Le prof de Poutine témoigne : « Vladimir n’a jamais été très fort en Géographie »

-Russia_in_its_regionEXCLUSIF. Le Professeur Igor Atefev a été l’enseignant de Vladimir Poutine pendant plusieurs années. Il se souvient d’un élève médiocre en géographie. Une faiblesse qui pourrait permettre d’expliquer la politique du Président Russe.

« Vladimir avait de très grosses capacités. Il était très doué en EPS et en histoire » explique M. Atefev qui dit désormais retiré dans une datcha sur les bords du fleuve Amour. « En revanche, il n’était pas très fort en géographie. » Malgré ses efforts, l’enseignant n’est jamais parvenu au moindre résultat positif dans cette discipline.

Il a indiqué « Russie » pour tous les pays de la carte.

PoutineJeune

Vladimir Poutine

« Quand il fallait colorier la Russie, il ne pouvait pas s’empêcher de dépasser. » se souvient-il. « Je lui répétais sans arrêt qu’il ne fallait pas aller au-delà des frontières, mais il n’en tenait jamais compte ! ». Ce n’était guère mieux en matière de localisation. « Une fois, j’ai demandé de compéter une carte de notre pays et de ses voisins, Vladimir a indiqué « Russie » pour tous les pays de la carte. » Encore plus inquiétant, le jeune Poutine se révélait incapable de différencier les autres pays du monde. « Pour lui, Syrie, Libye, Turquie, Chili, c’était la même chose ! » se lamente son ancien professeur.

Les révélations d’Igro Atefev jettent une lumière crue sur les lacunes du maitre du Kremlin et pourraient éclairer une grande partie de ses choix géopolitiques.

Déclarations de Nadine Morano : ses profs d’histoire déclinent toute responsabilité

MoranoPoiluLes déclarations de Nadine Morano n’en finissent pas de faire réagir. Au micro d’Europe 1 elle a invité les migrants « se battre pour leur pays » plutôt que de le « fuir » avant d’ajouter « Heureusement que nous n’avons pas fait pareil, nous, en 1939-1945 ou en 1914 ! ». Dans un communiqué, ses anciens professeurs d’histoire déclinent toute responsabilité dans ces propos.

Les enseignants, regroupés dans un collectif baptisés « La Pucelle c’est pas nous » tiennent à faire savoir qu’ils ne sont en rien responsables de la comparaison tentée par l’élue de Lorraine. Ils déclarent solennellement avoir « correctement suivi les programmes en vigueur sur la première et la deuxième guerre mondiale ». Les professeurs, pratiquement tous à la retraite, considèrent qu’il en va de leur « honneur professionnel » de ne pas être associés aux déclarations de l’ancienne ministre.

« Certains de nos collègues sont pris à partie  »

Pour preuve de leur bonne foi, les anciens profs de Nadine Morano (Nadine Pucelle à l’époque) produisent toute une série de rapports d’inspections qui attestent de la qualité de leur travail. Joint par téléphone, le porte-parole du comité explique que la démarche vient de loin. « Jusque-là, nous préférions rester discrets mais là ce n’est plus possible  » justifie-t-il. Ce sont les réactions du grand public qui les ont poussé à agir. « Certains de nos collègues sont pris à partie en raison des déclarations de Madame Morano ». Tous espèrent que leur communiqué leur permettra de sortir de nouveau la tête haute.

L’ancienne ministre Les Républicains n’a pour l’instant pas souhaité réagir. En revanche, la démarche de ses anciens professeurs d’histoire pourrait être imitée par ses professeurs de français.

Programmes d’histoire : les charcutiers-traiteurs demandent à être reçus au ministère

Séderon_charcuterie_Porc_du_VentouxL’annonce par le Président de la République d’une vaste consultation sur les futurs programmes d’Histoire du collège n’en finit pas de susciter des vocations. La confédération nationale des charcutiers traiteurs vient de demander à être reçue au ministère sur cette question.

