Loi Blanquer : des députés veulent obliger les profs à porter des sous-vêtements tricolores

slip_drapeau-francais.jpg« Dans les établissements d’enseignement publics et privés du premier et du second degré, le corps enseignant se doit de porter une tenue conforme à l’autorité que doit inspirer la Nation. » L’amendement au projet de loi « Blanquer » pour l’école de la confiance, déposé une dizaine de députés, souhaite règlementer les vêtements arborés par les professeurs.

Dans « l’exposé sommaire » qui accompagne le texte, les élus précisent que leur proposition vise à « mieux encadrer »  l’apparence des enseignants et à éviter les « débordements inacceptables » qui sont parfois constatés. Dans le viseur des parlementaires : les « caleçons écossais », « les strings en dentelle » et les « boxers délavés ». Autant de sous-vêtements qui seraient des atteintes à l’autorité des professeurs et, à travers eux, à l’autorité de la Nation.

Dessous assortis aux drapeaux

Dans un souci de cohérence, les députés préconisent que le ministre fixe par décret un cahier des charges des sous-vêtements autorisés. Ils suggèrent que le enseignants soient tenus de porter des dessous bleus-blancs-rouges, de façon à être assortis aux drapeaux affichés dans les classes.

Ni Jean-Michel Blanquer ni la  rapporteure du projet de loi, Anne-Christine Lang (LREM) n’ont encore indiqué leur position sur cet amendement. S’il venait à être adopté, le ministère pourrait envisager de passer une commande groupée auprès d’une célèbre entreprise de sous-vêtements « made in France ».

Enquête : Oui, les profs de français et philo peuvent porter des tongs

tongs1 Une enquête réalisée par une équipe australienne vient apporter une réponse étayée à une épineuse question qui hante peut-être vos vacances. D’après ses conclusions, les professeurs de français et de philosophie peuvent parfaitement porter des tongs.

« Techniquement il n’y aucun obstacle » affirme sans ambiguïté L. Enporte, l’une des scientifiques à l’origine de l’étude « Pour porter des tongs, il faut simplement avoir des pieds dotés d’un gros orteil ». Les statistiques rassemblées par les chercheurs montrent que plus de 99,1% des professeurs de français et de philosophie répondent à cette description. En revanche, une expérimentation plus poussée a mis en évidence la difficulté à concilier le port des tongs avec celui des chaussettes.

« Idéal du bon goût incarné par les professeurs de français  »

800px-00-man-flip-flops.JPGAlors, les profs de français et philo, des tongistes comme les autres ? Pas tout à fait pour A. Nalise, la sociologue de l’équipe. « La tong ne correspond pas forcement à l’idéal de culture et de bon goût incarné par les professeurs de français et de philosophie. » Le contexte peut également avoir son importance. « Sur la plage ou dans l’intimité, il y a des chances que ça passe, en revanche, dans un lycée devant des élèves, c’est sans doute plus difficile. » Une nuance qui expliquerait la croyance très répandue selon laquelle les professeurs de français ne portent jamais de tongs.

Forts des résultats de l’étude, les chercheurs vont adresser leurs recommandations aux associations de professeurs de français et de philosophie. Après quelques vacances bien méritées, l’équipe devrait reprendre du service pour se pencher sur un autre dossier délicat : le port du short hawaïen par les inspecteurs de l’éducation nationale.

Sécurité : le gilet jaune désormais obligatoire dans les couloirs pour les élèves de 6e

Ça fera un accessoire de plus dans les achats de rentrée des jeunes collégiens. Un décret publié au journal officiel rend obligatoire le port du gilet jaune pour tous les élèves de 6e.

Le décret précise que les enfants devront disposer en permanence d’un gilet dans leur cartable et qu’ils devront l’enfiler à chaque fois qu’ils auront à se déplacer dans les couloirs. « Les 6e sont les plus petits du collège, ils sont aussi les plus fragiles » explique le délégué interministériel à la sécurité scolaire. « Le gilet est là pour les rendre plus visibles ». Le gouvernement espère que les « gilets de haute visibilité » réduiront les risques et amélioreront des chiffres que tout le monde s’accorde à trouver inquiétants. L’année dernière, près d’un accident de couloir sur deux impliquait un 6e.

« Ce jaune fluo, ça ne va avec rien »

Les contrevenants encourront une amende de 11 euros en cas d’absence de gilet dans le cartable et de 135 euros s’ils ne le portent pas lors d’un déplacement. Dans un premier temps, les surveillants et les enseignants seront chargés de faire de la prévention sans verbaliser. Mais à partir du 1er janvier 2016, plus question de d’y échapper.

La mesure, plusieurs fois annoncée, avait fait l’objet d’une levée de bouclier de la Fédération française des 6e en colère (FF6C). « C’est ridicule de porter ça au collège ! » s’exclame Arthur le délégué de la 6eB. « Ce jaune fluo, ça ne va avec rien » s’inquiète Manon en 6eC. Face à la fronde, la mission sécurité scolaire assure que les 6e n’ont pas à s’inquiéter. Dans la très grande majorité des cas, dès l’année prochaine, ils seront en 5e.

Egalité Femmes/Hommes : l’Académie recommande le port de toge pour tous les enseignants

ImageQue faire pour lutter contre le sexisme ? A Nantes, des lycéens proposent aux garçons de venir en jupe. De son coté, l’Académie recommande que les enseignant portent une tenue neutre : la toge.

« Les vêtements peuvent être les prétextes de comportements sexistes » explique L Sabille chargée de mission à l’Académie. « Généraliser la toge permettrait de protéger les professeurs de ces dérives. » L’idée peut surprendre mais elle n’est pas nouvelle. La toge est le vêtement traditionnel des universitaires. Il est peu utilisé de nos jours mais son port est reste très réglementé. Un décret datant de 1809 prévoit des couleurs différentes selon les disciplines et des décorations qui dépendent du grade de celui qui la porte.

« La toge est parfaitement en accord avec l’idée de neutralité de l’école »

« C’est un vêtement très pratique, aéré en été, chaud en hiver et surtout parfaitement unisexe » argumente Mme Sabille pour convaincre d’éventuels réticents. « La toge est parfaitement en accord avec l’idée de neutralité de l’école » ajoute le vice-président de l’Académie « Nous nous inscrivons dans une démarche laïque ».

Pour faciliter l’adopter de cette nouvelle tenue, l’Académie compte demander au ministre de l’Education nationale de réfléchir à de nouvelles règles. « Pour le Secondaire, on pourra reprendre les couleurs du Supérieur, mais pour les Professeurs des écoles tout est à inventer. » A ce sujet une question divise les promoteurs de la toge : faut-il une teinte spécifique pour distinguer la maternelle de l’élémentaire ?