Serious game : FIFA16 va inclure un module de gestion de la corruption

FIFA16Grâce cette nouveauté, le célèbre jeu signé Electronic Arts pourrait entrer officiellement dans les écoles. La simulation de corruption intégrée à l’édition 2016 de FIFA en fera un authentique « serious games » utilisable dans le cadre éducatif.

« C’est quelque chose que nous attendions depuis longtemps » se réjouit L. Courvit. Pour ce professeur d’EPS l’utilisation des nouvelles technologies dans sa disciplinant manquait d’outils à la fois ludiques et pédagogiques. « Nous utilisons déjà beaucoup le numérique mais cotés « serious games », c’était encore un peu limité » précise l’enseignant. Nul doute que FIFA16 va trouver sa place parmi les jeux sérieux qui se multiplient dans l’enseignement.

développer des compétences trop ignorées par les élèves

L’outil tombe à pic au moment où de nouveaux programmes sont en discussions. Beaucoup y voient l’occasion de développer des compétences encore trop ignorées par les élèves. Les programmes d’EPS pourraient ainsi comporter une initiation au blanchiment et un entrainement au détournement de fonds. « Aujourd’hui, la corruption fait partie de la pratique du football » explique un inspecteur pédagogique « Si on veut que les jeunes dépassent le niveau amateur, il faut le traiter sérieusement dans leur formation ».

La nouvelle dimension prise par FIFA16 va obliger son concurrent PES (pour Pro Evolution Soccer) a réagir. Pour poursuivre dans la veine des jeux sérieux, Konami pourrait proposer de vivre l’expérience des ouvriers sur la construction des stades au Qatar ou en Russie.

Magique : l’école de Poudlard va intégrer le système Affelnet

On peut être l’école de sorcellerie la plus célèbre du monde et vouloir profiter des outils mis en place par l’Éducation nationale. Dès l’année prochaine, l’école de Poudlard va intégrer le système Affelnet pour gérer l’affectation de ses futurs élèves.

La convention signée entre l’Éducation nationale et le ministère de la magie va permettre à l’école des sorciers de bénéficier de l’ensemble des avantages liés à la procédure informatique. « Nous avons besoin de moderniser nos méthodes » explique Tuvalaou Hontafect le responsable des inscriptions de l’école « la détection magique, ça a aussi ses limites ». A partir de l’année prochaine, les élèves éligibles pourront inscrire Poudlard dans leurs vœux d’affectation. Mais attention, pas question de resquiller ! L’établissement ne sera visible que pour les familles de sorciers et celles qui auront été désignées par l’école. Pour les familles moldues, l’opération sera totalement transparente.

« En cas de non admission, ils pourront réintégrer le circuit normal »

« Les élèves auront l’obligation de placer Poudlard en vœu n°1 » précise G. Ratelveuh, qui coordonne le dossier pour l’Éducation nationale « mais en cas de non admission, ils pourront réintégrer le circuit normal ». Pour l’école des sorciers, le passage par Affelnet représente une petite révolution. Si l’opération est un succès, Poudlard envisage d’aller encore un peu plus loin. « Nous réfléchissons à une procédure informatique complémentaire pour la répartition entre les maisons » indique M. Hontafect « elle pourrait remplacer la désignation par le choixpeau magique qui est longue et fastidieuse ».

En échange de l’accès à Affelnet, les équipes de Poudlard seront sollicitées pour quelques sortilèges. L’Education nationale pourrait recourir à la magie pour résoudre les dossiers les plus compliqués.

Arnaque : le prof trafiquait les pendules pour rallonger ses heures de cours

Le système démantelé par le SRPJ de Lyon fonctionnait depuis plusieurs mois. Un professeur de français trafiquait les pendules de son lycée pour rallonger ses heures de cours.

C’est un dispositif très complexe qui a été découvert après une enquête minutieuse des services de police. Toutes les semaines ou presque, M. Henrtar manipulait les horloges de ses salles de cours pour les ralentir. Il grappillait ainsi de précieuses minutes de classe. Le préjudice, qui concernerait au moins une centaine d’élèves, est estimé à près de 50 heures sur l’année.

