Territoires : l’académie d’Amiens pourrait être rayée de la carte

Picardie_carte A l’heure de la réforme territoriale, l’Education nationale prépare elle aussi son big bang. Première hypothèse des cogitations de la rue de Grenelle, l’académie d’Amiens pourrait être purement et simplement rayée de la carte.

Créée en 1964, l’académie Picarde fait figure de mal aimée. « Au sud de la Seine, moins de 30% des gens sont capables de la situer » explique F. Hassé de la mission d’exploration académies. « C’est encore pire quand on interroge sur les départements ou les villes ». Même l’image des champs de betteraves ne fait pas recette.

un nouvel espace dédié aux sports d’hiver

Picardie_Betterave Peu connue, écartelée entre ses voisines, l’académie d’Amiens n’a que peu d’arguments pour elle. A l’analyse les experts ne voient pratiquement que des inconvénients à son l’existence. Le pré-rapport de la mission n’hésite pas à enfoncer le clou. « Elle coûte cher mais elle ne rapporte pas grand chose » insistent les rédacteurs. « Personne ne veux y aller, les résultats au bac ne sont pas terribles et beaucoup de jeunes quittent la région pour aller faire leurs études à Paris ou à Lille. » La conclusion est sans appel : l’Education nationale n’aurait rien à perdre à se séparer des trois départements concernés.

Reste la question du devenir de ce territoire voué à disparaitre. « Le plus simple serait de le répartir en petits morceaux à d’autres académies » avance un membre de la mission « Il est probable que personne ne s’en rendrait compte ». L’hypothèse d’une élimination pure et simple serait également à l’étude. Mais ce choix aurait l’inconvénient de générer des déchets difficilement recyclables.

Plus ambitieux les professionnels du tourisme seraient intéressés par une reconversion radicale. Pour eux, l’académie d’Amiens pourrait laisser la place à un nouvel espace dédié aux sports d’hiver. « Ça éviterait aux parisiens de devoir traverser la France pour aller dans les Pyrénées et dans les Alpes » argumente un responsable du projet « Il y a déjà le TGV et l’autoroute, ce sont des atouts non-négligeables ». De fait, il ne manque que les montagnes. Un problème qui pourrait rapidement trouver sa solution. Un grand groupe de BTP serait déjà sur les rangs.

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Admission Post-Bac : Toutes nos astuces pour bien rater vos vœux

APBPour les lycéens de terminale, c’est une épreuve initiatique qui tient du parcours du combattant. La période des vœux sur le serveur APB (Admission post-bac) s’est ouverte le 20 janvier. A cette occasion, EdukActus vous révèle toutes les astuces pour être sûr de bien rater vos demandes.

  •  Laisser passer la date. Si vous avez attendu que campagne soit terminée pour formuler vos vœux, c’est gagné ! Vous ne pouvez plus participer à la procédure principale. Attention, une procédure complémentaire est prévue. Vous serez invité à y participer, ne tombez pas le piège !
  •  Faire vos vœux sur Minitel. Le serveur APB existe uniquement sur internet. Si vous tentez de vous connecter au 3615 PostBac, c’est l’échec assuré. Un bonne solution pour rater votre demande en gardant bonne conscience. Principale difficulté, la plupart des lycéens ignorent ce qu’est un Minitel. Une assistance parentale peut s’avérer indispensable.
  • Essayer de joindre un conseiller le week-end. Le n° vert Admission Post-Bac est accessible du lundi au vendredi de 14h30 à 17h. Essayer de contacter un conseiller le week-end peut-être un bon moyen de faire trainer les choses. Méfiez-vous, à elle seule cette astuce ne suffira pas à vous faire louper vos vœux.
  •  Demander à entrer en 6e. Comme son nom l’indique « Admission Post-Bac » c’est pour le Post-Bac. Si vous demandez une formation pré-bac, il y a toutes les chances que vous n’ayez pas satisfaction.
  • Oublier de confirmer. Vous avez tout fait correctement ? Il vous reste une chance. La plupart des vœux doivent faire l’objet d’une confirmation. Oubliez-la et vous réussirez à rater votre demande. Attention, les vœux « licence » sont automatiquement confirmés. Là, on ne peut plus rien faire pour vous…

Bonne chance !

Fin d’éclipse nuageuse : les CM1 restent confinés dans la classe pendant 26 heures

nuagesGrisSurprise pour les employés de la mairie de Saint Lunaire qui devaient installer le bureau de vote de l’école Jean Delalune. En arrivant dans les locaux, ils sont tombés nez à nez avec 25 enfants de CM1 et leur enseignante, confinés dans la pièce depuis le début de l’éclipse.

