Réforme régionale : l’Académie de Reims demande à être déplacée vers le Sud

AcadReimsLa nouvelle carte des régions va entrer en vigueur le 1er janvier prochain. Sa déclinaison pour l’Education Nationale vient juste d’être rendue publique mais l’Académie de Reims espère profiter de l’occasion pour se déplacer vers le Sud.

Dans un courrier adressé à Najat Vallaud-Belkacem, Philippe-Pierre Cabourdin, recteur de Reims sollicite un déplacement de son académie vers le Sud. Concrètement, M Cabourdin propose un échange de position avec une académie de taille comparable. Sans les nommer il vise les académies d’Aix-Marseille ou de Grenoble qui pourraient – sans trop de difficultés – venir prendre la place de celle de Reims au Nord-Est du territoire. À l’appui de sa requête, le recteur évoque l’intérêt d’un changement de localisation pour la réussite des élèves et le bénéficie que le système éducatif rémois pourrait tirer d’un ensoleillement supérieur.

« Pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui en profitent »

L’initiative du recteur a déjà reçu le soutien de nombreux acteurs locaux. Fait rare, les représentants des enseignants, des parents et même des collectivités ont tous exprimés leur accord avec la demande de déplacement de l’académie. Un communiqué commun a été envoyé aux journaux locaux des régions concernées pour les informer de la requête. Au cours d’une interview, la présidente du comité pour le déplacement de l’académie de Reims met en avant les atouts qu’aurait la région si elle était située plus au Sud. « On serait plus proches de la mer et de la montagne. Après tout, il n’y a pas de de raison que ce soit toujours les mêmes qui en profitent ».

Dans l’attente de la réponse à sa missive, le recteur de Reims a annoncé la création d’une mission de valorisation de l’emplacement de l’académie. Son objectif sera de faire rêver les académies du Sud pour les inciter se déplacer vers le Nord.

Publicités

Médias : Après BFMTV, Patrick Drahi envisage de racheter des sites internet satiriques

Patrick_DrahiJusqu’où ira Patrick Drahi ? Le propriétaire du groupe L’Express et patron d’Altice (SFR, Numéricable) qui vient d’annoncer le rachat de la chaîne BFMTV pourrait maintenant se porter acquéreur de sites internet satiriques.

Le groupe de l’homme d’affaire qui associe déjà médias et services internet chercherait à prendre une nouvelle dimension. Une note confidentielle adressée aux actionnaires précise les motivations de l’éventuelle opération. « Dans la cadre d’une offre globale, les sites satiriques constituent un prolongement naturel pour BFMTV. » la note présente des « scénarios de synergie » entre la chaîne de télévision et les médias en ligne. « les « infaux » pourraient alimenter le bandeau de bas d’écran et même justifier des émissions de débat entre les invités récurrents ». La création d’un groupe de médias « vrai/faux” permettrait la  « production de contenus abondants à bas coût et la valorisation de l’expertise des intervenants ». Une solution présentée comme plus économique que le recours au célèbre stagiaire des chaînes d’information en continue.

 Une offre thématique avec EdukActus

La note reste très discrète sur les sites satiriques qui pourraient être concernés. Si l’objectif est d’obtenir immédiatement une couverture complète, les cibles les plus naturelles seraient Le Gorafi et l’Agence France Presque qui bénéficient déjà d’une audience significative. Autre possibilité, la construction d’une offre thématique spécialisée avec par exemple EdukActus (Education), Football-France (Sports), le Pharisien (religion). Dernière option, jouer la proximité en visant des journaux régionaux comme la Dèche du midi, Sud-ou-Est ou TomiMag (Est de la France).

Pour l’heure, ni Patrick Drahi ni les rédactions des sites satiriques n’ont souhaité faire de commentaires. Sous couvert d’anonymat des journalistes de BFMTV reconnaissent craindre que le public ne finisse par prendre leurs informations au sérieux.

NDLR : retrouvez tous les sites satiriques sur le portail pooble.fr

Rumeur de l’été : la maitresse aurait été vue en maillot de bain

MaitresseMaillotDifficile d’y voir clair tant les informations sur l’affaire sont parcellaires et contradictoires. Selon plusieurs sources plus ou moins bien informées, la maîtresse aurait été vue en maillot de bain.

