Medias : Eric Zemmour s’estime « censuré » par les enseignants de maternelle

Nouvelle provocation ou authentique discrimination difficile à dire. Le polémiste Éric Zemmour, qui vient d’être renvoyé d’i-Télé, se dit également victime de « censure » de la part des enseignants de maternelle. Explication.

L’écrivain, habitué du Figaro Magazine, de France 2, RTL et Paris Première se considère étrangement absent des écoles maternelles. Dans une interview, il dénonce l’ostracisme dont il est victime depuis de nombreuses années. « Je n’ai jamais été invité dans la moindre classe ! Il y a clairement une volonté de m’écarter car je dérange ». Pour preuve de ses accusations, Eric Zemmour brandit les programmes de l’école maternelle. C’est un fait, aucun de ses livres n’y est inscrit. Pas même Le Suicide français, pourtant paru depuis le mois d’Octobre.

 « d’anciens élèves de maternelle parmi les criminels »

« Si on refuse de me donner la parole il y a une raison » affirme le polémiste en pointant du doigt la responsabilité des enseignants. « Quand on voit le nombre d’anciens élèves de maternelle parmi les criminels, il y a de quoi se poser des questions ». Face à ces déclarations, la classe politique se déchire. Dans un communiqué la ministre de l’Education nationale assure les enseignants de maternelle de son soutien tandis que Marine Le Pen exige que les œuvres d’Eric Zemmour soient inscrites au programme dès la petite section.

Pour l’heure, l’attaque de l’essayiste ne semble pas atteindre les élèves. D’après un sondage réalisé ce matin, sa notoriété chez les 3-6 ans ne dépasse pas 2%, très loin derrière la star du moment : le Père Noël.

Scandale : Najat Vallaud-Belkacem aurait un passé d’élève à l’Education nationale.

C’est une nouvelle polémique pour la ministre de l’Education nationale. Najat Vallaud-Belkacem aurait un passé d’élève et même d’étudiante. Une période de sa vie qu’elle tenterait discrètement de faire oublier.

Les débuts de Najat Belkacem à l’Education nationale remontent aux années 80. Sous la présidence de François Mitterrand, elle fréquente d’abord une école d’Amiens puis le collège César Franck. En 1995, Jacques Chirac est élu. La jeune femme bascule. C’est le début d’un parcours au lycée Delambre qui se conclut par un baccalauréat ES. Elle poursuit ensuite des études supérieures en droit à Amiens et entre à Sciences Po. Au total, Najat Belkacem aura passé une vingtaine d’années comme élève ou étudiante.

L’expérience d’élève de la ministre la disqualifie pour ce poste

A droite, ces révélations font l’effet d’une bombe. « Le parcours de Madame Belkacem est celui d’une idéologue » déclare Eric Ciotti. Pour l’élu de Nice, tout dans la scolarité de Najat-Vallaud Belkacem témoigne de son sectarisme. Pour Nadine Morano, l’expérience d’élève de la ministre la disqualifie pour ce poste. « On ne va quand même pas confier les enfants à quelqu’un qui est allé à l’école » s’indigne la députée européenne. Sur Twitter, beaucoup font le lien entre la scolarité de NVB et son implication dans les ABCD de l’égalité. « Elle a été « élève » sans qu’on puisse savoir si ce mot est masculin ou féminin » abonde la présidente de la Manif pour tous. Dans les milieux hostiles à la « théorie du genre », l’argument fait mouche.

intox ou véritable révélation ? A demi-mot, le ministère de l’Education nationale reconnait l’existence d’un dossier scolaire au nom de Najat Belkacem. Sous couvert d’anonymat, un responsable concède même que le cas n’est pas isolé. La plupart des ministres du gouvernement seraient passés par l’école. Une confidence qui pourrait mettre le premier ministre dans l’embarras à quelques jours de sa déclaration de politique générale.

Drame : Christine Boutin immole un cierge pour protester contre la nomination de N. Vallaud-Belkacem

320px-Chile_-_Santiago_36_-_devotion_candles_at_on_Cerro_San_Crisóbal_(6977803597)Le drame s’est produit peu après l’annonce de la composition du nouveau gouvernement. Christine Boutin a immolé un cierge pour protester contre la nomination de Najat Vallaud-Belkacem comme ministre de l’Education nationale.

La présidente d’honneur du Parti Chrétien Démocrate avait prévenu. Dans un Tweet publié en fin d’après midi, elle dénonçait par avance une « provocation non tolérable » en cas d’arrivée de la jeune femme à l’Education nationale.  

Dans son entourage, ce message inquiète. Ses proches imaginent qu’elle envisage de commettre l’irréparable.TwBoutin

 Sitôt connue la nomination de l’ancienne ministre des droits des femmes, Christine Boutin passe à l’action. « J’ai tout de suite compris qu’il allait se passer quelque chose de grave » témoigne un voisin qui l’a vu sortir de chez elle et se diriger vers l’église du quartier. « Elle avait son manteau et un parapluie » raconte un passant qui ne l’a pas reconnue.

 Arrivés très rapidement sur les lieux, les enquêteurs tentent de reconstituer les faits. Sur place, ils ne retrouvent que quelques restes calcinés et un carré Hermès. D’après les premiers éléments, Christine Boutin serait entré dans l’église puis se serait emparé d’un cierge avant d’y mettre le feu.

 Ce geste d’une rare violence met une nouvelle fois en avant les tensions autour de l’école. Pour l’heure, ni le ministre de l’intérieur, ni Najat Vallaud-Belkacem n’ont encore fait de commentaire sur cette affaire.