Loi Blanquer : des députés veulent obliger les profs à porter des sous-vêtements tricolores

slip_drapeau-francais.jpg« Dans les établissements d’enseignement publics et privés du premier et du second degré, le corps enseignant se doit de porter une tenue conforme à l’autorité que doit inspirer la Nation. » L’amendement au projet de loi « Blanquer » pour l’école de la confiance, déposé une dizaine de députés, souhaite règlementer les vêtements arborés par les professeurs.

Dans « l’exposé sommaire » qui accompagne le texte, les élus précisent que leur proposition vise à « mieux encadrer »  l’apparence des enseignants et à éviter les « débordements inacceptables » qui sont parfois constatés. Dans le viseur des parlementaires : les « caleçons écossais », « les strings en dentelle » et les « boxers délavés ». Autant de sous-vêtements qui seraient des atteintes à l’autorité des professeurs et, à travers eux, à l’autorité de la Nation.

Dessous assortis aux drapeaux

Dans un souci de cohérence, les députés préconisent que le ministre fixe par décret un cahier des charges des sous-vêtements autorisés. Ils suggèrent que le enseignants soient tenus de porter des dessous bleus-blancs-rouges, de façon à être assortis aux drapeaux affichés dans les classes.

Ni Jean-Michel Blanquer ni la  rapporteure du projet de loi, Anne-Christine Lang (LREM) n’ont encore indiqué leur position sur cet amendement. S’il venait à être adopté, le ministère pourrait envisager de passer une commande groupée auprès d’une célèbre entreprise de sous-vêtements « made in France ».

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Scandale : 800h de pédagogie avariée découvertes dans un lycée du Val-de-Marne

Lycée_Marlioz_-_Aix-les-BainsC’est un scandale dont le ministre de l’Education nationale se serait probablement passé. Plus de 800 heures de pédagogie avariée ont été découvertes dans un établissement du Val-de-Marne.

D’après les premiers éléments rassemblés par les autorités, les heures frauduleuses auraient été introduites par un professeur de français nommé dans l’établissement à la rentrée. Elles auraient ensuite été diffusées par plus d’une dizaine d’enseignants. Pour les enquêteurs le plus surprenant est la quantité impressionnante de pédagogie avariée rassemblée en en aussi peu de temps. Sabotage ou négligence, toutes les pistes sont encore ouverte.

Le Rectorat de Créteil, dont dépend l’établissement, promet de renforcer les contrôles. Une mission d’inspection a été dépochée en urgence pour tenter de sauver ce qui peut l’être. Seules un peu de plus de 150 heures auraient effectivement été dispensées aux lycéens. Le reste aurait été stocké sous forme de notes de préparation dans les cartables des enseignants. L’affaire est prise très au sérieux au plus haut niveau. « Ceux qui sont impliqués seront sanctionnés » assure le cabinet de Jean-Michel Blanquer.

Sur les réseau sociaux, les lycéens sont nombreux à exprimer leur inquiétude. Certains réclament l’application du principe de précaution et demandent la suspension des cours jusqu’à élimination complète de la pédagogie avariée.

CP dédoublés : 98 % des enseignants concernés constatent une diminution des effectifs de leur classe

Berlin Metropolitan School

Le dispositif phare de la politique éducative du Président de la République, les CP dédoublés en éducation prioritaire, semble déjà donner ses premiers résultats positifs. Plus de 98 % des enseignants concernés disent avoir constaté une diminution des effectifs de leur classe.

Le bilan de la mesure, rendu public cette semaine, livre des résultats « très encourageants ». Baisser à une douzaine d’élèves maximum les effectifs des CP et de CE1 permet de réduire drastiquement le nombre d’élèves par classe. L’évaluation du dispositif par la DEPP, la direction spécialisée du ministère, montre un « effet statistiquement très significatif ». A conditions équivalentes, les élèves sont nettement moins nombreux dans les classes dédoublées que dans les autres.

Écart aussi bien le matin que l’après-midi.

Sur le terrain, les enquêtes menées après des enseignants confirment les données nationales. Plus de 98 % des professeurs interrogés ont le sentiment d’avoir moins d’élèves dans leurs classes. Cet écart se retrouve aussi bien le matin que l’après-midi. Le seule réserve concerne les récréations ou le nombre d’enfants présent dans la cour ne paraît pas affecté par le dédoublement.

La DEPP note que pour être pleinement efficace, la mesure devrait être maintenue et accentuée. Si, pour l’instant, le ministère exclut d’aller au-delà des CP et CE1, il pourrait en revanche tendre vers des classes à zéro élève.

Une étude confirme que commencer les cours plus tard permet de se lever moins tôt

budzik_._alarm_clockUne étude publiée cette semaine vient conforter la position de ceux qui, à l’instar de Valérie Pécresse, plaident pour retarder les débuts des cours dans les établissements scolaire. Les résultats indiquent que commencer la journée de classe plus tard permet de se lever moins tôt

Les équipes du Dr Khros-Obios de l’Université de Dortard aux Etats-Unis ont étudié les horaires de cours et de sommeil de plus de 800 adolescents, garçons et filles de 12 à 18 ans. Les conclusions de l’étude sont sans ambiguïté : ceux qui commencent régulièrement plus tard sont ceux qui se lèvent le moins tôt. « Le taux de corrélation est de l’ordre de 85 % » analyse le spécialiste qui constate toutefois un « plafond » lorsque les cours commencent après 11h du matin.