Le lieu exact de l’évènement reste encore impossible à déterminer. A la plage pour les uns, au bord d’une piscine pour les autres, certains évoquent même la pelouse d’un parc dans une ville du Nord-Est de la France. La tenue de l’enseignante reste elle aussi mystérieuse. Une ou deux pièces, rien ne l’indique. La description précise d’un maillot de bain Décathlon a bien été transmise à la police, mais les témoins se sont avérés incapables de dire si la personne qui le portait était bien la maitresse.

Valeur prophétique de « hauts les mains peau de lapin »

Malgré les vacances, la nouvelle s’est déjà répandue comme une trainée de poudre. Les réactions des élèves vont de l’incrédulité à la gêne en passant par l’amusement. « La maitresse en maillot de bain, ce n’est pas possible !  » s’étrangle Killian qui passe en CE2, « Moi je l’ai déjà vue quand on était à la piscine » reconnait Melissa, « ça doit être à force de nous entendre chanter « hauts les mains peau de lapin » envisage Lydie, en supposant que la comptine pourrait avoir une valeur prophétique. Quoi qu’il en soit, aucun enfant ne reste indifférent.

Même si personne n’est en mesure de confirmer – ou d’infirmer – la rumeur de la maitresse en maillot de de bain, il y a fort à parier que l’affaire laissera des traces. A la rentrée, les enfants ne verront plus la maitresse de la même manière.

Terreur à la plage : ils découvrent que leur voisin de serviette est prof de maths

image

Scène de panique à la plage de l’étendue. Une famille de vacanciers s’est accidentellement rendu compte que l’homme étendu juste à côté d’eux était professeur de mathématiques. Récit.

« Il était là, sur sa serviette » raconte Emma 12 ans « il ne bougeait pas, comme s’il nous surveillait, prêt à nous sauter dessus ». Aussitôt l’alerte donnée, la famille a été prise en charge par les maîtres nageurs de la plage. Un périmètre de sécurité a été rapidement mis en place autour de l’enseignant et toutes les personnes identifiées comme « à risque » ont été évacuées vers l’hôpital le plus proche. En fin d’après-midi, la sous-préfecture a publié un communiqué pour annoncer que tout était rentré dans l’ordre.

« En règle générale, les professeurs de mathématiques ne sont pas dangereux »

A l’arrivée, plus de peur que de mal. Même si l’homme sur la serviette était effectivement prof de maths, les estivants n’ont jamais été  réellement menacés. « En règle générale, les professeurs de mathématiques ne sont pas dangereux » explique Alain Terval du centre d’observation local « C’est une espèce plutôt paisible et les cas d’attaques sont rarissimes. » Toutefois, les autorités recommandent de ne pas laisser les enfants d’âge scolaire jouer trop longtemps à proximité d’un professeur de mathématiques. « Pendant l’été, les risques sont plus importants » reconnaît M. Terval « les professeurs peuvent être affamés et ne pas résister à leur instinct pédagogique ». Si un professeur de mathématiques se lance dans un cours sauvage, le mieux est de détourner son attention. « Une simple équation tracée dans le sable peut parfaitement faire l’affaire » conseille M. Terval.

Passée la mésaventure, les vacanciers ont pu reprendre leurs activités normales. Rappelons qu’il est possible d’observer les professeurs de mathématiques en toute sécurité pendant l’année scolaire en allant assister à l’un de leurs cours.

Dette : Alexis Tsipras propose de taxer l’usage des mots d’origine grecque

image

Philosophie, chlorophylle, isocèle… rien que pour l’Education Nationale française, la facture pourrait s’élever à plusieurs millions d’euros.  À la recherche de nouvelles recettes pour financer sa dette, le premier ministre grec propose de taxer, dans toute l’Europe, l’usage des mots d’origine grecque.

