Lyon 3 : l’étudiant qui utilisait le wifi de la fac pour ses cours finalement identifié et sanctionné

Amphi2.jpgIl y a quelques jours, la direction de l’Université Lyon III lançait un cri d’alerte sur l’utilisation de réseau internet de l’établissement. Depuis, l’étudiant qui utilisait le wifi de la fac pour ses cours a pu être identifié et sanctionné.

Le message envoyé à l’ensemble des étudiants n’était qu’un coup de semonce. A partir de là, les services informatiques de l’établissement se sont mobilisés pour localiser les personnes dont l’usage abusif du wifi risquait de pénaliser gravement toute la communauté. Rapidement, un étudiant qui se connectait presque tous les jours aux ressources éducatives proposés la faculté a été identifié. Il serait à lui seul responsable de près de 75 % des usages pédagogiques du réseau universitaire.

« Manque de civisme incroyable  »

Dans un communiqué, la direction de l’établissement indique que l’individu, inscrit en 2e année de licence, va être présenté dans les jours qui viennent devant conseil de discipline de l’Université et fera l’objet d’une sanction « exemplaire ». Ce matin, les étudiants sont nombreux à condamner l’attitude irresponsable de leur camarade. « Consommer du wifi pour ses cours, c’est un manque de civisme incroyable » dénonce Cindy en 2e année de sociologie. « Moi je n’utilise que Netflix et un petit peu Facebook pour parler avec mes amis, mais pour les cours jamais ! » ajoute Nathan qui prépare son master en histoire.

La sanction n’est probablement qu’une première étape de la lutte contre les « mauvais usages » du wifi. Pour prévenir de nouveaux débordements, l’Université Lyon III envisage de fermer purement et simplement l’accès à sa plate-forme pédagogique.

Réseaux sociaux : Facebook va remplacer le bouton « j’aime » par une note sur 20

symbole like j'aimeLa rumeur d’une évolution de la fonction circulait depuis longtemps mais la solution imaginée par le réseau social déjoue tous les pronostics. D’ici quelques semaines, Facebook va remplacer son traditionnel bouton « j’aime » par une note sur 20.

Avec ces changements, le réseau de Mark Zuckerberg prend le contrepied des changements intervenus dans l’interface de son concurrent Twitter. Alors que le petit oiseau bleu est accusés de se « facebookiser » en remplacement ses étoiles par des cœurs, Facebook veut donner à vos « amis » la possibilité de mieux exprimer leurs sentiments à l’égard de vos publications. La demande d’un bouton « J’aime pas » destiné à exprimer une forme de compassion avec les autres abonnés est donc très largement dépassée.

Calculer la « moyenne générale » de vos amis

« Nous voulons transformer l’expérience utilisateur de Facebook » déclare le réseau social dans un communiqué. « Avec la note sur 20, vous pourrez dire très précisément à vos amis ce que vous pensez de leurs statuts, de leurs liens, de leurs photos ». Comme avec le bouton « J’aime », absolument toutes les actions sur Facebook pourront faire l’objet d’une note. Il sera donc possible de mettre – ou pas – la moyenne – à des commentaires, des évènements ou même des situations de couple ! Pour chaque publication, Facebook affichera la moyenne des notes obtenues. A terme, il sera possible de calculer la « moyenne générale » de vos amis afin de sélectionner les meilleurs.

La date exacte du changement n’a pas encore été annoncée. Facebook pourrait éviter de soumettre la proposition à l’avis des internautes. Peut-être de peur d’avoir une mauvaise note.

Médias : Après BFMTV, Patrick Drahi envisage de racheter des sites internet satiriques

Patrick_DrahiJusqu’où ira Patrick Drahi ? Le propriétaire du groupe L’Express et patron d’Altice (SFR, Numéricable) qui vient d’annoncer le rachat de la chaîne BFMTV pourrait maintenant se porter acquéreur de sites internet satiriques.

