Rythmes scolaires : Un collectif demande la généralisation de la semaine de 2,5 jours

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On pensait le débat réglé par la « liberté » laissée aux communes de choisir leurs rythmes scolaires mais une initiative pourrait relancer le sujet. Dans le Maine-et-Loire, un collectif revendique la généralisation de la semaine de 2,5 jours.

La proposition s’appuie sur l’expérience de la semaine de l’Ascension. Le jeudi férié et le vendredi désormais sans classe réduisent la semaine scolaire aux deux premiers jours et au mercredi matin. Une combinaison qui semble idéale à la fois pour les élèves, les parents et les enseignants. Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron et à Jean-Michel Blanquer les membres du collectif demandent la généralisation de cette organisation à toutes les écoles dès la rentrée prochaine.

Expérimentation jusqu’à la fin de l’année

Les enseignants notent que la semaine de deux jours et demi offre un temps pédagogique pratiquement optimal. Les parents affichent leur satisfaction de constater la large place laissée à la vie de famille. Tous se retrouvent pour constater que les enfants sont nettement moins fatigués. Par ailleurs, la perspective d’un week-end de 4 jours contribue largement à détendre l’atmosphère en classe et dans la cour de récréation. Pour valider leur démarche, les promoteurs de l’idée se proposent d’expérimenter la modalité jusqu’à la fin de l’année.

Les premières réactions montrent que la propositions rencontre un écho très positif et aurait de quoi clore des années de débats.  La balle est maintenant dans le camp du ministre et du Président de la République.

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CP dédoublés : 98 % des enseignants concernés constatent une diminution des effectifs de leur classe

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Le dispositif phare de la politique éducative du Président de la République, les CP dédoublés en éducation prioritaire, semble déjà donner ses premiers résultats positifs. Plus de 98 % des enseignants concernés disent avoir constaté une diminution des effectifs de leur classe.

Le bilan de la mesure, rendu public cette semaine, livre des résultats « très encourageants ». Baisser à une douzaine d’élèves maximum les effectifs des CP et de CE1 permet de réduire drastiquement le nombre d’élèves par classe. L’évaluation du dispositif par la DEPP, la direction spécialisée du ministère, montre un « effet statistiquement très significatif ». A conditions équivalentes, les élèves sont nettement moins nombreux dans les classes dédoublées que dans les autres.

Écart aussi bien le matin que l’après-midi.

Sur le terrain, les enquêtes menées après des enseignants confirment les données nationales. Plus de 98 % des professeurs interrogés ont le sentiment d’avoir moins d’élèves dans leurs classes. Cet écart se retrouve aussi bien le matin que l’après-midi. Le seule réserve concerne les récréations ou le nombre d’enfants présent dans la cour ne paraît pas affecté par le dédoublement.

La DEPP note que pour être pleinement efficace, la mesure devrait être maintenue et accentuée. Si, pour l’instant, le ministère exclut d’aller au-delà des CP et CE1, il pourrait en revanche tendre vers des classes à zéro élève.

Blanquer annonce une cabine téléphonique dans chaque école dès la rentrée 2018

Telephone_booth,_Bois_de_Vincennes,_Paris_23_November_2011.jpgC’est un sujet que Jean-Michel Blanquer  n’avait pas encore évoqué depuis son arrivée rue de Grenelle. Hier, le ministre de l’Education nationale a annoncé l’installation d’une cabine téléphonique dans chaque école dès la rentrée 2018.

« Je tiens à ce que l’école soit reliée au reste du monde » a-t-il expliqué au micro de nos confrères d’Europe 1. Pour le locataire de la rue de Grenelle, ces cabines téléphoniques pourront être utilisées par les enfants pour joindre leurs parents ou même d’autres personnes. Jean-Michel Blanquer se dit prêt à encourager les initiatives pédagogiques utilisant la cabine téléphonique par exemple en géographie, en sciences physiques ou en arts plastiques.

Les travaux devront se dérouler dans le courant de l’été et les enfants découvriront les cabines au mois de Septembre. « Il faudra sans doute un temps d’adaptation » reconnait le ministre qui imagine déjà que les sonneries des téléphones pourront être utilisées pour assurer l’animation de la « rentrée en musique ».

Patronat. Un cadre du Medef avoue : « oui, je suis allé à l’école »

medef« Si l’école faisait son travail, j’aurais du travail ». Le slogan « choc « de la campagne du Medef semble avoir déjà trouvé son contre-exemple au sein même de l’organisation patronale. Ce matin, sous la pression, un cadre du Medef a reconnu avoir été scolarisé.

