Jean-Michel Blanquer promet une épreuve de Hand Spinner au brevet des collèges

Hand_SpinnerAvec une telle mesure, le nouveau ministre de l’Education nationale se prépare une belle popularité dans les cours de récréations. A peine arrivé rue de Grenelle, Jean-Michel Blanquer promet d’instaurer une épreuve de Hand Spinner au brevet des collèges.

Le phénomène Hand spinner ne s’est emparé des enfants que depuis quelques semaines. C’est peu mais c’est assez pour le nouveau ministre, manifestement très au fait des questions d’éducation, s’empare du sujet. La petite toupie d’origine américaine est en passe de devenir l’activité la plus pratiquée par les collégiens français. Créée pour aider de jeunes autistes elle a très rapidement conquis les 7-15 ans.

D’après le dossier préparatoire élaboré en urgence par le ministère, l’épreuve de hand spinner pourrait comporter trois parties distinctes. Une épreuve de « vitesse pure », des figures imposées et une analyse interdisciplinaire de la toupie en lien avec les programmes de technologie, de physique et de mathématiques. Le tout pour une durée de deux heures qui viendraient s’ajouter aux épreuves déjà existantes.

Compte tenu du calendrier très serré, le hand spinner ne sera expérimenté au brevet que dans une cinquantaine d’établissements avant d’être généralisé à la rentrée prochaine. Entre temps, le ministère aura déjà commencé à plancher sur la création d’un CAPES et d’une agrégation de hand spinner.

Présidentielle : V. Peillon reconnait avoir été ministre de l’Education nationale pendant près de deux ans

peillon2Pour la candidat à la primaire la gauche, mieux vaut sans doute désamorcer la polémique avant qu’elle ne prenne trop d’ampleur. Devant nos confrères d’une radio privée, Vincent Peillon a reconnu avoir été ministre de l’Education nationale pendant près de deux ans.

Il faut dire que, depuis l’annonce de sa candidature, la rumeur se faisait de plus en plus insistante. De nombreux journalistes et mêmes de hauts responsables du ministère affirmaient avoir vu Vincent Peillon fréquenter assidument la rue de Grenelle dans les deux premières années du quinquennat Hollande.  L’information aurait même été brièvement mentionnée sur le site officiel de l’Éducation nationale.

Ministre pendant  pendant 1 an et 10 mois

« Oui, j’ai été ministre de l’Education nationale » a simplement admis le candidat en précisant qu’une loi et plusieurs décrets portaient effectivement sa signature. D’après une enquête  approfondie, menée sur Wikipédia par notre stagiaire de 3e, Vincent Peillon aurait occupé le poste pendant 1 an et 10 mois de mai 2012 à mars 2014 dans les gouvernements de Jean-Marc Ayrault. Une durée suffisante pour que les faits ne puissent pas rester cachés très longtemps.

Il est encore trop tôt pour savoir si ces révélations auront un impact sur le score de Vincent Peillon à la primaire de la Gauche. Surtout si on découvre que d’autres candidats ont, eux aussi, été ministre de l’Éducation nationale.

Buzz : Un ancien ministre de l’Education serait à l’origine du site satirique EdukActus

Rochechouart_CactusLa rumeur est partie d’un journaliste d’un grand quotidien du soir. Un ancien locataire de la rue de Grenelle serait à l’origine d’EdukActus. Une information qui fait le buzz.

Sur Twitter les réactions sont immédiates. Michel, parent d’élève dans le Var n’y croit pas une seconde. «  S’il y avait eu un Ministre de l’EN avec ce sens aigu de l’humour et de la dérision on l’aurait remarqué  ». Alan, professeur des écoles à Rouen est plus nuancé. « Il semblerait que les informations données à EdukActus proviennent en effet de sources proches des dossiers. Coïncidence ? » En tout état de cause l’implication d’un ministre dans la création du site pourrait expliquer sa surveillance par la NSA découverte il y a quelques jours.

Najat Vallaud-Belkacem et Benoît Hamon, peuvent être mis hors de cause.

