Patronat. Un cadre du Medef avoue : « oui, je suis allé à l’école »

medef« Si l’école faisait son travail, j’aurais du travail ». Le slogan « choc « de la campagne du Medef semble avoir déjà trouvé son contre-exemple au sein même de l’organisation patronale. Ce matin, sous la pression, un cadre du Medef a reconnu avoir été scolarisé.

Nicolas Viré est membre de l’équipe dirigeante du Medef et patron d’une PME de 180 salariés dans le Sud-Est de la France. Interrogé sur la campagne polémique lancée par son organisation, il a été contraint d’avouer « Oui, je suis allé à l’école ». À partir de là, le responsable patronal a livré des aveux complets et circonstanciés. « J’ai commencé en maternelle, puis en élémentaire, au collège et au lycée » a-t-il admis sous les yeux stupéfaits des journalistes qui lui faisaient face. En réalité, Nicolas Viré n’a quitté les bancs de l’école qu’à 25 ans, une fois en poche son diplôme d’une grande école de commerce. Sur sa lancée, il a reconnu avoir « appris des choses » et même avoir « apprécié» certains de ses enseignants. Des propos en totale contradiction avec la ligne qu’il était censé défendre.

D’après les experts, ce n’est pas la première fois qu’un membre du Medef craque en direct. On se souvient, par exemple, de ce syndicaliste patronal qui avait affirmé en pleine conférence de presse que les fonctionnaires « pouvaient parfois être utiles ». Un écart qui avait été immédiatement sanctionné par la direction du Medef.

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Code du Travail : Les accords d’entreprise pourront être négociés par les stagiaires de 3e

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Les ordonnances réformant de code du travail n’ont peut-être pas encore livré toutes leurs surprises. A partir de leur promulgation, les accords d’entreprises pourront être négociés par les stagiaires de 3e.

Dans les entreprises de moins de 20 salariés, en l’absence de délégué syndical, l’employeur aura la possibilité de négocier avec n’importe membre du personnel. Si un stagiaire de 3e est présent dans l’entreprise au moment de la négociation, le patron pourra se tourner vers lui pour représenter les salariés. Une opportunité qui a toutes les chances de faciliter les discussions.

Permettre aux entreprises de préparer l’avenir

Au ministère du travail, on assume le côté « iconoclaste » de la mesure. Officiellement, il s’agit de permettre aux entreprises de préparer l’avenir. « Négocier avec des stagiaires de 3e, c’est négocier avec les futurs salariés » explique un conseiller de la ministre. Officiellement le recours aux stagiaires de 3e devrait se limiter à des situations très particulières mais rien n’indique qu’il soit encadré dans les ordonnances.

Du côté de l’Éducation nationale, on ne souhaite pas commenter cet aspect de la réforme. Toutefois, certaines rumeurs affirment déjà que signer un accord d’entreprise pourrait accorder des points pour le brevet des collèges.

Nouveaux programmes : Au CP, les enfants apprendront les chiffres par ordre alphabétique

Primary_School,_Wix,_Essex_-_geograph.org.uk_-_1950175-2-8-9-4-7-6-3-1-0. Même si cette suite de chiffres vous semble incohérente, elle sera bientôt familière à tous les élèves de CP. Les nouveaux programmes voulus par le ministre J.M. Blanquer prévoient l’apprentissage des chiffres par ordre alphabétique.

« La façon dont on aborde les chiffres au CP doit être repensée » avait déclaré le ministre dans une interview. Prônant une «  plus grande cohérence dans les apprentissages » entre la lecture et les mathématiques, JM Blanquer arrive à la conclusion que l’ordre alphabétique est le plus pertinent pour la découverte des chiffres. La technique devrait être expérimentée cette année dans une dizaine de départements puis généralisée dès qu’elle aura prouvé son efficacité.

« Il y a une vraie logique à enseigner le zéro en dernier »

Si la plupart des spécialistes avouent ne jamais avoir envisagé de faire apprendre les chiffres par ordre alphabétique, l’entourage du ministre se démène pour justifier la nouvelle méthode. « Il y a une vraie logique à enseigner le zéro en dernier » explique un conseiller qui préfère garder l’anonymat, « c’est à la fois le chiffre qui a été inventé le plus tard et celui qui a la valeur la plus faible ». Une démonstration par A+B qui s’appuie sur les dernières recherches en la matière.

Compte tenu de l’ampleur du changement, le ministère promet de laisser un temps d’adaptation aux enseignants. Ceux qui ont déjà commencé à travailler avec leurs élèves pourront poursuivre dans l’ordre habituel, ils ne seront pas obligés de repartir de zéro.

« Am Stram Gram », le logiciel révolutionnaire qui va remplacer APB

Université_Lille_3_Amphi_A6Adieu APB, bonjour « Am Stram Gram ». Le ministère de l’enseignement supérieur vient de dévoiler le logiciel qui doit, dès cette année, remplacer le célèbre Admission Post-Bac et résoudre les problèmes d’affectation des étudiants.