Nicolas Viré est membre de l’équipe dirigeante du Medef et patron d’une PME de 180 salariés dans le Sud-Est de la France. Interrogé sur la campagne polémique lancée par son organisation, il a été contraint d’avouer « Oui, je suis allé à l’école ». À partir de là, le responsable patronal a livré des aveux complets et circonstanciés. « J’ai commencé en maternelle, puis en élémentaire, au collège et au lycée » a-t-il admis sous les yeux stupéfaits des journalistes qui lui faisaient face. En réalité, Nicolas Viré n’a quitté les bancs de l’école qu’à 25 ans, une fois en poche son diplôme d’une grande école de commerce. Sur sa lancée, il a reconnu avoir « appris des choses » et même avoir « apprécié» certains de ses enseignants. Des propos en totale contradiction avec la ligne qu’il était censé défendre.

D’après les experts, ce n’est pas la première fois qu’un membre du Medef craque en direct. On se souvient, par exemple, de ce syndicaliste patronal qui avait affirmé en pleine conférence de presse que les fonctionnaires « pouvaient parfois être utiles ». Un écart qui avait été immédiatement sanctionné par la direction du Medef.

« 100% de réussite » : Les élèves pourront redoubler le CP jusqu’à leurs 18 ans

Blanquer_CP.jpgJ.M. Blanquer veut se donner les moyens de ses ambitions. Pour atteindre son objectif de « 100% de réussite », le ministre compte autoriser les élèves à redoubler le CP jusqu’à leurs 18 ans.

« Dès juin 2018 » les élève qui n’ont pas atteint les objectifs de la classe de CP seront « autorisés à redoubler » autant de fois que nécessaire a déclaré le ministre dans un interview. « Les études montrent que plus ça rate, plus on a de chance que ça marche » a-t-il martelé en citant en particulier les travaux du Professeur Shadoko. Les classes de redoublants seront prises en charge par des professeurs volontaires et des étudiants recalés d’APB.

Dispositif spécial « CP à 12 ans »

Au-delà d’une demi-douzaine de redoublements, les élèves bénéficieront d’un dispositif spécial intitulé « CP à 12 ans ». Ils y suivront un programme accéléré inspiré du projet « Quand on ne sait pas où on va il faut y aller…. et le plus vite possible ». « Je fais confiance aux équipes pour trouver les solutions les plus adaptées »  a précisé le ministre en indiquant que « Tout avantage a ses inconvénients et réciproquement. »

Quoi qu’il arrive, à 18 ans, les jeunes seront définitivement libérés.  « S’il n’y a pas de solutions, il n’y a pas de problèmes » conclut le ministre.

Il obtient sa mutation, ses collègues fêtent son départ sans lui

retraiteGrand moment d’émotion ce samedi pour les enseignants de l’école de Vatan.  Toute l’équipe était réunie pour célébrée la mutation de M. Hilpart, le maître des CE2. Toute ? Non. En fait, le principal intéressé avait été soigneusement tenu à l’écart de la petite fête.

Dans son discours, la directrice de l’école, Mme Aléhouste a tenu a rappeler toutes les qualités dont son futur ex-collègue était totalement dépourvu. La plupart des enseignants n’ont pas pu s’empêcher de verser une larme de joie à l’évocation des nombreuses anecdotes d’incidents impliquant M. Hilpart. Son départ est un véritable soulagement pour les maitres et les maitresses mais aussi pour les parents et les élèves.

La fête a été organisée dans le plus grand secret. Pour que le partant ne se doute rien, ses collègues ont pris soin de ne surtout pas l’évoquer en salle des maitres et encore moins à la récréation. Il faut dire que l’évènement était attendu depuis plusieurs années. Sur la carte qu’ils remettront à la nouvelle école de M. Hilpart, ses bientôt anciens collègues souhaitent le plus grand courage à ceux qui vont le voir arriver.

Espérance Gothique : les écoles privées « new look » au programme médiéval

CourneuveAshoko et la Ligue de la Scolarité vont ouvrir à La Courneuve une école Espérance Gothique. Il s’agit d’exploiter, au bénéfice de la créativité et de l’amour de la patrie, l’attirance des adolescents pour le genre de la saga médiévale.

Le programme original de cette école hors-contrat fait une large place à l’épanouissement physique. Il comprend des cours d’équitation (en partenariat avec Bartoboss), des cours d’escrime, de chants liturgiques et guerriers (avec la chorale de Valeurs actuelles), ainsi qu’un cycle de musicologie et de pratique instrumentale gothique animé par les groupes Brothers of Mercy et The , The Preachers of Nowhere. Des séjours réguliers sont prévus au Puy-du-Fou, où se dérouleront aussi les épreuves finales de chaque session. Alexander Garden a apporté son soutien à cette initiative: « Si on veut brancher les mômes, il faut y aller à donf! », a-t-il déclaré en sortant d’une réunion pour se rendre à un colloque des Pèlerins de la France éternelle, avant de participer au Salon du Hacking Mortel à l’hôtel Méridien.