La profession, qui a mal vécu la polémique sur la viande de porc dans les cantines, entend profiter de l’occasion pour redorer son blason. « Les charcutiers-traiteurs sont les artisans du goût » proclame Jean Bonnot, délégué pédagogique du syndicat « Nous avons des choses à faire valoir dans les programmes d’histoire ». Les professionnels  se plaignent en particulier de l’absence de mention de la charcuterie et des activités associées dans le projet rédigé par le Conseil Supérieur des Programmes.

au moins 1h par semaine sur l’histoire de la viande de porc.

Selon eux, la promotion du « récit national » voulue par le premier ministre va dans leur sens. « La cuisine française est reconnue par l’Unesco, on ne peut pas faire l’impasse dessus » insiste M. Bonnot. Pour lui,  il convient de réserver au moins 1h par semaine à l’histoire des différentes manières d’accommoder la viande de porc. « Cette étude peut marier très harmonieusement l’histoire et la géographie » insiste le représentant des charcutiers en prenant l’exemple des saucisses de Toulouse, Strasbourg et Francfort.

Dans son combat, la Confédération des charcutiers-traiteurs pourrait trouver des alliés dans le collectif « et nous alors ? » qui regroupe de nombreuses professions et associations. Elles ont toutes en commun de revendiquer une place spécifique dans les programmes d’histoire.

Victime de « phobie évaluative » un prof ne corrige aucune copie pendant 3 ans

L’affaire qui tombe mal pour le lycée de la rue de Hollande. Tout juste muté dans l’établissement, un professeur d’histoire est accusé de ne pas avoir corrigé une seule copie depuis 3 ans.

« C’est une histoire de fous ! » s’exclame le Proviseur de l’établissement encore sous le choc de la découverte. Des élèves qui ont connu M. Stilorouje dans son ancien collège sont formels : Il ne rend jamais les copies. « Il nous faisait des corrigés et il mettait des notes mais quand on demandait nos copies, il trouvait toujours un prétexte pour ne pas les rendre » raconte Louisa qui l’a eut comme professeur en 6e et 4e.

« Je n’arrive tout simplement pas à corriger des copies »

« Je souffre de phobie évaluative » se défend l’enseignant qui insiste pour se présenter comme un malade. « Je n’arrive tout simplement pas à corriger les copies ». Pour ne pas être démasqué, il met un soin méticuleux à remplir les bulletins et les dossiers administratifs. Pendant trois ans, à part les élèves, personne ne se rend compte de rien. S’il n’avait pas demandé sa mutation au lycée, M. Stilorouje aurait certainement continué encore longtemps.

Au rectorat on affirme n’avoir aucune information. « Ce professeur a toujours été très bien noté » indique le chef du bureau des personnels « il a été inspecté l’année dernière et tout s’est bien passé » Une enquête administrative a été ouverte pour établir les responsabilités. Le proviseur du lycée envisage également de solliciter la MGEN pour trouver un remède à la phobie évaluative.

 

Ce vieux prof de centre ville qui voulait faire échouer ses élèves

Il y a des établissements où le succès apparait comme une fatalité. Sociologiquement et culturellement la réussite scolaire y est naturelle. Face à cet implacable constat un enseignant s’engage depuis 35 ans pour faire mentir les statistiques. Portrait

M. Planteur est professeur d’histoire dans un collège de centre ville. Enseignant passionné, il ne compte ni son temps ni son énergie. Il se consacre à 100% à son objectif : faire échouer ses élèves. « Je refuse de me résigner » explique l’enseignant « Ces jeunes ont tout pour réussir. Mon travail c’est de leur permettre d’échouer comme les autres ». M. Planteur affirme fièrement son crédo : le droit à l’échec scolaire est une question d’égalité républicaine.

M. Planteur affiche les résultats les plus bas du collège.

Pour parvenir à son but, M Planteur dispose d’une méthode éprouvée. Interrogations trop difficiles, questions non traitées en cours, documents incompréhensibles, les élèves sont cernés. « Ils n’ont absolument aucune chance » constate un parent d’élève. « Et comme il y a peu de notes, un seul devoir raté suffit à faire baisser la moyenne ». Le fait est que dès le premier trimestre M. Planteur affiche les résultats les plus bas du collège.