Les heures pouvaient durer jusqu’à 75 minutes

Pour sa défense, l’enseignant raconte ce qui ressemble à une descente aux enfers. « J’ai commencé par retenir les élèves quelques instants après les sonneries » a-t-il expliqué à la sortie de son audition « mais ça ne suffisait jamais ». Sous la pression du programme à boucler, M. Henrtar va de plus en plus loin. « Et puis un jour j’ai trouvé le moyen de trafiquer les horloges, ça a été comme une libération ! ». Bien (dé)reglées, les heures pouvaient durer jusqu’à 75 minutes. De quoi traiter correctement la totalité du programme.

D’après son avocat, le professeur n’a agi que par conscience professionnelle. « Mon client ne supporte pas l’idée de laisser ses élèves sans avoir terminé son travail ». La défense envisage de demander la relaxe en plaidant la thèse de la légitime défense. Inadmissible pour les deux classes qui se sont déjà constituées parties civiles. « Ce n’est rien d’autre que du vol » considère Me Loraire, l’avocat de la 1ere ES2.

Le procès devrait se tenir au mois de septembre, juste après la rentrée. D’ici là, le temps risque de sembler bien long.

Incroyable : Cette élève a trouvé un truc un infaillible pour ne pas aller à l’école

Si l’information se répand, Clara pourrait être détestée par tous les profs de France. L’élève de CM1 a trouvé une solution infaillible pour ne pas aller à l’école. « C’est très facile » explique simplement la jeune fille « et ça marche à tous les coups ». Sur les quinze premiers jours du mois, elle n’est allée à l’école que trois fois. Et sans jamais avoir le moindre problème. « Il n’y a absolument rien d’illégal » admet dépitée la directrice de son école « une astuce pareille, c’est parfaitement diabolique ».

« En cherchant sur internet, on peut trouver des indications. »

Le secret de Clara : une observation sans faille. « J’ai remarqué que certains jours, les maitres et les maitresses ne viennent presque pas à l’école ». Ne pas y aller jour-là ne présente absolument aucun risque. En étudiant attentivement le calendrier, elle a pu établir que les jours « sans maitres » étaient largement prévisibles : « Le samedi et le dimanche, ça marche toutes les semaines ». D’autres moments sont plus délicats à prévoir. « En cherchant sur internet, on peut trouver des indications. » Ici ou là des jours « sans classe » sont disséminés au cours de l’année. Grâce a cela, Clara peut ne pas aller à l’école jusqu’à deux semaines d’affilée.

D’après Clara, le mois de mai a été particulièrement fertile en jours de dispense. Pour la suite, Elle a déjà repéré une période sans école qui pourrait durer près de deux mois.

NB : la rédaction s’excuse pour le titre ultra-racoleur de cet article. Mais bon, nous aussi on a le droit de temps en temps. Y’a pas de raison !

Interview : Nicolas le jardinier n’a « pas d’avis particulier » sur la réforme du collège

Sur le collège, le débat fait rage. L’opposition multiplie les attaques tandis que le gouvernement « fait bloc » autour de la ministre de l’Education nationale. Dans les journaux, les tribunes signées des plus grands noms expliquent pourquoi il faut être « pour » ou « contre » la réforme. Pour y voir clair, EdukActus a voulu interroger une personnalité (très) au-dessus de la mêlée : Nicolas le jardinier. Interview.

EdukActus : Les opposants accusent la réforme de réduire les exigences. Qu’en pensez-vous ?

Nicolas le jardinier : L’important c’est de faire la taille au bon moment. Elle sert à la fois à apporter une meilleure fructification et à stimuler les branches les plus proches des branches principales. Les arbres « à pépins » comme les pommiers, doivent être taillés en hiver, lors de la période de repos végétatif. Pour les arbres à « noyaux » c’est plutôt à la fin de l’été. Il faut que l’arbre soit prêt à produire des fruits pour la saison suivante.

En histoire, vous êtes favorable à la chronologie ?

Le jardin est un éternel recommencement. Ce qui domine c’est plutôt le cycle des saisons, des plantations et des floraisons. Bien sûr il y a une chronologie à respecter, il faut faire les choses dans l’ordre mais dans un jardin, il a toujours du travail à faire.