« La Grèce a offert du vocabulaire au monde entier » explique une note envoyée par Athènes à ses partenaires européens « taxer l’usage de ces mots ne serait qu’un juste retour des choses ». Le gouvernement grec joint à sa proposition une liste – non-limitative mais conséquente – des vocables qui pourraient fait l’objet d’une imposition. La mesure consisterait en une taxe d’un montant très faible mais reposant sur une assiette extrêmement large. Le taux envisagé serait une décimale de Pi arrêtée démocratiquement par un aréopage de stratèges en diplomatie.

le Pentagone refuserait d’être imposé

Le ministre des finances allemand Wolfgang Schäuble reconnaît que la proposition est « novatrice et imaginative »  mais craint qu’elle ne pèse inconsidérément sur le contribuable germanique. Les pays d’Europe du Nord, réputés très rigoureux accueillent l’idée de façon plutôt positive. Le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi se montre lui aussi favorable mais souhaite exclure du champ les mots d’origine grecque qui ont transité par le latin. De source officieuse, les autorités militaires américaines auraient déjà fait savoir que le Pentagone refuserait d’être imposé sur ses activités en Europe.

La mesure devrait être soumise au vote de la Vouli, le parlement grec d’ici la fin de l’année. Même si le Royaume-Uni n’est pas directement concerné par la crise de l’Euro, David Cameron s’est déclaré « très intéressé ». Le premier ministre britannique pourrait, selon le même principe,  décider de taxer l’utilisation de mots anglais.

Biologie : en vacances, des ados développent une forme de symbiose avec leur matelas

matelasLes périodes des congés scolaires semblent propices à des phénomènes biologiques étranges. Depuis le début des vacances, des adolescents auraient développé une forme de symbiose avec leur matelas.

Pour les scientifiques, la symbiose est une association intime, durable et à bénéfice mutuel entre deux organismes appartenant à des espèces différentes. Près de deux semaines après le début des vacances, les observateurs arrivent à la conclusion que c’est exactement ce type de lien qui unit les adolescents et leur literie. « Les deux organismes peuvent rester liés plus de 16 heures par jour » raconte Mme Duralvé, mère d’une jeune fille de 15 ans, « l’interdépendance ne fait aucun doute ».

« Qui de l’adolescent ou du matelas est l’organisme hôte »

Une équipe mixte INSERM-INRA a été mobilisée pour lever les zones d’ombre qui subsistent sur le dossier. « Un de nos objectifs est de déterminer qui de l’adolescent ou du matelas est l’organisme hôte de l’autre » explique le Docteur Grasmat qui dirige les recherches. L’autre axe est d’identifier le bénéfice que le matelas peut tirer de l’association. « Pour l’adolescent, l’avantage de la symbiose est assez net » ajoute le Dr Grasmat « mais pour le matelas, l’intérêt n’est pas évident ». L’une des hypothèses est qu’en fait de symbiose, il s’agirait plutôt une forme de parasitisme du matelas par l’adolescent.

Les recherches sur le sujet vont se poursuivre pendant tout l’été. Les scientifiques espèrent trouver des réponses avant la rentrée scolaire. « Nous devons absolument rester prudents » précise le directeur de recherche « en cas de séparation brutale, il y a de gros risques pour les organismes en symbiose ».

Indulgence : « Il y a des consignes pour donner le bac avec seulement 10/20 »

resultBacLa révélation vient apporter de l’eau au moulin de ceux qui critiquent la valeur du baccalauréat. Les consignes données aux professeurs pour les jurys de l’examen prévoient clairement d’accorder le diplôme dès 10/20 de moyenne.

Une note de service publiée par le rectorat de Besançon précise sans aucune ambiguïté qu’un candidat doit être déclaré admis à partir d’une moyenne de 10/20. Au-delà il est même possible d’obtenir des mentions sans autre considération que les notes portées sur les copies. « Il y a des consignes pour donner le bac avec seulement 10/20 » s’indigne L. Araté, présidente d’un collectif d’enseignants «  les professeurs sont indignés, très en colère ». Elle n’exclut pas des mouvements de protestation au moment de la réunion des jurys.

Ne pas laisser croire que les élèves peuvent avoir le bac

D’après Mme Araté, laisser croire que des élèves pourraient obtenir le baccalauréat ne peut que conduire au laxisme généralisé. «  La volonté d’améliorer les résultats du bac à tout prix mène à ce genre de dérapages. » martèle l’enseignante en précisant que le cas de Besançon n’est probablement pas isolé. Partout en France des candidats pourraient obtenir le diplôme avec une note de 10/20. En filigrane, c’est toute la question du niveau d’exigence du baccalauréat qui est posée.

Mardi prochains, les candidats sauront s’ils ont décrochés – ou non – le précieux sésame. En espérant que la polémique ne conduise pas à reconsidérer les diplômes pendant l’été.