Régionales : Valérie Pécresse veut déplacer les lycées d’Ile-de-France au bord de la mer

PecresseComment renforcer l’attractivité des lycées d’Ile-de-France ? La candidate LR (Les Républicains) aux élections régionales propose tout simplement de les délocaliser au bord de la mer.

Pour l’ancienne ministre de l’enseignement supérieur, « il y a urgence à agir » car les élèves et les professeurs n’ont pas assez envie d’aller au lycée. « La plupart des établissements d’Île-de-France se trouvent en banlieue » argumente la candidate « si on les installait au bord de la mer, ils seraient tout de suite beaucoup plus attractifs ». Égratignant au passage la majorité sortante, elle note que sa proposition, pourtant simple, n’a jamais été envisagée par l’actuel président de la Région.

Mesure financée par une taxe sur les pavés

L’équipe de Valérie Pécresse n’est pas en mesure de chiffrer le coût de la mesure mais indique qu’elle pourrait être financée par une taxe sur les pavés. La candidate LR affirme qu’elle est déjà en pourparlers avec les candidats de son parti dans les régions littorales qui pourraient accueillir les établissements franciliens. En revanche, la question des transports scolaires reste pour l’instant sans réponse.

Si peu de temps après la rentrée scolaire, on se doute que l’idée aura probablement un certain succès. Reste à savoir si déplacer les lycées au bord de la mer aiderait vraiment les élèves à avoir envie d’aller en cours !

Science : « il n’y a aucun danger » à observer les élections départementales avec les élèves

Telescopes« Amener les élèves aux bureau de vote c’est de l’inconscience pure et simple ! » Le moins que l’on puisse dire c’est que l’invitation formulée par plusieurs rectorats suscite de l’inquiétude chez les enseignants et les parents. De son coté, l’éducation nationale se veut rassurante.

Dans un document publié aujourd’hui, le ministère assure qu’il n’y a « aucun danger » à observer les élections départementales avec les élèves. Les services de l’Education nationale proposent même des pistes pédagogiques pour suivre l’évènement en toute sécurité.

 Le phénomène devrait commencer dans toute la France dimanche à 8h précise. En raison du décalage horaire, les départements d’outre-mer seront les premiers à profiter du spectacle. En revanche, aucun scrutin n’est organisé sans la capitale. Les petits parisiens seront obligés de traverser le périphérique pour avoir une chance d’apercevoir quelque chose.

La météo pourrait avoir une influence déterminante

Le déroulement exact des opérations reste délicat à prévoir. Quelques électeurs, notamment des personnes âgées, devraient être présents dès l’ouverture des bureaux. Un pic de participation pourrait être constaté vers 11h30 à la sortie de la messe. « Le problème c’est qu’on peut rester de long moment sans qu’il ne se passe rien » s’inquiète une maitresse de CM1 qui aimerait tenter l’aventure pour la première fois. La météo pourrait avoir une influence déterminante sur la qualité de l’observation.

Pour ceux qui voudraient absolument de l’action, il faudrait plutôt arriver à la fermeture du bureau. Malgré son heure tardive, la phase de débrouillement est probablement la plus impressionnante. « On voit apparaitre la lumière du suffrage universel » explique un habitué « C’est un grand moment d’émotion. ». Une joie que des enseignants pourront partager avec leurs élèves. A moins que les résultats ne viennent éclipser le bonheur.

Stupéfaction : Un lycéen se déclare « très intéressé » par les élections européennes

A deux semaines du scrutin, les candidats aux élections européennes se démènent pour faire parler d‘eux. Ils viennent d’enregistrer un succès notable : un lycéen s’est déclaré « très intéressé » par la question.

« La semaine dernière, j’ai trouvé un tract dans ma boite aux lettres. » raconte Yohann élève de terminale ES « C’était le catalogue des promotions de mon supermarché ». Pour le jeune homme c’est le déclic. Il commence à se passionner pour les élections européennes prévues le 25 mai prochain.

Candidats, enjeux, mode de scrutin, tout y passe. Le garçon avale sans retenue les informations à sa disposition. Il tente même de convertir son entourage à sa passion. « Pour la première fois, les européens vont désigner le président de la Commission, c’est une évolution essentielle » argumente t-il auprès de ses parents.

« J’ai vérifié, il sait tout »

Au lycée, Yohann doit affronter l’incrédulité de son professeur d’éducation civique. Craignant la supercherie l’enseignant le soumet à une série de tests. « J’ai vérifié, il sait tout » relate le professeur « J’ai même appris des choses. Savez-vous, par exemple, qu’il y a des élections européennes dans d’autres pays ? ».

Le lycéen déplore que les chaines françaises ne retransmettent pas les débats entre candidats. Yohann est obligé de suivre la campagne sur internet. Il a déjà prévu son planning jusqu’aux élections. Il s’astreint à traiter tous les candidats à égalité. Autour de lui, son investissement force l’administration. D’autant plus qu’il n’aura 18 ans qu’au mois de Juillet.

Jean-Christophe élu délégué de classe avec 67,12% des voix

Jour de vote en 4e2. Après la nomination d’Herman, délégué élu en Septembre comme principal adjoint, les élèves de la classe devaient se choisir un nouveau délégué.