Les ratés d’APB auront eu raison du logiciel dont la mort a été annoncée il y a quelques jours. Son remplaçant « Am Stram Gram » sera mis en service au mois de janvier pour les étudiants qui devront entrer dans l’enseignement supérieur à la rentrée 2018. Pour le ministère, « ASG » sera capable de réussir là où les échecs d’APB ont alimenté un véritable feuilleton. « Avec Stram Gram tout sera absolument aléatoire » explique le chef de projet du ministère. Un fonctionnement qui, d’après-lui, est parfaitement à même de relever le défi d’affecter près de 800.000 jeunes.

« Procédure simplifiée à l’extrême »

« Tant que le nombre de places est égal ou supérieur au nombre d’étudiants, Am Stram Gram trouvera toujours une solution » insiste-t-il. Pour les lycéens, la procédure sera simplifiée à l’extrême. Plus besoin de faire des vœux, de tenir compte des « pastilles » et autres places limitées. Une simple inscription en ligne et les candidats se verront attribuer une place dans un établissement d’enseignement supérieur. Autre avantage, le système sera totalement transparent. Le mystérieux code d’APB sera remplacée par une unique fonction « ALEA() » appliquée à la totalité des candidats.

Dans le cas – très improbable – où l’affectation aléatoire ne conviendrait pas au futur étudiant, le gouvernement a prévu de mettre en place une « bourse d’échange ». Les candidats pourront y échanger leurs places à partir d’une liste de vœux et de leurs résultats de l’année de terminale.

Le gouvernement prêt à recruter des contrats aidés pour chercher des solutions à la crise des contrats aidés

bureauVrai recul ou repli tactique, l’avenir le dira. Le premier ministre a annoncé ce matin que le gouvernement était prêt à recruter des contrats aidés pour chercher des solutions à la crise des contrats aidés.

Un financement exceptionnel de près de 1500 emplois a donc été débloqué pour faire face à la grogne. La campagne de recrutement devrait démarrer dans les jours qui viennent avec l’objectif de 500 embauches avant la fin du mois et le reste d’ici la fin de l’année. Ces personnels seront spécialement chargés de chercher des solutions pour compenser l’absence des contrats aidés.

Trouver les moyens de se passer des contrats aidés.

Ces « contrats aidants » comme les a qualifié Edouard Philippe pourront être affectés auprès des administrations ou des collectivités qui en bénéficiaient jusque-là de contrats aidés. Ils seront spécifiquement chargés de trouver – avec les employeurs – les moyens de se passer des contrats aidés. Pour y parvenir, les nouvelles recrues bénéficieront d’une formation très soutenue dès leur prise de fonctions.

Pour l’heure, les observateurs oscillent entre surprise et prudence. La plupart font remarquer qu’il aurait peut-être été plus judicieux d’affecter ces contrats aidés à des missions précédemment remplies par des contrats aidés.

Le prof qui voulait échapper à la rentrée s’est finalement rendu aux autorités

Police-Strasbourg-IMG_1270Ses collègues étaient à deux doigts de déclencher une alerte enlèvement. Le professeur qui voulait échapper à la rentrée s’est finalement rendu aux autorités.
Depuis plusieurs semaines, les proches de l’enseignant constataient un comportement étrange. « Il faisait comme si les vacances allaient durer éternellement » raconte son épouse dans une interview au quotidien local. « il n’avait absolument rien préparé ni même sorti ses affaires pour la reprise« . Vendredi, pour la pré-rentrée, ses collègues n’ont pu que constater son absence. Toute la journée, ils ont hésité entre l’erreur et l’accident. Alertée, l’inspection a préféré attendre un peu avant de s’affoler.
L’enseignant s’est finalement rendu aux autorités ce matin. Dans sa déposition, il a expliqué avoir voulu échapper à la rentrée mais s’être rendu compte que sa tentative était vaine. Il a été rapidement remis en liberté avec pour mission de retrouver ses élèves et de s’assurer qu’il n’y a aucun absent.

« Moi, je n’ai rien fait des vacances ! » par ce collègue énervant qui a déjà préparé toute son année

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« Oh moi, je n’ai rien fait de toutes les vacances ! Les vacances, c’est fait pour se reposer.
Je ne suis pas parti, je n’aime pas la mer, il y a trop de monde. Le soleil c’est mauvais pour la peau et le sable, c’est insupportable.
J’ai juste un peu repris les préparations de l’année dernière pour les améliorer. Et puis du coup, j’ai refais les évaluations. Mais c’est tout,  hein ! J’ai vraiment profité des vacances. J’ai regardé des trucs à la télé et j’ai visité des expos. Ça m’a donné plein d’idées d’activités à faire avec les élèves. D’ailleurs, j’ai préféré les réaliser tout de suite. Ça me fera gagner du temps pendant l’année.
Bref, des super vacances loin du boulot.
Et toi alors, ces vacances ? »