Le groupe de l’homme d’affaire qui associe déjà médias et services internet chercherait à prendre une nouvelle dimension. Une note confidentielle adressée aux actionnaires précise les motivations de l’éventuelle opération. « Dans la cadre d’une offre globale, les sites satiriques constituent un prolongement naturel pour BFMTV. » la note présente des « scénarios de synergie » entre la chaîne de télévision et les médias en ligne. « les « infaux » pourraient alimenter le bandeau de bas d’écran et même justifier des émissions de débat entre les invités récurrents ». La création d’un groupe de médias « vrai/faux” permettrait la  « production de contenus abondants à bas coût et la valorisation de l’expertise des intervenants ». Une solution présentée comme plus économique que le recours au célèbre stagiaire des chaînes d’information en continue.

 Une offre thématique avec EdukActus

La note reste très discrète sur les sites satiriques qui pourraient être concernés. Si l’objectif est d’obtenir immédiatement une couverture complète, les cibles les plus naturelles seraient Le Gorafi et l’Agence France Presque qui bénéficient déjà d’une audience significative. Autre possibilité, la construction d’une offre thématique spécialisée avec par exemple EdukActus (Education), Football-France (Sports), le Pharisien (religion). Dernière option, jouer la proximité en visant des journaux régionaux comme la Dèche du midi, Sud-ou-Est ou TomiMag (Est de la France).

Pour l’heure, ni Patrick Drahi ni les rédactions des sites satiriques n’ont souhaité faire de commentaires. Sous couvert d’anonymat des journalistes de BFMTV reconnaissent craindre que le public ne finisse par prendre leurs informations au sérieux.

NDLR : retrouvez tous les sites satiriques sur le portail pooble.fr

Pratique : un site internet propose aux élèves d’apprendre les leçons à leur place

A_person_navigating_through_a_Chilean_bank_websiteA quelques semaines des examens, l’initiative risque d’avoir un certain succès. Un site internet propose aux élèves de réviser à leur place.

Le site « okarre.com » se vante rien moins que de « libérer les élèves de la corvée des leçons ». Sous le slogan « mettez votre tête okarré ! », il propose une méthode « révolutionnaire » pour réviser les cours sans efforts. Concrètement, il suffit d’indiquer le niveau de la classe, le titre du chapitre à apprendre et un numéro de carte bancaire. A partir de ces éléments le site procède à une analyse approfondie et délivre un certificat d’apprentissage. Il ne reste plus aux élèves qu’à le faire valoir leur travail auprès de leurs parents et de leurs enseignants.

« Grâce à Okarre, je passe beaucoup moins de temps à réviser mes cours »

Les réactions des premiers utilisateurs sont enthousiastes. « Grâce à Okarre, je passe beaucoup moins de temps à réviser mes cours » affirme Martin, en classe de 3e ». « Maintenant, je peux sortir avec mes amis au lieu de faire mes devoirs » se réjouit Elsa en 1ere ES. « Je compte bien l’utiliser pour le bac » anticipe Kevin en terminale S. Preuve du succès, en quelques semaines, le nombre d’abonnés a littéralement explosé.

Par prudence, les conditions générales d’utilisation précisent bien que « détenir un certificat d’apprentissage n’assure pas le succès aux évaluations ». Le site propose quand même un petit manuel à utiliser en cas de problèmes. Il est sobrement intitulé « pourtant j’avais appris »…

Voir : Okarre.com

Marronnier : ces profs qui tentent de revendre leurs copies de Noël sur internet

EBay_logo.svgLe sujet est l’un des plus éculés de l’après-Noël. Mais rien n’empêche d’en faire un article en faisant semblant de croire qu’il est original. Enquête chez ces profs qui essayent de revendre leurs copies de Noël sur internet.

A peine ouvertes, déjà en vente. C’est le sort de centaines copies d’élèves pendant la période de Noël. Une simple requête sur un site de petites annonces permet de mesure l’ampleur du phénomène. Des enseignants, de plus en plus nombreux, n’hésitent plus à utiliser internet pour tenter de se débarrasser de leurs copies à corriger.