Dans les premier temps, certains élèves se montrent réticents mais au final, tous adhérent. « On sait à l’avance qu’on ne réussira pas c’est très rassurant en fait. » témoigne Annabelle en classe de 3e. A l’arrivée, même les plus récalcitrants acceptent de se couler dans le moule. « La quasi-totalité des élèves a renoncé à travailler » se réjouit M Planteur. « Ça n’a pas toujours été facile mais nous devrions en voir les fruits lors des résultats du brevet ». L’objectif du professeur est clair et annoncé : 0% de réussite.

Réforme : un lycée-musée va continuer à appliquer le « statut de 1950 ».

Le ministère de l’éducation vient d’annoncer une réforme du statut des professeurs du secondaire. Pour maintenir un témoignage de la situation antérieure, un lycée-musée va continuer à fonctionner comme dans les années 1950.

L’initiative vient du musée de l’éducation de Rouen qui a pour but de conserver la « mémoire vivante » de l’enseignement français. Dans ce « lycée-musée », tout sera conforme à ce qui existait à l’époque.

Marcelin Aïeul son proviseur explique la démarche. « Nous allons appliquer à la lettre les « décrets de 1950 » pour les professeurs. Nous aurons par exemple des adjoints d’enseignement qui assureront un service mixte d’enseignement et de surveillance. Il faudra que nos professeurs de lettres reçoivent par arrêté ministériel, le titre de professeur de première ». Les photos du président de la République Vincent Auriol et du ministre de l’éducation nationale Yvon Delbos seront placées dans le hall du lycée.

Les programmes seront également repris

V. Auriol et Y. Delbos.

V. Auriol et Y. Delbos.

Pour rester en conformité avec les pratiques de la période, il y aura deux salles des professeurs. L’une pour les agrégés, l’autre pour les autres enseignants.

Les programmes seront également repris. M. Levieux professeur d’histoire-géographie détaille les contenus. « Le programme d’Histoire s’arrêtera en 1939. A l’époque, on ne faisait pas d’histoire trop récente. Et bien sur pas question de faire de la Science fiction en évoquant la Ve République. ». En géographie, le programme fait la part belle aux territoires de l’Union Française et à l’industrie de l’Union Soviétique. Le lycée-musée lance un appel à qui pourra fournir des cartes murales pour illustrer ces thèmes. Elles sont aujourd’hui introuvables.

L’ouverture de l’établissement est prévue pour la rentrée 2015. Les volontaires qui souhaitent y enseigner peuvent se faire connaitre auprès du musée. Gageons que les opposants à la réforme du « statut de 1950 » déposeront leurs candidatures.

 

En manque, la prof d’Histoire se lance dans un cours devant ses filles de 18 mois.

UkraineLa pression était trop forte. A force d’entendre parler de la crise, Caroline, professeure d’Histoire-Géo s’est lancée un cours sur l’Ukraine devant ses deux filles de 18 mois.

L’enseignante explique cet élan de pédagogie « Il y a tellement d’enjeux, le gaz, la flotte russe, l’ex-URSS, l’Union européenne…Impossible de résister. Il a fallu que j’explique. ». Caroline étant encore en vacances, elle se tourne vers le seul public disponible : ses propres filles.

Le cours dure environ 45 minutes illustré de cartes et d’une vidéo mais sans mise en activité. A la fin de la présentation, Lisa, encore inscrite à la crèche, montre un certain enthousiasme. « C’était très clair. C’est compliqué, mais j’ai tout compris. Maman est vraiment très forte ». Sa sœur acquiesce d’un gazouillis complice.

Le Professeur Bwadubenco, spécialiste de l’Ukraine, confirme la qualité de l’exposé. « Caroline a su montrer l’essentiel sans se perdre dans les détails ni tomber dans la caricature. C’est du très beau travail ! »

Le soir, au moment du bain, les fillettes ont pu réinvestir une partie de leurs acquis notamment en matière de gestion des ressources. Les jouets ont ainsi fait l’objet d’un partage à l’amiable sans intervention militaire.

Caroline attend maintenant la rentrée avec une certaine impatience pour évoquer le sujet avec ses élèves. Les vrais.