laïcité : des experts s’interrogent sur l’enseignement du produit en croix

croixFaudra-t-il bientôt revoir les programmes de mathématiques au nom de la laïcité ? Un comité d’experts pose ouvertement la question en pointant du doigt la méthode du « produit en croix ».

Le rapport, rendu public cette semaine, analyse en détail l’utilisation du produit en croix à l’école publique. « On le trouve dès les classes primaires » détaille M. Leclerc « il est massivement présent au collège ». Pour le comité, cette expression est une entorse à la laïcité. « La référence chrétienne est évidente » affirment les experts. Le rapport conclut à un risque de tensions communautaires et de refus du calcul par certains élèves.

Les experts proposent de remplacer le produit en croix par des méthodes de calcul plus respectueuses de la laïcité. « Le tableau de proportionnalité, par exemple ne pose aucun problème. » explique M. Leclerc. La traditionnelle règle de trois, peut tout aussi bien faire l’affaire. Très attachés à la liberté de calcul, les experts du comité admettent que l’utilisation du produit en croix reste possible mais à condition qu’il soit « discret ».

Le comité devrait faire valoir ses analyses auprès du Conseil Supérieur des Programmes au cours de la consultation sur les nouveaux programmes de l’école et du collège. Le prochain thème de travail est déjà déterminé. Dans certains établissements, pour le petit déjeuner, les élèves se verraient proposer des croissants.

Abrogation : Nicolas Sarkozy promet de supprimer les cours de Maths

Meeting_Sarkozy_à_Le_Raincy,_photo_F._Loock_(7)A ce rythme, l’ancien président de la République pourra bientôt mériter le surnom d’ « abrogator ». En meeting à Nancy pour la présidence de l’UMP Nicolas Sarkozy a promis de supprimer les cours de mathématiques.

Au cours d’un discours largement improvisé, le candidat s’en est pris violemment à l’enseignement de la discipline. « On abrutit notre jeunesse avec des formules incompréhensibles ! ».  « Si ça peut vous faire plaisir, je supprimerai les cours de Maths » a-t-il déclaré devant des jeunes militants surexcités. L’annonce – totalement inattendue – ne figurait pas dans le texte envoyé à la presse.

  « Après l’affaire Bygmalion, ce n’est peut-être pas une bonne idée »

 La proposition n’a pas manqué de faire réagir les autre candidats à la présidence de l’UMP. Dans la surenchère, Hervé Mariton propose de supprimer l’ensemble des cours de Sciences. Bruno Le Maire se montre plus reversé. « Après l’affaire Bygmalion, ce n’est peut-être pas une bonne idée » estime l’ancien ministre.

Les lycéens présents au meeting s’affichent déjà comme de fervents partisans de la mesure. « On a justement un devoir demain, il faut agir et vite » déclare Lionel, en 1ere ES. « Sans le cours de Maths, je termine à 15h le jeudi » abonde Chantal. Un peu optimiste peut-être. Même s’il est élu président de l’UMP, Nicolas Sarkozy ne pourra pas mettre ses projets en œuvre avant 2017.

Sciences : le robot Philae découvre des traces du devoir de Maths de Kevin

Philae_over_a_comet_(crop)Au centre spatial européen, les informations ont fait l’effet d’une bombe. Le robot Philae ,en mission sur la comète Tchouri, vient de découvrir des traces du devoir de mathématiques que Kevin devait rendre la semaine dernière.

« Nous allons peut-être pouvoir percer l’un des plus grands mystères de l’Univers » s’enthousiasme G Létrouvé. Jusque là, aucune hypothèse scientifique ne permettait d’expliquer de façon crédible la disparition du devoir de Kevin. « J’étais sur le point de renoncer » raconte le son professeur de mathématiques « à chaque fois, son devoir disparaissait entre son domicile et la salle de classe ». Des phénomènes comparables se produisent pour les devoirs de français, de physique et même d’histoire-géographie sans plus de raison apparente.

trou noir miniature dans le cartable du jeune homme.

Les données transmises par Philae viennent finalement confirmer la thèse que Kevin a toujours soutenue. « Bien sûr que je l’avais fait » explique t-il « mais au moment de le rendre impossible de retrouver ma copie ! ». Les plus téméraires allaient jusqu’à évoquer la présence d’un trou noir miniature dans le cartable du jeune homme.