« Sur ce sujet, je n’ai pas d’avis particulier  »

Et pour le latin ?

Le taxacum dissectum est une plante de la famille des asteracea. Il est parfois considéré comme une mauvaise herbe et il est très difficile de s’en débarrasser d’autant plus que son aigrette, très reconnaissable, favorise la dissémination. Si vous en avez en grande quantité, vous pouvez toujours consommer les feuilles en salade, elles sont très riches en vitamine C.

Et sinon, sur la réforme des collèges ?

Sur ce sujet, je n’ai pas d’avis particulier. Je n’y connais rien donc je préfère ne rien dire.

Programmes d’histoire : les charcutiers-traiteurs demandent à être reçus au ministère

Séderon_charcuterie_Porc_du_VentouxL’annonce par le Président de la République d’une vaste consultation sur les futurs programmes d’Histoire du collège n’en finit pas de susciter des vocations. La confédération nationale des charcutiers traiteurs vient de demander à être reçue au ministère sur cette question.

La profession, qui a mal vécu la polémique sur la viande de porc dans les cantines, entend profiter de l’occasion pour redorer son blason. « Les charcutiers-traiteurs sont les artisans du goût » proclame Jean Bonnot, délégué pédagogique du syndicat « Nous avons des choses à faire valoir dans les programmes d’histoire ». Les professionnels  se plaignent en particulier de l’absence de mention de la charcuterie et des activités associées dans le projet rédigé par le Conseil Supérieur des Programmes.

au moins 1h par semaine sur l’histoire de la viande de porc.

Selon eux, la promotion du « récit national » voulue par le premier ministre va dans leur sens. « La cuisine française est reconnue par l’Unesco, on ne peut pas faire l’impasse dessus » insiste M. Bonnot. Pour lui,  il convient de réserver au moins 1h par semaine à l’histoire des différentes manières d’accommoder la viande de porc. « Cette étude peut marier très harmonieusement l’histoire et la géographie » insiste le représentant des charcutiers en prenant l’exemple des saucisses de Toulouse, Strasbourg et Francfort.

Dans son combat, la Confédération des charcutiers-traiteurs pourrait trouver des alliés dans le collectif « et nous alors ? » qui regroupe de nombreuses professions et associations. Elles ont toutes en commun de revendiquer une place spécifique dans les programmes d’histoire.

Sécurité : le gilet jaune désormais obligatoire dans les couloirs pour les élèves de 6e

Ça fera un accessoire de plus dans les achats de rentrée des jeunes collégiens. Un décret publié au journal officiel rend obligatoire le port du gilet jaune pour tous les élèves de 6e.

Le décret précise que les enfants devront disposer en permanence d’un gilet dans leur cartable et qu’ils devront l’enfiler à chaque fois qu’ils auront à se déplacer dans les couloirs. « Les 6e sont les plus petits du collège, ils sont aussi les plus fragiles » explique le délégué interministériel à la sécurité scolaire. « Le gilet est là pour les rendre plus visibles ». Le gouvernement espère que les « gilets de haute visibilité » réduiront les risques et amélioreront des chiffres que tout le monde s’accorde à trouver inquiétants. L’année dernière, près d’un accident de couloir sur deux impliquait un 6e.

« Ce jaune fluo, ça ne va avec rien »

Les contrevenants encourront une amende de 11 euros en cas d’absence de gilet dans le cartable et de 135 euros s’ils ne le portent pas lors d’un déplacement. Dans un premier temps, les surveillants et les enseignants seront chargés de faire de la prévention sans verbaliser. Mais à partir du 1er janvier 2016, plus question de d’y échapper.

La mesure, plusieurs fois annoncée, avait fait l’objet d’une levée de bouclier de la Fédération française des 6e en colère (FF6C). « C’est ridicule de porter ça au collège ! » s’exclame Arthur le délégué de la 6eB. « Ce jaune fluo, ça ne va avec rien » s’inquiète Manon en 6eC. Face à la fronde, la mission sécurité scolaire assure que les 6e n’ont pas à s’inquiéter. Dans la très grande majorité des cas, dès l’année prochaine, ils seront en 5e.