Si l’information venait à être confirmée, elle entrainerait bien sur les spéculations sur l’identité du « coupable ». Najat Vallaud-Belkacem et Benoît Hamon, nommés après la création du site peuvent déjà être mis hors de cause. D’autant plus que tous deux étaient a priori peu spécialistes du sujet.

 Le premier suspect serait donc Vincent Peillon. C’est lui qui était ministre au moment de la création d’EdukActus. Le site avait d’ailleurs été le premier à annoncer qu’il allait quitter le ministère de l’Education nationale et entrer au Panthéon. Avant lui, une dizaine d’anciens ministres sont encore en vie dont Lionel Jospin, Jack Lang, François Bayrou, Xavier Darcos et Claude Allègre. Le créateur du site satirique se trouverait donc parmi eux.

A l’heure actuelle, aucun indice ne permet de privilégier une piste plutôt qu’une autre. Le mystère du ministre de la satire reste entier.

Scandale : Najat Vallaud-Belkacem aurait un passé d’élève à l’Education nationale.

C’est une nouvelle polémique pour la ministre de l’Education nationale. Najat Vallaud-Belkacem aurait un passé d’élève et même d’étudiante. Une période de sa vie qu’elle tenterait discrètement de faire oublier.

Les débuts de Najat Belkacem à l’Education nationale remontent aux années 80. Sous la présidence de François Mitterrand, elle fréquente d’abord une école d’Amiens puis le collège César Franck. En 1995, Jacques Chirac est élu. La jeune femme bascule. C’est le début d’un parcours au lycée Delambre qui se conclut par un baccalauréat ES. Elle poursuit ensuite des études supérieures en droit à Amiens et entre à Sciences Po. Au total, Najat Belkacem aura passé une vingtaine d’années comme élève ou étudiante.

L’expérience d’élève de la ministre la disqualifie pour ce poste

A droite, ces révélations font l’effet d’une bombe. « Le parcours de Madame Belkacem est celui d’une idéologue » déclare Eric Ciotti. Pour l’élu de Nice, tout dans la scolarité de Najat-Vallaud Belkacem témoigne de son sectarisme. Pour Nadine Morano, l’expérience d’élève de la ministre la disqualifie pour ce poste. « On ne va quand même pas confier les enfants à quelqu’un qui est allé à l’école » s’indigne la députée européenne. Sur Twitter, beaucoup font le lien entre la scolarité de NVB et son implication dans les ABCD de l’égalité. « Elle a été « élève » sans qu’on puisse savoir si ce mot est masculin ou féminin » abonde la présidente de la Manif pour tous. Dans les milieux hostiles à la « théorie du genre », l’argument fait mouche.

intox ou véritable révélation ? A demi-mot, le ministère de l’Education nationale reconnait l’existence d’un dossier scolaire au nom de Najat Belkacem. Sous couvert d’anonymat, un responsable concède même que le cas n’est pas isolé. La plupart des ministres du gouvernement seraient passés par l’école. Une confidence qui pourrait mettre le premier ministre dans l’embarras à quelques jours de sa déclaration de politique générale.

Drame : Christine Boutin immole un cierge pour protester contre la nomination de N. Vallaud-Belkacem

320px-Chile_-_Santiago_36_-_devotion_candles_at_on_Cerro_San_Crisóbal_(6977803597)Le drame s’est produit peu après l’annonce de la composition du nouveau gouvernement. Christine Boutin a immolé un cierge pour protester contre la nomination de Najat Vallaud-Belkacem comme ministre de l’Education nationale.

La présidente d’honneur du Parti Chrétien Démocrate avait prévenu. Dans un Tweet publié en fin d’après midi, elle dénonçait par avance une « provocation non tolérable » en cas d’arrivée de la jeune femme à l’Education nationale.  