 « des copies comme ça, j’en ai déjà lu »

« Je ne sais vraiment pas quoi en faire » se justifie Karine qui enseigne l’histoire en collège « Pour les vacances de Noël, mes élèves m’ont apporté plus d’une centaine de copies, c’est beaucoup trop ! ». Du coté de Bernard, maitre de CE2, c’est le doublon qui sert d’argument « des copies comme ça, j’en ai déjà lu, autant en faire profiter quelqu’un d’autre ». Si la revente de copies sur internet est maintenant entrée dans les mœurs, la plupart des professeurs préfèrent rester discrets de peur de vexer leurs élèves.

Dans le cas ou les copies proposés trouvent preneur, les vendeurs font bonne opération. Ils tirent finalement profit d’un cadeau dont ils ne voulaient pas. Par contre, si ce n’est pas le cas, ils en sont pour leurs frais. Et ils n’ont plus qu’à les corriger…avant la rentrée.

J-L Mélenchon accuse Candy Crunch de saper le travail des médecins scolaires

Déjà en manque cruel d’effectifs, les médecins scolaires ont peut-être aussi à faire face à un adversaire aussi sournois que puissant. Dans une interview, Jean-Luc Mélenchon accuse le jeu Candy Crunch de saper leur travail de prévention.

Selon l’ex-président du Parti de Gauche, le jeu Facebook est un véritable danger pour la santé des enfants. Il voit dans Candy Crunch, « De la promo intensive pour ces saloperies de sucreries ». « Face à cette propagande, les médecins scolaires ne peuvent pas lutter » ajoute le député européen avant de rappeler les risques liés à la consommation excessive de bonbons et autres friandises sucrées.

« Ces gens-là se frottent les mains ! »

Également, dans viseur, les dentistes et les diététiciens. « Ces gens-là se frottent les mains ! » dénonce Jean-Luc Mélenchon. « Ils sont de mèche, c’est certain. » citant l’exemple d’un praticien qui envoie régulièrement des invitations Candy Crunch à ses amis et patients. Le parlementaire européen accuse le gouvernement de ne rien mettre en œuvre pour lutter contre le fléau.

L’ex-candidat à la présidentielle envisage de déposer une résolution devant le parlement européen. Il souhaite mieux contrôler les jeux sociaux présentant des risques sanitaires. A l’inverse, il veut promouvoir ceux qui vont dans le sens d’une meilleure hygiène. Peut-être bientôt des messages Facebook pour inviter à partager sa bosse à dents.

Jihad : Il part en Syrie à cause du test Facebook « le pays où je dois vivre »

Fin de voyage pour Thomas, un lycéen de 17 ans habitant près de Lyon. Le jeune homme vient d’être arrêté alors qu’il tentait de se rendre en Syrie.

Dans son entourage, l’initiative du garçon surprend tout le monde. « C’est un élève sans histoires » témoigne son professeur de mathématiques « rien ne laissait penser qu’il puisse tenter quelque chose comme ça ».
D’après sa mère, tout a commencé à cause du test sur Facebook « le pays ou je dois vivre ». « Le test a indiqué qu’il devait aller vivre en Syrie, ça lui a fait un choc ». Le résultat est d’autant plus surprenant que jusque là, Thomas ignorait où se trouvait la Syrie et n’avait qu’une très vague idée des caractéristiques de ce pays.

Radicalisé sur internet

Pour le procureur, il ne fait aucun doute que le jeune homme s’est radicalisé sur internet. L’analyse du disque sur saisi par les enquêteurs permet déjà de reconstituer le processus. « Outre le test Facebook, il a consulté les pages Wikipedia consacrées la Syrie et à Damas. Il s’est également renseigné sur les étapes possibles à l’aide du site TripAdvisor ». Une préparation minutieuse qui démontre une motivation sans faille.

Une nouvelle fois, des voix s’élèvent pour demander un meilleur contrôle d’internet. Pour Guillaume Larrivé, député UMP et auteur d’une proposition de loi sur le sujet, le gouvernement doit prendre des mesures. « Il faut bloquer immédiatement l’ensemble des sites qui ont été utilisés dans cette entreprise ». Le parlementaire propose également de soumettre l’inscription sur les réseaux sociaux à une autorisation préfectorale.

Thomas, de son coté, devrait réintégrer sa classe dès demain matin. Il l’a déjà annoncé à ses amis sur son compte Facebook.