Au total, les élèves et l’institutrice auront passé plus de 26 heures enfermés dans la classe. La mésaventure serait liée à la fois aux consignes de l’Education nationale et à la météo. « On nous a demandé de protéger les enfants pendant toute la durée de l’éclipse » explique Mme Alombre, la directrice de l’école « les collègues ne devaient surtout pas sortir avant que ce soit complètement terminé ». Un mot d’ordre que l’enseignante des CM1 a respecté à la lettre.

aucun signal de fin n’a été transmis à la classe

De l’autre coté, les conditions météorologiques ont perturbé le bon déroulement des opérations. « Au début on a un pu regarder ce qui se passait » raconte un parent d’élève qui a pu observer l’éclipse « mais rapidement le ciel s’est couvert et on n’a plus rien vu du tout ». Conséquence, aucun signal de fin n’a été transmis à la classe. Prudente, la maitresse a préféré rester enfermée avec ses élèves.

Heureux hasard, l’enseignante a mis à profit ce temps imprévu pour expliquer en détail les élections départementales. Celles-là même pour lesquelles sont venus les agents municipaux qui les ont délivrés. Avant de les laisser partir, elle a proposé aux élèves de venir observer le fonctionnement des bureaux de vote. « Au moins pour ça, le rectorat nous a assuré qu’il n’y avait aucun danger ! »

Science : « il n’y a aucun danger » à observer les élections départementales avec les élèves

Telescopes« Amener les élèves aux bureau de vote c’est de l’inconscience pure et simple ! » Le moins que l’on puisse dire c’est que l’invitation formulée par plusieurs rectorats suscite de l’inquiétude chez les enseignants et les parents. De son coté, l’éducation nationale se veut rassurante.

Dans un document publié aujourd’hui, le ministère assure qu’il n’y a « aucun danger » à observer les élections départementales avec les élèves. Les services de l’Education nationale proposent même des pistes pédagogiques pour suivre l’évènement en toute sécurité.

 Le phénomène devrait commencer dans toute la France dimanche à 8h précise. En raison du décalage horaire, les départements d’outre-mer seront les premiers à profiter du spectacle. En revanche, aucun scrutin n’est organisé sans la capitale. Les petits parisiens seront obligés de traverser le périphérique pour avoir une chance d’apercevoir quelque chose.

La météo pourrait avoir une influence déterminante

Le déroulement exact des opérations reste délicat à prévoir. Quelques électeurs, notamment des personnes âgées, devraient être présents dès l’ouverture des bureaux. Un pic de participation pourrait être constaté vers 11h30 à la sortie de la messe. « Le problème c’est qu’on peut rester de long moment sans qu’il ne se passe rien » s’inquiète une maitresse de CM1 qui aimerait tenter l’aventure pour la première fois. La météo pourrait avoir une influence déterminante sur la qualité de l’observation.

Pour ceux qui voudraient absolument de l’action, il faudrait plutôt arriver à la fermeture du bureau. Malgré son heure tardive, la phase de débrouillement est probablement la plus impressionnante. « On voit apparaitre la lumière du suffrage universel » explique un habitué « C’est un grand moment d’émotion. ». Une joie que des enseignants pourront partager avec leurs élèves. A moins que les résultats ne viennent éclipser le bonheur.

Problèmes de lunettes : l’Education nationale demande le report de l’éclipse solaire

Partial_Solar_Eclipse_(by)Dans les établissements scolaires, la journée de vendredi s’annonce délicate. Entre manque de lunettes et consignes de confinement l’épisode risque de virer au fiasco. Devant l’impossibilité de préparer correctement l’évènement, l’Education nationale vient de demander officiellement le report de l’éclipse.

D’après les prévisions, l’éclipse partielle du soleil sera visible en France métropolitaine de 9 heures à midi. Sur son site officiel, le ministère rappelle que « Des risques liés à l’observation d’une éclipse du soleil peuvent engendrer des lésions oculaires graves et irréversible ». De l’autre coté, un tel phénomène constitue une remarquable occasion de travailler avec les élèves. Autant de raisons de préparer minutieusement l’évènement.

