Sondage : 87% des profs qui travaillent haïssent ceux qui sont en vacances.

AutorouteSondage.JPGEncore un signe qui montre la guerre des zones n’est pas près de s’éteindre. D’après un sondage, 87% des profs qui travaillent haïssent ceux qui sont en vacances.

L’enquête, réalisée le premier week-end des vacances, témoigne de la profonde fracture existant entre les zones. A la question « que pensez-vous de vos collègues qui sont en vacances », 87% des enseignants répondent qu’ils les haïssent alors que 11% se contentent de les détester.  Les 2% restant ne se prononcent pas, très probablement par souci de conserver un langage correct. Ces chiffres restent dans la droite ligne de ce qui avait pu être mesuré lors de enquêtes précédentes. Seules les vacances d’automne et de Noël semblent échapper au phénomène.

« violente envie de sauter à la gorge »

Un appel à témoignage lancé sur internet par EdukActus permet de mieux saisir les raisons profonde de ces sentiments. « Quand j’ai vu sur Facebook qu’il écrivait « enfin les vacances ! », j’ai ressenti une violente envie de lui sauter à la gorge » explique Anna, professeure de lettres. « Les zones de vacances c’est l’une des plus grandes injustices du monde » insiste Lionel qui se dit prêt à voter « pour n’importe quel candidat » s’il promet de venir à bout du scandale ». La quasi-totalité des enseignants qui ont répondu souligne que la responsabilité pleine et entière de leur ressentiment revient à ceux qui sont en vacance.

Une nouvelle vague de sondage est programmée pour la semaine prochaine. Les mouvements de l’opinion seront à étudier à la loupe pour voir si les enseignants reviennent à de meilleurs sentiments un fois qu’ils sont en vacances.

Télévision : un reportage de TF1 affirme que les profs ont 60 semaines de congés par an

Pernaut.jpgOn connait le style un peu polémique de Jean-Pierre Pernaut. Il a encore une fois frappé un grand coup. Dans un reportage diffusé au journal de 13h, le présentateur a affirmé que les enseignants disposaient de 60 semaines de congés par an.

L’infographie présentée à l’écran avait pour but de faire le point sur le temps de travail et les salaires des professeurs de l’Éducation nationale. Sur les 52 semaines de l’année civile ils en passeraient au moins 60 en vacances. Sans détailler le calcul à l’antenne, Jean-Pierre Pernaut a repris ces chiffres agrémentés d’un commentaire sur les « incroyables privilèges » dont bénéficieraient les personnels de l’enseignement.

Info ou Intox ?

Info ou Intox ? De nombreux professeurs choqués par le reportage ont manifesté leur colère sur les réseaux sociaux. L’un d’eux a même lancé une pétition sur internet qui a immédiatement récoltée plusieurs milliers de signatures. Sollicité par les syndicats, le ministère de l’Éducation nationale a publié un communiqué qui se borne à rappeler la loi. « L’année scolaire comporte 36 semaines de classe » écrit-t-il avant de préciser que « le temps de travail des professeurs ne se limite pas à la présence devant les élèves ».

Devant la fronde, la chaine de Martin Bouygues a lancé une enquête interne pour vérifier si les chiffres annoncés n’ont pas été légèrement surestimés. Si finalement Jean-Pierre Pernaut accepte de publier un correctif, il risque quand même de faire des déçus. Au moins chez les élèves.

Autoroute : violent face-à-face entre ceux qui commencent les vacances et ceux qui les terminent

Autoroute_A1_(972)_à_Fort-de-FranceCe type de conflit ne peut heureusement se produire que deux fois par an mais il a cette fois pris une intensité toute particulière. Le chassé-croisé de l’hiver a donné lieu à un violent face-à-face entre ceux qui commencent les vacances et ceux qui les terminent.

Dans le sens des départs, classé «noir» par Bison Futé, les principales difficultés se situaient sur l’A43 entre Lyon et Chambéry. De ce côté-là, les automobilistes sont majoritairement dans le camps de ceux qui viennent de commencer leurs congés. Face à eux, le sens des retours. Classé « orange », il comporte bon nombre de ceux qui devront retourner travailler lundi. Entre les deux moitiés de l’autoroute, c’est la guerre.

