Chronologie : « avant » continuera bien de précéder « après » dans les programmes d’histoire

frise100La présentation des projets de programmes d’histoire en avril dernier avait suscité l’inquiétude des tenants d’une histoire « traditionnelle ». Finalement, dans la version définitive, ce qui est « avant » continuera bien de précéder ce qui est « après ».

Rares sont les disciplines où les polémiques sont aussi violentes. Chaque Français du simple citoyen au président de la République sait ce qui est bon pour les programmes d’histoire. Premiers concernés, les professeurs et les élèves veulent aussi avoir leur mot à dire. C’est peu dire que le choix fait par le Conseil supérieur des programmes risque d’être abondement commenté et critiqué. Sur le fond, les documents publiés ont de quoi satisfaire les plus conservateurs. « Nous sommes plutôt rassurés » admet Dan Lordre l’un des leaders de la contestation « Nous avions très peur que l’on dise qu’avant était après après , ça aurait été catastrophique ».

«  avant après, il y a avant…ce qui n’empêche pas de regarder ailleurs ».

Du coté des concepteurs des programmes, on récuse toute volonté de remise en cause. « Il n’a jamais été question de mettre après avant avant » explique l’un des responsables de la rédaction « Nous pensons simplement qu’avant après, il y a avant…ce qui n’empêche pas de regarder ailleurs ». Au final, le programme laisse les évènements dans l’ordre chronologique sans éviter les culs de sac et autres retournements de situation. Une position de compromis qui semblent à même de remettre les choses à l’endroit.

A la rentrée 2016, quand les programmes entreront en vigueur, il ne restera plus aux profs et aux élèves qu’à savoir ce qu’il y a avant et après le cours d’histoire.

Solidarité : Kévin prêt à céder sa place en classe à un réfugié syrien

L’élan de solidarité nationale envers les réfugiés ne doit pas s’arrêter à la porte des écoles. C’est sur la base de cette conviction que le jeune Kevin s’est déclaré prêt à offrir sa place en classe à un réfugié syrien.

L’engagement du garçon repose sur une démarche murement réfléchie. « L’éducation c’est ce qu’il y a de plus important » explique le jeune homme à la sortie des cours « Il faut absolument que les jeunes réfugiés puissent en bénéficier ». A l’appui de sa proposition, Kevin précise qu’il a lui-même une longue expérience de la scolarisation et qu’il lui est maintenant tout à fait possible de laisser sa place. Sur le plan matériel, il se propose de faire don de l’ensemble de ses affaires scolaires « On est au début de l’année, elles n’ont presque pas été utilisées. »

Préférence pour l’accueil d’une jeune fille de son âge

Plus motivé que jamais le jeune homme envisage d’offrir l’hébergement à un réfugié dans sa propre chambre. « Je pourrais l’aider pour ses devoirs et on pourrait faire des trucs ensemble ». Kevin affirme ne pas accorder d’importance à la religion du réfugié mais exprime tout de même une préférence pour l’accueil d’une jeune fille de son âge.

Dans l’immédiat, la générosité du garçon pourrait bien se heurter aux réserves exprimées par ses parents. Porté par son enthousiasme, il compte mettre à profit le prochain week-end pour les convaincre.

Régionales : Valérie Pécresse veut déplacer les lycées d’Ile-de-France au bord de la mer

PecresseComment renforcer l’attractivité des lycées d’Ile-de-France ? La candidate LR (Les Républicains) aux élections régionales propose tout simplement de les délocaliser au bord de la mer.

Pour l’ancienne ministre de l’enseignement supérieur, « il y a urgence à agir » car les élèves et les professeurs n’ont pas assez envie d’aller au lycée. « La plupart des établissements d’Île-de-France se trouvent en banlieue » argumente la candidate « si on les installait au bord de la mer, ils seraient tout de suite beaucoup plus attractifs ». Égratignant au passage la majorité sortante, elle note que sa proposition, pourtant simple, n’a jamais été envisagée par l’actuel président de la Région.

Mesure financée par une taxe sur les pavés

L’équipe de Valérie Pécresse n’est pas en mesure de chiffrer le coût de la mesure mais indique qu’elle pourrait être financée par une taxe sur les pavés. La candidate LR affirme qu’elle est déjà en pourparlers avec les candidats de son parti dans les régions littorales qui pourraient accueillir les établissements franciliens. En revanche, la question des transports scolaires reste pour l’instant sans réponse.

Si peu de temps après la rentrée scolaire, on se doute que l’idée aura probablement un certain succès. Reste à savoir si déplacer les lycées au bord de la mer aiderait vraiment les élèves à avoir envie d’aller en cours !