L’analyse des premiers éléments indique qu’il s’agit d’une partie de l’exercice 2. Les ingénieurs du CNES espèrent disposer d’assez d’énergie pour reconstituer l’ensemble du travail. Restera ensuite à comprendre comment ce devoir de Maths a pu se retrouver à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre.

Bac : les correcteurs de maths finalement autorisés à noter au millième de point

La consigne est tombée ce matin. Pour tenir compte de la difficulté particulière du sujet de mathématiques de la série S, les correcteurs du baccalauréat seront autorisés à noter au millième de point

« Nous tenons à ne pas pénaliser les candidats » explique Mme. Rassine-Dedeu inspectrice de Mathématiques « La notation au millième permettra d’être extrêmement précis ». L’ensemble du barème a dû être revu pour tenir compte des nouvelles dispositions. Tous les  professeurs concernés ont reçus un message leur expliquant la marche à suivre.

« Dans mon paquet, il y a une copie qui mérite Pi/20. Ni plus, ni moins. »

« C’est un véritable soulagement » témoigne Elsa, correctrice du baccalauréat « des fois on hésite à donner les points ou pas. Avec des millième, ça devrait être plus facile ». Un avis que ne partage pas Marcel. Pour lui, il faut aller plus loin. «  On devrait pouvoir noter avec des nombres irrationnels. Dans mon paquet, il y a une copie qui mérite Pi/20. Ni plus, ni moins. »

Les plus de 50.000 signataires de la pétition « Il faut arrêter le carnage des sujets du bac S » ont donc obtenu satisfaction. Certains se disent déjà rassurés tandis que d’autres sont plus sceptiques. Quoi qu’il en soit, les effets de la mesure ne seront visibles qu’au moment des résultats. « Les millièmes de points, ça me permettra peut-être de ne pas avoir zéro ! » s’amuse un candidat.

Les rédacteurs du sujet de Maths du Bac S sollicités pour analyser la comptabilité de Bygmalion

L’Education nationale au secours de la justice. C’est le sens de la requête adressée aujourd’hui par le parquet général de Paris dans le cadre de l’affaire Bygmalion.

Le sujet de Mathématiques proposé aux élèves de la série S était particulièrement complexe. Une véritable aubaine pour les enquêteurs travaillant sur la comptabilité de Bygmalion. « Nous sommes à la recherche d’experts pour nous aider à débrouiller tous ces chiffres » explique le commissaire Toufôt « l’auteur de ce sujet est certainement la personne qu’il nous faut ! »

Le ministère de l’Education nationale se dit « ouvert » à une collaboration avec la justice mais tient à préserver l’anonymat de l’enseignant. « Nous avons déjà reçu des menaces le concernant » affirme le sous-directeur du baccalauréat « il est de notre devoir s’assurer sa sécurité ». Le Parquet propose de lui accorder un statut comparable à celui des « repentis » dans les enquêtes criminelles.

Jean-François Copé se déclare « profondément choqué »

Jérôme Lavrilleux, l’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy espère que l’assistance du mathématicien permettra de confirmer ses dires. Mis en cause, Jean-François Copé se déclare « profondément choqué » par le sujet de Mathématiques. Il considère que le recours à l’Education nationale est une preuve d’incurie de la Ministre de la justice et demande la démission de Christiane Taubira.

L’ancien président de la République, lui, se refuse toujours à évoquer l’affaire Bygmalion. Une façon de faire oublier son modeste 8/20 en mathématiques au baccalauréat.

Pénurie d’enseignants : l’Education nationale va cloner des profs de Maths

Devant la difficulté à faire le plein de candidats pour les concours de l’enseignement, le ministère envisage de recourir à de nouvelles méthodes. La rue de Grenelle a annoncé son intention de cloner des professeurs de mathématiques.

« L’intérêt est évident » explique G. Néticien du bureau des concours « A partir d’un seul professeur, le clonage permet d’en mettre plusieurs dizaines devant les élèves. ».