Dans son entourage, ce message inquiète. Ses proches imaginent qu’elle envisage de commettre l’irréparable.TwBoutin

 Sitôt connue la nomination de l’ancienne ministre des droits des femmes, Christine Boutin passe à l’action. « J’ai tout de suite compris qu’il allait se passer quelque chose de grave » témoigne un voisin qui l’a vu sortir de chez elle et se diriger vers l’église du quartier. « Elle avait son manteau et un parapluie » raconte un passant qui ne l’a pas reconnue.

 Arrivés très rapidement sur les lieux, les enquêteurs tentent de reconstituer les faits. Sur place, ils ne retrouvent que quelques restes calcinés et un carré Hermès. D’après les premiers éléments, Christine Boutin serait entré dans l’église puis se serait emparé d’un cierge avant d’y mettre le feu.

 Ce geste d’une rare violence met une nouvelle fois en avant les tensions autour de l’école. Pour l’heure, ni le ministre de l’intérieur, ni Najat Vallaud-Belkacem n’ont encore fait de commentaire sur cette affaire.

Les professeurs pourraient être reconnus comme des « êtres vivants doués de sensibilité »

Dans peu de temps, les professeurs français auront peut-être un nouveau statut. Un rapport parlementaire préconise d’étendre aux enseignants la qualité « d’êtres vivants doués de sensibilité » qui vient d’être reconnue pour les animaux.

La proposition s’appuie sur une étude menée depuis 3 ans auprès de 800 enseignants de toutes les catégories. « Au-delà de la rumeur, nous sommes arrivés à la conclusion que les professeurs avaient une vie en dehors de leur classe » explique M. Lavraivie rapporteur de la commission « Il est possible de rencontrer des professeurs à leur domicile, dans la rue, au supermarché… » Les élus donnent également l’exemple d’un enseignement qui amène régulièrement ses enfants à l’école.

Les propos des élèves qui affirment régulièrement apercevoir leurs enseignants en dehors de l’établissement trouvent ici une solide confirmation.

 « Au regard de notre enquête, cette modification s’impose.»

Les députés envisagent maintenant de déposer une proposition de loi. « Au regard de notre enquête, cette modification s’impose. On ne peut plus considérer que l’enseignant est un être à part confiné dans sa classe ».

La question pourrait également être inscrite au programme de l’Assemblée lors du prochain débat sur la rénovation du statut de la fonction publique. « le gouvernement se montera ouvert à un amendement parlementaire sur cette question » a déjà déclaré un conseiller de la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu.

 

Benoît Hamon découvre le « placard aux réformes » de l’Education nationale.

La passation de pouvoir au ministère de l’Éducation nationale vient de se terminer. Pour sa première visite dans son nouveau ministère, Benoit Hamon a fait le tour du propriétaire. Y compris en ce qui concerne les lieux les moins fréquentés

Le ministre sortant a présenté à son successeur le « placard aux réformes » de l’Éducation nationale. C’est là que sont stockées toutes les réformes abandonnées ou inachevées. Et elles sont nombreuses. Les documents, soigneusement rangés par ministre et par année, remontent à la libération. L’un des plus anciens est le plan Langevin-Wallon présenté en 1947. Parmi les plus gros, le « grand service public unifié et laïque de l’éducation nationale » d’Alain Savary, abandonné dans la douleur en 1984.

Benoit Hamon a passé quelques instants à parcourir le contenu du placard.

ImageBenoit Hamon a passé quelques instants à parcourir le contenu du placard. A la sortie, il livre ses impressions en forme d’hommage à son prédécesseur « Vincent Peillon a fait pas mal de ménage. Il a repris des dossiers qui trainaient depuis longtemps pour les faire sortir du placard. ». Plus cruel, il évoque le dernier ministre du quinquennat Sarkozy « Luc Chatel a largement contribué à remplir l’armoire. Mais en fait, les dossiers sont presque vides. Souvent, il n’y a que le communiqué de presse qui annonce une mesure et plus rien derrière ! ».

Dans son discours inaugural, le nouveau ministre a lourdement insisté sur la poursuite des réformes engagées par Vincent Peillon. Très clairement, Benoît Hamon n’a pas l’intention de remplir le « placard aux réformes ».