CP dédoublés : 98 % des enseignants concernés constatent une diminution des effectifs de leur classe

Berlin Metropolitan School

Le dispositif phare de la politique éducative du Président de la République, les CP dédoublés en éducation prioritaire, semble déjà donner ses premiers résultats positifs. Plus de 98 % des enseignants concernés disent avoir constaté une diminution des effectifs de leur classe.

Le bilan de la mesure, rendu public cette semaine, livre des résultats « très encourageants ». Baisser à une douzaine d’élèves maximum les effectifs des CP et de CE1 permet de réduire drastiquement le nombre d’élèves par classe. L’évaluation du dispositif par la DEPP, la direction spécialisée du ministère, montre un « effet statistiquement très significatif ». A conditions équivalentes, les élèves sont nettement moins nombreux dans les classes dédoublées que dans les autres.

Écart aussi bien le matin que l’après-midi.

Sur le terrain, les enquêtes menées après des enseignants confirment les données nationales. Plus de 98 % des professeurs interrogés ont le sentiment d’avoir moins d’élèves dans leurs classes. Cet écart se retrouve aussi bien le matin que l’après-midi. Le seule réserve concerne les récréations ou le nombre d’enfants présent dans la cour ne paraît pas affecté par le dédoublement.

La DEPP note que pour être pleinement efficace, la mesure devrait être maintenue et accentuée. Si, pour l’instant, le ministère exclut d’aller au-delà des CP et CE1, il pourrait en revanche tendre vers des classes à zéro élève.

Macron : « A la rentrée 2019, la maternelle sera obligatoire jusqu’à 18 ans »

mater.jpgC’est un sujet sur lequel on ne l’attendait pas. A l’occasion des assises de la maternelle, le Président de la République a annoncé que la « petite école » sera désormais obligatoire jusqu’à 18 ans.

« L’école maternelle est et sera davantage à l’avenir le lieu du parcours scolaire français, a déclaré le chef de l’Etat. A ce titre, j’ai en effet décidé de rendre obligatoire l’école maternelle jusqu’à l’age de la majorité dès la rentrée 2019 ». Le choix du chef de l’État fait figure de petite révolution. Si plus de 95 % des enfants de moins de 3 ans sont scolarisés en école maternelle, ce chiffre s’écroule à partir de 6 ans et devient très rapidement pratiquement nul.

« Ce qu’on apprend pas avant 6 ans, on peut peut-être l’apprendre après. »

Présent aux coté du Président de la République, JM Blanquer a tenu à souligner les vertues pédagogiques de la décision. « Ce qu’on apprend pas avant 6 ans, on peut peut-être l’apprendre après. » souligne le ministre de l’Education nationale en s’appuyant sur les neurosciences. Evoquant des « inégalités diverses », il a également dénoncé le fait qu’entre 3 et 18 ans, certains élèves étaient scolarisés en maternelle, d’autres en élémentaire, au collège ou au lycée. JM Blanquer voit dans la maternelle jusqu’à 18 ans, un « pas vers plus de justice ».

Même si la mesure n’entrera en vigueur qu’en 2019, les écoles maternelles vont dès à présent se préparer à acceuillir leur nouveau public. Elles devront en particulier former les enseignants à la poursuite des études après 18 ans via le logiciel ParcourSup.

Plus de 200.000 signatures en faveur de la création d’un statut de conjoint d’enseignant

Mariage_10e_arrondissement_de_Paris.jpgEn seulement quelques jours, la pétition lancée par le mari de Delphine a pris une dimension nationale. Plus de 200.000 personnes le soutiennent dans sa demande de création d’un statut de conjoint d’enseignant.

Le texte de l’appel, publié sur la plateforme change.org, décrit le vécu de celles et ceux qui partagent la vie d’un(e) enseignant(e).  « Notre vie est rythmée par l’école », « on croise des parents et des élèves partout », « les enseignants ne décrochent jamais complètement de leur travail »… Autant de contraintes ou du moins de spécificités qui, pour les signataires, justifient la reconnaissance officielle de leur situation. Le large écho rencontré par la pétition démontre que la problématique des conjoints d’enseignant ne peut pas rester ignorée plus longtemps.

Repas qui tournent à la réunion pédagogique

« Il ne s’agit pas d’obtenir des privilèges ni même une compensation » précise Julie, pacsée depuis deux ans avec un professeur de Français « mais vivre avec un enseignant c’est vraiment une expérience particulière ». Parmi les signataires, certains racontent les soirées passées devant la télé pendant que « leur » prof corrige les copies, les repas « entre collègues », qui tournent rapidement à la réunion pédagogique, l’impossibilité de choisir un prénom pour ses enfants parce qu’il y a toujours un dans un classe…

Forts de leur succès, les initiateurs de la pétition comptent lancer une « initiative nationale » à la rentrée. Ils espèrent pouvoir compter sur l’appui d’un célèbre conjoint d’enseignante, le Président Emmanuel Macron.

Macron : « Je comprends bien les profs, moi non plus je n’arrive pas boucler mon programme ! »

Macron_programme.JPGCritiqué pour son absence de programme, le candidat d’En Marche tente désormais d’en faire un atout pour séduire les électeurs. Au cours d’une réunion, Emmanuel Macron a affirmé comprendre les enseignant puisque lui non plus « n’arrive pas boucler mon programme ! ».

La déclaration ressemble à une opération séduction à destination du monde éducatif. « Traiter tous les sujets en aussi peu de temps,  c’est très difficile » a souligné l’ancien ministre de l’économie comme pour rendre hommage au travail des enseignants. Compte tenu de la complexité de la tâche, le candidat ne s’interdit pas de faire des impasses ou de survoler certains aspects.

Décidément très compréhensif avec les professeurs, Emmanuel Macron pourrait se donner jusqu’à la fin de l’année scolaire pour boucler son programme. Une limite qui le conduirait bien au-delà du dimanche 23 avril, jour du premier tour.

Loi Macron : des élèves pourraient être recrutés pour corriger des copies

Emmanuel_Macron_(11_décembre_2014)_(1)Comme le permis de conduire, les examens et notamment le baccalauréat souffrent d’un manque chronique de correcteurs. Un amendement au projet de loi « Macron » veut ouvrir la possibilité de puiser dans le vivier des élèves pour épauler les examinateurs.

« On a le même problème tous les ans » se désole L. Réponpat du service inter-académique des examens d’Ile-de-France. « Répartir les copies entre les correcteurs, est un véritable casse-tête ». Dans certaines disciplines, un professeur peut recevoir plus d’une centaine de copies à corriger en quelques jours. Le système est à flux tendu et les examinateurs sous pression. D’où l’idée de recourir à d’anciens élèves pour leur venir en aide.

la quasi-totalité des actuels correcteurs ont été élèves

La proposition part du constat que la quasi-totalité des actuels correcteurs du baccalauréat ont été élèves à un moment ou à un autre. « Il s’agit de généraliser quelque chose qui marche » explique le député à l’origine de l’amendement. Le parlementaire envisage même que d’anciens élèves puissent devenir professeurs et corriger des copies tout au long de l’année.

« La loi est là pour donner une impulsion » poursuit le député. « Après, nous pourrons passer à la pratique et pourquoi pas organiser des concours de recrutement. » Selon plusieurs sources, le gouvernement ne serait pas hostile. Avis donc à tous les élèves. Il y aura des places à prendre !