Autres facteurs  « neutralisés »

Les résultats les plus spectaculaires sont obtenus sur le contre-test. « Dans 97 % des cas, les élèves qui commencent les premiers se lèvent avant ceux qui commence plus tard » analyse le Dr Khros-Obios. Pour les besoins de l’étude randomisée, la totalité des autres facteurs ont été « neutralisés » ce qui permet de d’établir un « lien mécanique » entre heure de cours et heure de levé et d’établir une liste de préconisations visant à optimiser le réglage des réveils des adolescents.

En définitive, le principal enseignement de l’enquête tient en une formule. Pour un adolescents, l’heure idéale pour se réveiller le matin est celle qui lui permet de se lever, de se préparer et d’arriver à l‘heure en cours.

Après les « gilets jaunes » et les « stylos rouges », les « copies blanches » des élèves mécontents

640px-College_Math_Papers.jpgAprès les « gilets jaunes » des ronds-points et les « stylos rouges » des professeurs, c’est au tour des élèves de se trouver un signe de ralliement. Le mouvement des « copies blanches » entend réunir les enfants en colère et exprimer leur mécontentement.

Fondé sur les réseaux sociaux, le mouvement s’inspire explicitement des mobilisations des adultes. « Les gens ne sont pas contents, même les profs s’y mettent alors pourquoi pas nous ? » s’interroge Anaïs qui a déjà rassemblé plus de 10 élèves de la classe dans le groupe snapchat « les copies blanches de 5e D ». Le point de départ semble être un devoir de mathématiques programmé pour la rentrée mais les revendications se sont depuis élargies à de très nombreuses questions.

Opposition aux stylos rouges des enseignants

Le mouvement affiche sa volonté de rassembler tous les élèves de la maternelle à l’université mais diverses plates formes circulent et les priorités divergent. Si les questions de la réforme du lycée et de ParcourSup dominent chez les plus grands, les élèves de primaire préfèrent insister sur la durée des récréations et le contenu des activités. Certains se placent très clairement dans l’opposition aux enseignants. « Avec les copies blanches, nous voulons empêcher les profs de nous corriger avec leurs stylos rouges. » témoigne Kevin, qui tente péniblement de suivre son année de terminale.

Les modalités d’action font elles aussi débat. Si la proposition de rendre des copies blanches a émergé dès le début, certains ont immédiatement pointé les risques encourus. A la recherche des formes de protestation originale, les participants proposent plutôt de rendre les copies sur des feuilles de couleur ou de rédiger leurs devoirs à l’encre sympathique.

Cherbourg : On est toujours sans nouvelles du prof qui avait réclamé une prime à Blanquer

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Après avoir écouté l’allocution du Président de la République, Stéphane a eu l’idée de demander une prime à son employeur, le ministre Jean-Michel Blanquer. Depuis, on est sans nouvelle de ce professeur âge de 34 ans.

D’après les premiers éléments de l’enquête, Stéphane aurait d’abord formulé sa requête sur les réseaux sociaux. « @jmblanquer, le Président a demandé aux entreprises d’accorder une primes aux salariés, c’est valable aussi pour les profs ? » a t-il écrit sur son compte Twitter dès lundi soir. Le lendemain, après une conversation avec ses collègues, l’enseignant décide de passer à la vitesse supérieure : il rédige un courrier adressé directement au ministre.

Depuis, plus personne ne sait ce qu’il est advenu de lui. Ni ses proches ni ses collègues ne disposent de la moindre information. Un signalement pour disparition inquiétante a bien été effectué auprès de la gendarmerie mais il reste pour l’instant sans résultat. Le rectorat de Caen, dont dépend l’enseignant, affirme n’avoir connaissance d’aucune anomalie le concernant.

Les rumeurs les plus folles circulent parmi ses collègues. Certains vont jusqu’à imaginer que Stéphane ne fera sa réapparition que lorsque Jean-Michel Blanquer aura confirmé le versement d’une prime aux personnels de l’Éducation nationale.

École de la confiance : Avec la Loi Blanquer, les profs devront afficher le portrait du ministre dans les classes

jean-michel-blanquer-le-ministre-de-l-education-nationale_article_large.jpgLe projet de loi « pour une école de la confiance » a été présenté en conseil des ministres. Le premier article porte sur « l’engagement de la communauté éducative » prévoit l’obligation, pour les enseignants, d’afficher le portrait du ministre dans les salles de classe.

La réforme inscrit dans l’article L. 111-3-1 du Code de l’éducation que « Par leur engagement leur exemplarité, les personnels de la communauté éducative contribuent à l’établissement du lien de confiance qui doit unir les élèves et leur famille au service public de l’éducation. ». Ce lien de confiance devra se manifester par l’expression du plus profond respect au principal artisan du service public : le ministre de l’Éducation nationale.

Présence de l’autorité ministérielle dans les classes

L’étude d’impact de la loi explique plus précisément la démarche. « La présence de l’autorité ministérielle dans les classes conduira les élèves à mieux respecter l’institution scolaire et ses professeurs. » De nombreuses études, en particulier en neurosciences, démontrent sans ambiguïté que travailler sous l’œil du ministre a un effet positif sur la confiance des élèves et des enseignants.

Un vademecum est en cours de rédaction pour accompagner les équipes dans l’accrochage et la valorisation des portaits de Jean-Michel Blanquer. Des plantations de platanes et des chants en l’honneur du ministre pourront par exemple être organisés au moment de la rentrée scolaire.