Les travaux préparatoires sont déjà bien avancés. Une équipe mixte associant le CNRS et l’Institut Français de l’Education est prête à passer à l’opérationnalisation. « Nous en sommes à la phase de repérage du spécimen » détaille le directeur de recherche. « On va commencer sur un organisme simple : un certifié de maths. Si ça fonctionne bien, on pourra essayer de cloner un agrégé. »

L’objectif est de produire 250 enseignants la première année

Le choix du « professeur type » est crucial. Pour qu’il puisse s’adapter à toutes les situations, il sera recruté dans le vivier des « TZR », les professeurs remplaçants qui interviennent de la 6e au lycée. Il devra également recevoir un avis favorable de l’Inspection. Les scientifiques ne sont pas encore en mesure de savoir si les clones pourront bénéficier de l’ancienneté de carrière acquise par le spécimen d’origine.

L’objectif est de produire 250 enseignants la première année. En cas de succès, un département « clonage pédagogique » sera créé dans chaque ESPE. Les premiers profs de maths clonés pourraient être en poste à la rentrée de Septembre.

Urgent : Stephen n’a pas fait ses devoirs pour demain

AgendaC’est une véritable crise de panique qui s’est emparée de Stephen ce matin vers 9h30. L’élève de seconde a brutalement réalisé qu’il n’avait rien fait de ses devoirs alors que la rentrée est prévue pour demain matin.

A l’heure des comptes le bilan est lourd. Un devoir de mathématiques, deux exercices de physique, un livre à lire en français, une liste de verbes irréguliers d’anglais et des révisions pour le contrôle d’histoire de mardi. Rien n’a été fait.

Passé le premier choc, Stephen se montre incrédule. « Je ne comprends pas, ce n’est pas possible. J’avais pourtant prévu de m’organiser pour tout faire.» Le jeune homme affirme avoir été pris de cours par la durée des vacances. « Tous les jours je me suis dit que j’avais encore le temps. En fait, deux semaines, ça passe vraiment trop vite ! »

« Les secours ont été mobilisés. »

Un plan d’urgence a été mis en place pour essayer de sauver ce qui peut encore l’être. Les révisions d’histoire et les verbes irréguliers ont été reportés à demain soir. Le livre de français été commandé sur Amazon. Les secours ont été mobilisés : Stephen a téléphoné à deux de ses camarades pour avoir les réponses du devoir de maths. Priorité est maintenant donnée à la physique.

Le retour à la normale est annoncé pour le milieu de semaine prochaine.

Kevin Martin arrive à l’heure en cours de Maths !

KevinMartinC’est un véritable exploit que vient de réussir Kevin Martin. Cet élève de 15 ans, inscrit en classe de Seconde est arrivé à l’heure à son cours de mathématique du lundi matin. La barre était haute. Avec une sonnerie à 7h55 et un cours qui commence à 8h00, la tentative avait de quoi impressionner.

 Rien n’a été laissé au hasard

« C’est le fruit d’une longue préparation » témoigne le jeune sportif en sortant de la salle de classe. Réveil, montre, chaussures, pour sa performance, Kevin Martin disposait d’un équipement dernier cri. Rien n’a été laissé au hasard. « J’ai vérifié les horaires de bus sur Internet et j’ai contrôlé mon cartable plusieurs fois pour m’assurer que je n’avais rien oublié ».  La moindre erreur aurait pu se traduire par de précieuses minutes perdues.

Pour se préserver du stress, Kevin a passé les deux jours précédant l’épreuve en dehors du lycée. « Je connais déjà bien le parcours, j’ai préféré m’éloigner un peu, me ressourcer chez moi ». Pas question de mettre les pieds au lycée pendant le week-end. Ce dernier temps de préparation a été consacré au repos et à la concentration.

 « Ça m’a donné du courage » 

La course débute sur un rythme soutenu. Monté dans le bus à l’horaire prévu, Kevin est victime  d’un feu rouge mal placé. Cet incident entraine un léger retard au pointage à la porte du lycée. Pour rattraper le chrono Kevin est obligé de livrer un dernier effort et de terminer au sprint. « La prof  attendait devant la porte, elle m’a vu courir, ça m’a donné du courage ». Une ultime motivation qui permet au champion de rentrer en classe juste avant le début du cours.

Fort de ce succès, Kevin envisage déjà de relever un nouveau défi : sortir du cours de maths avant la fin de l’heure.