 « il reste trop de zones d’ombre »

« On ne peut pas se permettre d’y aller sans y voir clair » admet J-Y Voirien, inspecteur général chargé des éclipses « là, nous sommes obligés de reconnaitre qu’il reste trop de zones d’ombre ». Najat Vallaud-Belkacem a écrit en urgence au bureau international d’astronomie pour demander le report de l’éclipse. « Si nous obtenons satisfaction, nous passerons immédiatement une commande de lunettes pour la nouvelle date » ajoute M. Voirien. Hors de question de passer une nouvelle fois à coté.

Au cas où le report de l’éclipse s’avérerait impossible, le ministère préconisera de passer la journée de jeudi à habituer les élèves. Les professeurs seront invités à éteindre progressivement les lumières puis à les rallumer en fin de matinée.

Révélation : le Premier ministre serait en réalité un élève de 3e

VallsCollege2La photo, publiée sur le compte Twitter du Premier ministre, a rapidement fait le tour du web. Elle révèle ce qui faisait jusque là figure de secret d’Etat : Manuel Valls serait en réalité élève en classe de 3e.

Tout aurait commencé par un incroyable coup de culot. Manuel Valls aurait écrit l’Elysée pour demander à y effectuer le stage d’observation prévu par les programmes pour tous les collégiens. A la recherche d’un candidat pour remplacer Jean-marc Ayrault, François Hollande aurait immédiatement sauté sur l’occasion. Toutefois, sa nomination à Matignon le lui aurait pas été complètement favorable. Trop pris par ses activités gouvernementales, le Premier ministre aurait été contraint de redoubler sa 3e.

« Il est plutôt sérieux mais parfois assez provocateur »

« C’est un élève assez curieux » raconte Mme Lemère-Dévry, sa professeure de mathématiques. « Il est plutôt sérieux mais parfois assez provocateur ». Son professeur de français, M. Beauvau est beaucoup plus critique. « Manuel est très indiscipliné ! Il n’a jamais ses affaires et passe son temps à bavarder avec sa voisine ». Une attitude qui transparait très clairement sur la photo publiée. Alors que le cours a manifestement commencé, M. Valls et sa voisine sont les seuls à n’avoir ni feuilles, ni stylos. Sous son regard sage, le Premier ministre vient probablement de glisser un bon mot à sa camarade assise à coté de lui.

Maintenant que sa véritable identité est connue, Manuel Valls va peut-être pouvoir reprendre une scolarité normale. Il devra notamment préparer les épreuves du brevet des collèges prévues les 25 et 26 juin prochains. A moins qu’il ne préfère attendre l’entrée en vigueur de la réforme du collège. Ce sera alors pour la rentrée 2016.

Vacances scolaires : dès 2015 les congés commenceront le lundi matin et plus le samedi

calendrierScolC’est quand les vacances ? A cette angoissante question, le projet de calendrier scolaire pour 2015-16 apporte une réponse profondément novatrice . Au lieu du samedi après la classe, les vacances commenceront désormais le lundi matin à la première heure.

La formule traditionnelle « Le départ en vacances a lieu après la classe » était présente dans les textes officiels des lustres. La modification envisagée pour l’année prochaine fait donc figure de véritable révolution Symétriquement, la date de reprise serait avancée du lundi matin au début du week-end précédent. A chacun des congés ce sont entre 3 et 4 jours qui seraient ajoutés aux périodes « travaillées » soit près de deux semaines complètes sur l’ensemble de l’année. Un volume beaucoup plus significatifs que tous les ajustements réalisés jusque là.

« En décalant les départs, on peut satisfaire tout le monde »

Au delà de l’école, toute la société est concernée. Et les groupes de pressions nombreux. « En décalant les départs, on peut satisfaire tout le monde » explique C. Ladate, responsable du calendrier scolaire « On réduit la durée des vacances sans augmenter le nombre de jours de classe ». Élèves, enseignants et professionnels du tourisme devraient y trouver leur compte. Un équilibre délicat que le projet du ministère pourrait enfin stabiliser.

Autre avantage, ce choix permet d’harmoniser la date pour tous les établissements. « L’immense majorité des écoles et des collèges terminent le vendredi mais quelques établissements travaillent le samedi » ajoute Mme Ladate. « En le fixant au lundi matin, le début des vacances serait le même pour tout le monde ». Du coup, la démarche pourrait s’inscrire dans le « choc de simplification » voulu par le Président de la République.

Le nouveau calendrier devrait être officiellement présenté le mois prochain. S’il semble satisfaire le plus grand nombre, il posera forcement de nouvelles questions. Certains parents s’inquiètent déjà de savoir comment ils vont occuper les enfants pendant ces week-ends supplémentaires.