Pour la Principale du collège et les enseignants, le nom du successeur d’Herman ne faisait pas de doute « Jean-Christophe s’impose. Il est sérieux, il fera un très bon délégué » affirme le professeur de Technologie.

Dans un premier temps, l’équipe enseignante a envisagé une nomination pure et simple avant de reculer devant les réactions de classe. Emmanuel, élève de 4e2 explique les réticences « Il faut respecter la démocratie. Le délégué de classe doit être élu par tous les élèves, pas désigné par les profs ». Le vote est finalement organisé sous la présidence du professeur principal.

A la surprise générale, Jean-Christophe n’est pas seul en lice. Sylvain, un jeune garçon de la classe choisi de se présenter également. Dans une ambiance tendue Jean-Christophe récolte 67,12% des voix. Émeline dénonce les méthodes employées « Il n’y avait aucun suspens. On nous a dit que JC devait être délégué. On a voté mais le résultat était connu d’avance. »

Dans son premier discours de délégué, Jean-Christophe a promis d’être le représentant de tous les élèves. Il annonce un programme d’action qui ressemble à une critique voilée de son prédécesseur. « Depuis quelques temps, la classe est un peu dissipée. Il faut que tout le monde se remette travail ». Des orientations qui devraient convenir aux enseignants.

Municipales : L’école bloquée lundi matin par la durée du dépouillement

ImageWeek-end prolongé pour les élèves de l’école Pablo Neruda de Marmande. Ce lundi matin, le dépouillement du deuxième tour de l’élection municipale n’était pas terminé à l’heure de rentrer en classe.

Malgré la présence de 3 listes, rien ne laissait présager un tel scénario. Même avec un taux de participation de 61%, le dépouillement n’aurait jamais du dépasser deux heures. C’est un incroyable concours de circonstances qui a provoqué cette situation inédite.

Maurice Toufau, président du bureau raconte le début de soirée. « Le premier problème, ça a été de retrouver la 2e clé de l’urne. J’en avais une mais l’autre avait été remise à un représentant d’une autre liste qui avait complètement oublié. » La vérification du nombre de votant a également été fastidieuse. « On a compté 5 fois, à chaque fois il y avait une erreur. A la 6e c’est tombé juste, mais les scrutateurs étaient rentrés chez eux ». Il a fallu leur téléphoner individuellement pour qu’ils reviennent. Le décompte n’a véritablement commencé que vers 20h.

la préfecture n’a trouvé aucun argument pour invalider ces votes.

Comme partout, la taille des bulletins de vote a été un problème. Mais dans ce bureau, les électeurs ont fait preuve d’une certaine inventivité qui a considérablement rallongé le dépouillement. Plus d’une heure trente de débat ont été nécessaires pour savoir si un bulletin plié en 16 pouvait être valable. Le code électoral est muet sur la question. D’autres méthodes, plus originales, ont également demandé de longs échanges. On a décompté une dizaine d’avions, six cocottes, trois grues et même un pingouin !
Le président du club municipal d’origami, candidat sur l’une des listes a pu attester de qualité des pliages, tous réalisés en laissant les bulletins intacts. La cellule juridique de la préfecture, mobilisée toute la nuit, n’a trouvé aucun argument pour invalider ces votes.

A la fin du premier décompte, il n’y avait que 2 voix d’écart entre les listes arrivées en tête. M. Pagagné arrivé en 2e position a exigé une vérification. Ce dernier comptage n’a été terminé que ce matin vers 7h45. Le temps de tout récapituler et de signer les documents, les premiers élèves arrivaient à l’école.

Ecole : un électeur retrouvé lundi matin dans un isoloir

IsoloirsÉtrange découverte pour Gwenaëlle, maitresse de CE1 à son arrivée à l’école. Un électeur venu voter hier est resté coincé dans un isoloir.

Pour le premier tour des municipales, Patrick est arrivé au bureau de vote environ une demi-heure avant la fermeture. Les employés de la mairie ont contrôlé son identité, il a pris une enveloppe, les bulletins des trois listes en présence et il s’est rendu dans l’isoloir. Il y avait du monde dans le bureau. Les officiels présents n’ont par fait attention à lui.

A 20h, après le dépouillement, les agents municipaux sont venus ranger le matériel et tout remettre en place dans les classes. Les isoloirs ont été démontés et rangés mais personne ne s’est rendu compte que Patrick était encore dedans.

« Je ne savais pas quelle liste choisir »

Ce n’est que ce matin, que l’électeur oublié a été découvert. Au cours d’une conférence de presse improvisée, Patrick explique les faits. « Je ne savais pas quelle liste choisir. C’est pour ça que je suis resté longtemps dans l’isoloir. Je viens juste de me décider.» C’est le bruit de l’indécis essayant de sortir pour voter qui a alerté l’institutrice. Comme les rideaux de la cabine avaient été démontés, il ne pouvait plus s’en extraire normalement. Les secours ont dû intervenir pour le dégager.

Une fois dehors, Patrick a été très déçu d’apprendre qu’il ne peut plus voter. Les bureaux de vote sont clos depuis hier soir 18h.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit. Lors des précédentes élections municipales un candidat avait été enfermé dans une urne pendant le dépouillement. Il n’avait été retrouvé qu’au moment du 2e tour.