Patriotisme : J-F Copé veut réveiller les élèves au clairon tous les matins

Copé_portrait«  Redonner l’amour de la France», telle est la priorité du projet éducatif de JF Copé pour la primaire LR.  Le député-maire de Meaux propose en particulier d’instaurer le réveil au clairon pour tous les élèves de France.

Dans un texte publié sur son blog, l’ancien patron de l’UMP explique vouloir récréer « l’amour de la collectivité, le sentiment de partager une communauté de destin». Ce qui, d’après lui, ne serait possible qui si l’on « rend obligatoire le lever au clairon ». À cette occasion, il imagine aussi d’instaurer le chant de La Marseillaise au petit déjeuner «  au moins une fois par semaine ». « L’amour de la Patrie s’acquiert dès le petit matin » martèle JF Copé.

« Effet  spectaculaire »

A l’appui de sa proposition, l’élu de Seine-et-Marne cite l’exemple d’une famille de Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Tous les matins, les parents réveillent les six enfants avec de la musique militaire. « L’effet est spectaculaire » note l’ancien ministre des finances « les jeunes se lèvent très rapidement et sont immédiatement disposés pour commencer la journée de classe. » La sonnerie du clairon serait une motivation puissante pour aider les jeunes à quitter leur lit. Le candidat à la primaire ne voit que des effets positifs à la généralisation d’une telle mesure.

D’après un sondage, la majorité des parents seraient favorables à une solution radicale pour arriver à lever leurs enfants. En revanche, chez les élèves, l’accueil de la proposition risque d’être beaucoup plus réservé.

Publicités

Sciences Po : JF Copé « profondément choqué » d’avoir été recruté comme professeur

L’infoCopéJFrmation a fait le tour du web en quelques minutes. Jean-François Copé a été recruté comme professeur dans le cadre prestigieux de Sciences Po Paris. Une nouvelle que l’intéressé lui-même a du mal à encaisser.

Depuis le début de l’année, l’ancien président de l’UMP donne un cours hebdomadaire consacré aux politiques publiques dans un monde globalisé. Une vingtaine d’étudiants français et étrangers suivent régulièrement cet enseignement. Après ces révélations Jean-François Copé affirme qui ignorait avoir été recruté comme professeur. Il déclare avoir découvert l’information dans la presse et se dit « profondément choqué ».

Du coté de la direction de Sciences Po on assure avoir respecté toutes les règles pour ce genre d’opérations. Un argument qui ne passe pas auprès du député-maire de Meaux. « Comment peut-on confier des jeunes à quelqu’un qui, vient d’être mis en examen ? » s’interroge l’élu. Offensif, il voit dans son recrutement une « faute » du gouvernement et demande la démission de Christiane Taubira.

Interrogé par des confrères, Jean-François Copé enfonce le clou. Il dénonce une « dérive du pouvoir socialiste » qui pousse les jeunes dans l’assistanat en leur offrant des professeurs pour assurer les cours. Et l’ancien ministre du budget d’ironiser sur l’avenir « Il ne manquerait plus que l’on confie les finances publiques à des gens qui ont trempé dans l’affaire Bygmalion ! »

Les rédacteurs du sujet de Maths du Bac S sollicités pour analyser la comptabilité de Bygmalion

L’Education nationale au secours de la justice. C’est le sens de la requête adressée aujourd’hui par le parquet général de Paris dans le cadre de l’affaire Bygmalion.

Le sujet de Mathématiques proposé aux élèves de la série S était particulièrement complexe. Une véritable aubaine pour les enquêteurs travaillant sur la comptabilité de Bygmalion. « Nous sommes à la recherche d’experts pour nous aider à débrouiller tous ces chiffres » explique le commissaire Toufôt « l’auteur de ce sujet est certainement la personne qu’il nous faut ! »

Le ministère de l’Education nationale se dit « ouvert » à une collaboration avec la justice mais tient à préserver l’anonymat de l’enseignant. « Nous avons déjà reçu des menaces le concernant » affirme le sous-directeur du baccalauréat « il est de notre devoir s’assurer sa sécurité ». Le Parquet propose de lui accorder un statut comparable à celui des « repentis » dans les enquêtes criminelles.

Jean-François Copé se déclare « profondément choqué »

Jérôme Lavrilleux, l’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy espère que l’assistance du mathématicien permettra de confirmer ses dires. Mis en cause, Jean-François Copé se déclare « profondément choqué » par le sujet de Mathématiques. Il considère que le recours à l’Education nationale est une preuve d’incurie de la Ministre de la justice et demande la démission de Christiane Taubira.

L’ancien président de la République, lui, se refuse toujours à évoquer l’affaire Bygmalion. Une façon de faire oublier son modeste 8/20 en mathématiques au baccalauréat.

Bac de Français : des lycéens et JF Copé demandent la démission de Victor Hugo

Le poème « Crépuscule » de Victor Hugo proposé comme sujet de commentaire aux candidats au Bac de Français n’est pas au goût de tout le monde. Choqués, certains lycéens vont jusqu’à demander la démission de l’écrivain.

En l’absence de fuite, ce n’est qu’au début de l’épreuve que les candidats ont découvert le texte qu’ils avaient à étudier. Même si certains candidats savaient que ce sujet pouvait tomber (voir notre édition d’hier), le choc est rude.

« Ce n’est pas possible un poème pareil » s’indigne Olivia en 1ere S « il a été écrit exprès pour qu’on rate notre bac ! ». Vocabulaires, formulations, images, rien dans le poème ne trouve grâce aux yeux des contestataires.

