Facebook reconnait favoriser les publications des profs qui parlent « boulot » pendant les vacances

Ecole_-_Salle_de_Classe_FacebookSi vous êtes prof et que vous trouvez que vos collègues travaillent beaucoup pendant les vacances, c’est normal ! Dans un communiqué, Facebook reconnait avoir modifié son algorithme pour favoriser les publications des enseignants qui parlent « boulot » pendant les vacances.

L’annonce de ce matin fait suite à des plaintes de professeurs, utilisateurs de Facebook, qui affirment ne pas pouvoir profiter de leurs congés tant ils reçoivent publications professionnelles de leurs collègues.  Aucun hasard derrière cette abondance mais une politique délibéré du réseau social. « Facebook analyse la qualité pédagogique  des contenus » détaille le communiqué «  Notre objectif est d’offrir aux enseignants  les publication les plus pertinentes pour bien préparer leur rentrée. »

Commentaires très partagés

Sur les réseaux sociaux, les commentaires sont très partagés. Pour Nathalie, professeur des écoles, la nouvelle politique de Facebook est « une bonne façon de lutter contre les idées reçues sur les deux mois de vacances des profs ». Une idée que ne partage pas Stéphane, qui enseigne dans le Loir-et-Cher. « Normalement, les vacances, c’est une coupure, là Facebook nous oblige à penser au boulot ! » Certains vont jusqu’à imaginer que l’opération est – en réalité – commandée par le ministère.

D’après le communiqué, l’algorithme est encore en phase de tests. Une nouvelle version devrait être mise à service à la rentrée. Elle aura pour but de favoriser la publication des photos de vacances.

Plus de 200.000 signatures en faveur de la création d’un statut de conjoint d’enseignant

Mariage_10e_arrondissement_de_Paris.jpgEn seulement quelques jours, la pétition lancée par le mari de Delphine a pris une dimension nationale. Plus de 200.000 personnes le soutiennent dans sa demande de création d’un statut de conjoint d’enseignant.

Le texte de l’appel, publié sur la plateforme change.org, décrit le vécu de celles et ceux qui partagent la vie d’un(e) enseignant(e).  « Notre vie est rythmée par l’école », « on croise des parents et des élèves partout », « les enseignants ne décrochent jamais complètement de leur travail »… Autant de contraintes ou du moins de spécificités qui, pour les signataires, justifient la reconnaissance officielle de leur situation. Le large écho rencontré par la pétition démontre que la problématique des conjoints d’enseignant ne peut pas rester ignorée plus longtemps.

Repas qui tournent à la réunion pédagogique

« Il ne s’agit pas d’obtenir des privilèges ni même une compensation » précise Julie, pacsée depuis deux ans avec un professeur de Français « mais vivre avec un enseignant c’est vraiment une expérience particulière ». Parmi les signataires, certains racontent les soirées passées devant la télé pendant que « leur » prof corrige les copies, les repas « entre collègues », qui tournent rapidement à la réunion pédagogique, l’impossibilité de choisir un prénom pour ses enfants parce qu’il y a toujours un dans un classe…

Forts de leur succès, les initiateurs de la pétition comptent lancer une « initiative nationale » à la rentrée. Ils espèrent pouvoir compter sur l’appui d’un célèbre conjoint d’enseignante, le Président Emmanuel Macron.