout premier intérêt ». La transmission n’a duré qu’une quarantaine de secondes mais les données pourraient s’avérer d’une importance inouïe. « Avoir les sujets avant, ce serait vraiment génial » explique Martin qui se prépare à passer les épreuves « Je suis en S, j’espère qu’il y aura les maths et la physique ».

la probabilité que les sujets s’y trouvent est « peut-être significative »

Les équipes de scientifiques travaillent déjà à décoder les paquets de données. Selon un spécialiste, la probabilité que les prédictions de sujets s’y trouvent et qu’elles soient exactes est « peut-être significative ». Si la nouvelle était confirmée, elle ouvrirait un champ de recherche aussi vaste que l’univers. « Il faudrait d’abord essayer de traiter les sujets » anticipe M. Alouin « mais le plus compliqué serait sans doute de renvoyer les copies sur Tchouri ». Aucun des appareils de Philae n’est en effet prévu pour gérer les résultats d’examens.

Pour les candidats le temps presse. Les épreuves commencent le 19 juin mais Yves Alouin, les invite à la plus grande prudence « Nous allons décrypter les messages, mais compte tenu de la distance, il pourrait bien s’agir de sujets des années précédentes. »

Science : « il n’y a aucun danger » à observer les élections départementales avec les élèves

Telescopes« Amener les élèves aux bureau de vote c’est de l’inconscience pure et simple ! » Le moins que l’on puisse dire c’est que l’invitation formulée par plusieurs rectorats suscite de l’inquiétude chez les enseignants et les parents. De son coté, l’éducation nationale se veut rassurante.

Dans un document publié aujourd’hui, le ministère assure qu’il n’y a « aucun danger » à observer les élections départementales avec les élèves. Les services de l’Education nationale proposent même des pistes pédagogiques pour suivre l’évènement en toute sécurité.

 Le phénomène devrait commencer dans toute la France dimanche à 8h précise. En raison du décalage horaire, les départements d’outre-mer seront les premiers à profiter du spectacle. En revanche, aucun scrutin n’est organisé sans la capitale. Les petits parisiens seront obligés de traverser le périphérique pour avoir une chance d’apercevoir quelque chose.

La météo pourrait avoir une influence déterminante

Le déroulement exact des opérations reste délicat à prévoir. Quelques électeurs, notamment des personnes âgées, devraient être présents dès l’ouverture des bureaux. Un pic de participation pourrait être constaté vers 11h30 à la sortie de la messe. « Le problème c’est qu’on peut rester de long moment sans qu’il ne se passe rien » s’inquiète une maitresse de CM1 qui aimerait tenter l’aventure pour la première fois. La météo pourrait avoir une influence déterminante sur la qualité de l’observation.

Pour ceux qui voudraient absolument de l’action, il faudrait plutôt arriver à la fermeture du bureau. Malgré son heure tardive, la phase de débrouillement est probablement la plus impressionnante. « On voit apparaitre la lumière du suffrage universel » explique un habitué « C’est un grand moment d’émotion. ». Une joie que des enseignants pourront partager avec leurs élèves. A moins que les résultats ne viennent éclipser le bonheur.

Problèmes de lunettes : l’Education nationale demande le report de l’éclipse solaire

Partial_Solar_Eclipse_(by)Dans les établissements scolaires, la journée de vendredi s’annonce délicate. Entre manque de lunettes et consignes de confinement l’épisode risque de virer au fiasco. Devant l’impossibilité de préparer correctement l’évènement, l’Education nationale vient de demander officiellement le report de l’éclipse.

D’après les prévisions, l’éclipse partielle du soleil sera visible en France métropolitaine de 9 heures à midi. Sur son site officiel, le ministère rappelle que « Des risques liés à l’observation d’une éclipse du soleil peuvent engendrer des lésions oculaires graves et irréversible ». De l’autre coté, un tel phénomène constitue une remarquable occasion de travailler avec les élèves. Autant de raisons de préparer minutieusement l’évènement.

 « il reste trop de zones d’ombre »

« On ne peut pas se permettre d’y aller sans y voir clair » admet J-Y Voirien, inspecteur général chargé des éclipses « là, nous sommes obligés de reconnaitre qu’il reste trop de zones d’ombre ». Najat Vallaud-Belkacem a écrit en urgence au bureau international d’astronomie pour demander le report de l’éclipse. « Si nous obtenons satisfaction, nous passerons immédiatement une commande de lunettes pour la nouvelle date » ajoute M. Voirien. Hors de question de passer une nouvelle fois à coté.

Au cas où le report de l’éclipse s’avérerait impossible, le ministère préconisera de passer la journée de jeudi à habituer les élèves. Les professeurs seront invités à éteindre progressivement les lumières puis à les rallumer en fin de matinée.