Entre les deux moitiés de l’autoroute, c’est la guerre.

« Ils ont encore quinze jours de congés devant eux ! » s’exclame Zoé d’une voix pleine de colère. Elle, doit rentrer à Caen (Zone C) d’ici ce soir pour retrouver le chemin de l’école. Sur l’aire d’autoroute, la jeune fille fusille du regard tous ceux qui semblent faire la route dans le sens inverse. Parmi eux, Erwan, 14 ans, ne comprends pas bien. « Ils sont en vacances depuis 2 semaines, c’est notre tour maintenant » se justifie le garçon. « Ils n’ont travaillé que 5 semaines entre Noël et les vacances d’hivers. Nous on a dû attendre 7 »  contre-attaque Sonia, élève de 4e. Les points de vue sont irréconciliables. Rien ne semble pouvoir mettre un terme au conflit.

Après un appel au cessez-le-feu lancé par les parents, un calme précaire semble régner autour des véhicules. Une conférence de la paix pourrait être convoquée d’ici quinze jours. Une fois que tout le monde aura repris les cours.

Urgent : Pour en finir avec 2015, le gouvernement pourrait avancer le passage à 2016

TourEiffel

Il faut mettre un terme à la succession d’évènements dramatiques qui ont marqué l’année 2015. Pour y parvenir le gouvernement serait prêt à prendre une mesure radicale : mettre fin prématurément à 2015 et passer directement à 2016.

Selon une rumeur non confirmée, l’idée serait actuellement à l’étude à Matignon en coordination avec les principaux ministères concernés notamment l’Intérieur, le Tourisme et l’Éducation nationale. Rue de Grenelle, les conseillers de Najat Vallaud-Belkacem auraient déjà commencé à lister toutes les implications de la réduction de la durée de l’année 2015. Sur le plan strictement scolaire, rien d’insurmontable. La période supprimée est à la charnière des deux premiers trimestres. Les dates manquantes pourraient sans trop de problèmes être réparties équitablement sur l’avant et l’après.

disparition d’une dizaine de jours de vacances.

En l’état actuel des choses, la principale difficulté serait de gérer la disparition d’une dizaine de jours de vacances. Sous couvert d’anonymat un inconnu qui ignore tout du dossier n’hésite pas à déclarer que ce choix serait purement et simplement « incompréhensible ». Lui penche plutôt pour l’allongement des congés, pourquoi pas en les faisant commencer la semaine prochaine. Une solution qui n’aurait même pas été étudiée par le ministère.

Pour l’heure rien ne filtre sur la crédibilité de l’information. Ni l’Élysée, ni Matignon ne communiquent le sujet. Pourtant le temps presse. Le 31 décembre, il sera trop tard.

Régionales : Valérie Pécresse veut déplacer les lycées d’Ile-de-France au bord de la mer

PecresseComment renforcer l’attractivité des lycées d’Ile-de-France ? La candidate LR (Les Républicains) aux élections régionales propose tout simplement de les délocaliser au bord de la mer.

Pour l’ancienne ministre de l’enseignement supérieur, « il y a urgence à agir » car les élèves et les professeurs n’ont pas assez envie d’aller au lycée. « La plupart des établissements d’Île-de-France se trouvent en banlieue » argumente la candidate « si on les installait au bord de la mer, ils seraient tout de suite beaucoup plus attractifs ». Égratignant au passage la majorité sortante, elle note que sa proposition, pourtant simple, n’a jamais été envisagée par l’actuel président de la Région.

Mesure financée par une taxe sur les pavés

L’équipe de Valérie Pécresse n’est pas en mesure de chiffrer le coût de la mesure mais indique qu’elle pourrait être financée par une taxe sur les pavés. La candidate LR affirme qu’elle est déjà en pourparlers avec les candidats de son parti dans les régions littorales qui pourraient accueillir les établissements franciliens. En revanche, la question des transports scolaires reste pour l’instant sans réponse.

Si peu de temps après la rentrée scolaire, on se doute que l’idée aura probablement un certain succès. Reste à savoir si déplacer les lycées au bord de la mer aiderait vraiment les élèves à avoir envie d’aller en cours !