 « Un auteur qui écrit des choses aussi incompréhensibles ne peut pas rester au programme du Baccalauréat »

Immédiatement après la fin de l’épreuve, ce 18 juin, des appels à la résistance sont lancés sur les réseaux sociaux. Un collectif ironiquement baptisé « les misérables » publie un communiqué demandant la démission de Victor Hugo. « Un auteur qui écrit des choses aussi incompréhensibles ne peut pas rester au programme du Baccalauréat » écrivent les frondeurs qui se disent « profondément choqués ». Interrogé à l’Assemblée nationale, J-F Copé se déclare solidaire des lycéens et en profite demander également la démission de Christiane Taubira.

Au ministère, hors de question de remettre en cause l’épreuve. « Victor Hugo fait partie des classiques, nous n’avons aucune raison de le faire démissionner  » affirme une responsable du Bac de Français « D’ailleurs les candidats pouvaient tout à fait choisir un autre sujet ».

Après cette déferlante de critiques, on attend toujours la réaction de Victor Hugo.

Edit 19 juin 14:30. D’après une information non confirmée, Victor Hugo demanderait la démission des lycéens et de JF Copé.

Cas particulier : Un parent d’élève n’a « rien à faire » de la démission de J-F Copé

Impossible d’échapper à l’information. L’ensemble de la presse audiovisuelle en a fait l’ouverture de ses journaux. Pourtant, un parent d’élève affirme n’avoir « rien à faire » de la démission de JF Copé. Explications.

Ce matin en allumant la radio, Bertrand est surpris que l’affaire Bygmalion soit traitée avant l’intervention du chef de l’Etat et les suites des élections européennes. Généralement, Bertrand est plutôt attentif à la politique, mais pour lui, là, c’est trop « Rien que ce matin, j’ai reçu quatre alertes pour des « rebondissements » du dossier » explique le parent d’élève. « Je ne comprends pas pourquoi on en parle autant ». Bertrand considère qu’il y a des sujets beaucoup plus importants comme l’Ukraine ou la Syrie dont les médias ne parlent pas assez.

Parmi les parents présents, personne n’a évoqué la question.

 Sa fille Flora, scolarisée en moyenne section de maternelle partage l’indifférence paternelle. Dimanche, elle a accompagné ses parents au bureau de vote mais elle ne parvient pas à s’intéresser à la crise interne de l’UMP.

Ce soir, à la sortie de l’école, Bertrand est venu chercher sa fille. Parmi les parents présents, personne n’a évoqué la question. « On a parlé de la météo, de la fête de l’école, mais absolument pas de JF Copé  » témoigne un autre parent. Après le goûter, Flora a voulu aller jouer dans la cour. Là non plus aucun des enfants n’a montré le moindre signe d’intérêt pour la nouvelle direction de l’UMP.

Polémique : Copé accuse Taubira de « ne rien dire » sur l’éducation

Nouvelle polémique pour Christiane Taubira. Jean-François Copé accuse la ministre de la Justice de « ne rien dire » sur les questions d’éducation.

Interrogé par RMC sur l’application des nouveaux rythmes scolaires dans sa ville de Meaux, le Président de l’UMP s’est dit « Très préoccupé » par le silence de la ministre de la justice sur l’éducation. « Je ne comprends pas que Madame Taubira puisse ne rien dire sur ces questions qui préoccupent les français ». Il voit dans l’absence de communication de la garde des sceaux « un abandon de la jeunesse ». « Il est clair que Madame Taubira préfère s’occuper des délinquants que de l’avenir de nos enfants. C’est très inquiétant »

« C’est tout ce que le gouvernement a trouvé pour ne pas aborder les vrais sujets ».

Lorsqu’un auditeur lui demande le lien entre sa réponse et la question, JF Copé déclare « Ce n’est pas parce qu’il y a un ministre de l’éducation que Madame Taubira doit s’exonérer de ses responsabilités ! ». Le chef de l’opposition considère qu’en ne parlant pas d’éducation, la ministre de la justice cherche à détourner l’attention : « C’est tout ce que le gouvernement a trouvé pour ne pas aborder les vrais sujets ».

Rue de Grenelle et place Vendôme on se refuse à tout commentaire. L’entourage de Manuel Valls fait savoir que le Premier ministre ne dira rien. Même réaction au Parti socialiste. Un député UMP interprète ce silence comme un aveu : « s’ils ne répondent pas, c’est bien la preuve que Jean-François Copé a visé juste ! »

JF Copé ne dit rien sur l’affaire de l’achat de « Tous à poil » !

JF CopéLa « déclaration solennelle » de JF Copé se voulait une réponse aux accusations portées contre lui dans la presse.  Le président de l’UMP a longuement évoqué la transparence en politique mais pas un mot sur l’affaire de l’achat de « Tous à Poil » révélée par d’Eduk Actus.

« Son intervention me semble un peu à côté de la plaque » déclare Thierry Mandon, porte parole des députés socialistes qui a bien remarqué cette impasse.

La charge du maire de Meaux contre les médias est sévère. « Certains organes de presse, si peu regardants sur leur propre déontologie, si peu transparents sur les conflits d’intérêts qui les minent de l’intérieur, s’érigent en procureurs aussi bien qu’en juges de premier et de dernier ressort. ». La rédaction d’Eduk Actus de son coté, ne peut que maintenir ses affirmations.

La mise à disposition de l’ensemble des comptes de l’UMP va permettre de vérifier qu’une commande a effectivement été réalisée auprès des éditions Le Rouergue pour acheter l’album pour enfants au prix de 15,10 €.

Par ailleurs, notre rédaction ne sera en rien concernée par la proposition de loi sur les médias annoncée par JF Copé . D’après lui, « elle concernera tout organe de presse, (…), dès lors qu’il bénéficie (…) d’un quelconque financement de la part de l’Etat, des collectivités publiques ou de tout organisme parapublic. » ce qui n’est pas le cas d’Eduk Actus.