Géographie : le ministère serait parvenu à localiser la Seine-Saint-Denis

L’annonce de 500 postes d’enseignants et d’autres mesures en faveur de Seine-Saint-DenisDépartement_de_la_Seine-Saint-Denis a bien failli tomber dans un trou noir. Jusqu’à une date récente le ministère de l’Education nationale était incapable de localiser le département. Explications. « On en avait tous entendu parler » raconte Bernard Céhou responsable des déplacements ministériels « mais personne n’arrivait de le situer avec précision ». Les rumeurs les plus folle circulait sur cette « terra incognita ». Certains prétendaient qu’elle était habitée par des peuplades hostiles. D’autres imaginaient que les circulaires du ministère n’y arrivaient jamais. Les fonctionnaires qui y étaient envoyés en mission préféraient souvent repartir en province sans rien évoquer de ce qu’ils avaient vu.

« Des éclaireurs ont été envoyés jusqu’au bout de la ligne 7 »

A son arrivée rue de Grenelle, Najat Vallaud-Belkacem a voulu éclaircir le mystère. La ministre a chargé une équipe de cadres du système éducatif d’aller explorer la banlieue Nord-Est. « L’expédition a été préparée pendant plus d’un mois » explique le recteur Deloin « Des éclaireurs ont été envoyés jusqu’au bout de la ligne 7 et même sur le RER ». Au moment ou le robot Philae se posait sur la comète, les représentants du ministère découvraient la Seine-Saint-Denis. « Il faudra encore du temps pour analyser toutes les informations recueillies » précise M. Lointain. Toutefois, d’après les premiers éléments, il y aurait des élèves et des enseignants en Seine-Saint-Denis. Peut-être de quoi expliquer les annonces de la ministre.

Sciences : le robot Philae découvre des traces du devoir de Maths de Kevin

Philae_over_a_comet_(crop)Au centre spatial européen, les informations ont fait l’effet d’une bombe. Le robot Philae ,en mission sur la comète Tchouri, vient de découvrir des traces du devoir de mathématiques que Kevin devait rendre la semaine dernière.

« Nous allons peut-être pouvoir percer l’un des plus grands mystères de l’Univers » s’enthousiasme G Létrouvé. Jusque là, aucune hypothèse scientifique ne permettait d’expliquer de façon crédible la disparition du devoir de Kevin. « J’étais sur le point de renoncer » raconte le son professeur de mathématiques « à chaque fois, son devoir disparaissait entre son domicile et la salle de classe ». Des phénomènes comparables se produisent pour les devoirs de français, de physique et même d’histoire-géographie sans plus de raison apparente.

trou noir miniature dans le cartable du jeune homme.

Les données transmises par Philae viennent finalement confirmer la thèse que Kevin a toujours soutenue. « Bien sûr que je l’avais fait » explique t-il « mais au moment de le rendre impossible de retrouver ma copie ! ». Les plus téméraires allaient jusqu’à évoquer la présence d’un trou noir miniature dans le cartable du jeune homme.

L’analyse des premiers éléments indique qu’il s’agit d’une partie de l’exercice 2. Les ingénieurs du CNES espèrent disposer d’assez d’énergie pour reconstituer l’ensemble du travail. Restera ensuite à comprendre comment ce devoir de Maths a pu se retrouver à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre.

Des scientifiques lancent un programme pour découvrir à quoi sert le brevet des collèges

Plusieurs grands médias se sont fait l’écho d’une possible suppression du brevet des collèges. Cette polémique relance le débat sur l’un des plus grands mystères du système éducatif : l’utilité de ce diplôme.

Une équipe de scientifiques réunie sous l’égide de l’Inspection générale essaie en ce moment de percer les secrets du « diplôme national du brevet ».

La bête est relativement bien connue. Elle concerne tous les ans environ 800.000 collégiens de 3e. C’est un organisme complexe composé de trois épreuves en fin d’année, d’un contrôle continu, d’une validation de compétences et d’un oral d’histoire des arts. Pour autant, personne n’est capable de dire avec précision à quoi elle sert.

« On sait déjà que le DNB peut muter » explique l’un des membres du projet « récemment, on a vu disparaitre un organe : la note de vie scolaire ». Les chercheurs n’excluent pas d’autres mutations à court ou moyen terme. Ces transformations régulières rendent d’autant plus difficile l’identification des finalités du diplôme. « On a essayé de comparer avec des espèces proches comme le Baccalauréat et le CAP, mais ce n’est vraiment pas concluant » précise le scientifique.

Si les observations en laboratoires restent infructueuses, l’équipe a prévu d’aller étudier l’objet dans son milieu naturel. Le DNB devrait faire une apparition fugace les 26 et 27 juin prochain, l’occasion ou jamais d’observer le phénomène.