Sondage : 74% des français pensent que l’école serait mieux sans profs et sans élèves

Il y a en France plus de 60 millions d’experts de l’éducation. Un sondage vient confirmer cette passion nationale pour l’école mais montre que les français peuvent aussi se montrer exigeants voire critiques.

Sondage1 Quand on leur demande « Que pensez-vous de l’école ? », les français se montrent très partagés. Ils sont 42% à répondre Oui contre 38% Non. Un cinquième des sondés ne sait pas quoi répondre. Un taux particulièrement élève qui témoigne d’un réel malaise devant cette question cruciale.

Au rang des solutions, les choses sont plus tranchées. A la question « Que faudrait-il supprimer ? » deux réponses se détachent nettement. Très attentifs au bon fonctionnement de l’école, près des trois quarts des français préconisent à la fois la suppression des élèves et celles es professeurs. Un score qui prouve que – contrairement aux idées reçues – le changement ne fait pas peur.

Les autres possibilités arrivent loin derrière. La suppression des récréations ne récolte qu’un gros tiers d’avis favorables. Plus surprenant Obi-Wan-Kenobi – dont on se demande bien ce qu’il fait là – est désigné comme cause des dysfonctionnements par 21% des sondés.

Ce nouveau sondage vient apporter de l’eau au moulin de ceux, nombreux, qui sont satisfaits ou mécontents. Les solutions préconisées vont dans le sens de certains. Mais pas de tous. Affaire à suivre.

Enfoirés : les paroles de « toute la vie » intégrées aux appréciations de l’Education nationale

EnfoiresUn « A vous de jouer mais faudrait vous bouger » en bas du bulletin d’un élève, ce sera bientôt possible. L’Education nationale s’apprête à intégrer les paroles de Toute la vie, la nouvelle chanson des Enfoirés dans la liste de ses appréciations officielles.

« En la matière, les choses sont un peu sclérosées » explique Côme Mentère du bureau de l’évaluation. « Un peu de nouveauté dans les appréciations, ça ne peut pas faire de mal ! ». La chanson des Enfoirés, avec son dialogue entre jeunes désabusés et vieux donneurs de leçons va donc prendre place au coté des traditionnels « félicitations », « très bien » et autres « peut mieux faire ». Une large palette de nouvelles possibilités.

« faudrait vous bouger » entre le « passable » et l’oral de rattrapage

La décision, prise immédiatement après la sortie de la chanson, pourrait mettre un peu de temps à s’appliquer. « Il va falloir modifier tous les documents officiels et les logiciels » précise M. Mentère. « Ça risque d’être trop court pour le 2e trimestre mais nous allons travailler d’arrache pied pour être prêts pour les examens. »

Pour le Baccalauréat, la mention « faudrait vous bouger » pourrait s’intercaler entre le « passable » et l’oral de rattrapage. « Tu sais le temps n’a pas de prix » serait envisagé pour signifier un échec définitif et une obligation de retenter l’examen.

Mutations : l’académie de Lille transférée accidentellement à Grenoble.

Carte-Région-Nord-Pas-de-Calais-RErreur informatique ou dommage collatéral de la réforme territoriale, on ne sait pas. Toujours est-il que la totalité de l’académie de Lille vient être accidentellement transférée à Grenoble.

  • de notre envoyée spéciale au pôle Nord dans l’académie de Lille

En cette période de mutations, l’ensemble des enseignants des collèges et lycées, ainsi que les chefs d’établissement de l’académie de Lille ont reçu un avis d’affectation dans leur nouvelle académie : Grenoble. Pour quelques-uns, c’est une très bonne nouvelle, pour les autres, une surprise. Surtout pour ceux, très nombreux, qui n’avaient rien demandé. Volontaires ou non, ils sont bel et bien mutés.

 « déplacer les établissements pierre par pierre ».

Au ministère, on plaide l’infaillibilité procédurale. « Ces affectations sortent directement de la machine, aucune erreur n’est possible ! » s’exclame la directrice ajointe des mutations. « Tous les personnels qui ont reçu le message devront être à Grenoble l’année prochaine ». Pour faciliter la transition, les rectorats se disent prêts à mettre en place des « moyens exceptionnels »

« Transférer une académie entière, on ne l’a encore jamais fait » concède un responsable du bureau « Le plus simple est sans doute de déplacer les établissements pierre par pierre ». Pendant l’été, l’Education nationale pourrait affréter des trains spéciaux pour transporter les enseignants et leurs affaires. Tout devra être prêt pour assurer la rentrée. Avec une question : Que feront les profs si leurs élèves sont restés dans le Nord ?

Buzz : Un ancien ministre de l’Education serait à l’origine du site satirique EdukActus

Rochechouart_CactusLa rumeur est partie d’un journaliste d’un grand quotidien du soir. Un ancien locataire de la rue de Grenelle serait à l’origine d’EdukActus. Une information qui fait le buzz.

Sur Twitter les réactions sont immédiates. Michel, parent d’élève dans le Var n’y croit pas une seconde. «  S’il y avait eu un Ministre de l’EN avec ce sens aigu de l’humour et de la dérision on l’aurait remarqué  ». Alan, professeur des écoles à Rouen est plus nuancé. « Il semblerait que les informations données à EdukActus proviennent en effet de sources proches des dossiers. Coïncidence ? » En tout état de cause l’implication d’un ministre dans la création du site pourrait expliquer sa surveillance par la NSA découverte il y a quelques jours.

Najat Vallaud-Belkacem et Benoît Hamon, peuvent être mis hors de cause.

Si l’information venait à être confirmée, elle entrainerait bien sur les spéculations sur l’identité du « coupable ». Najat Vallaud-Belkacem et Benoît Hamon, nommés après la création du site peuvent déjà être mis hors de cause. D’autant plus que tous deux étaient a priori peu spécialistes du sujet.

 Le premier suspect serait donc Vincent Peillon. C’est lui qui était ministre au moment de la création d’EdukActus. Le site avait d’ailleurs été le premier à annoncer qu’il allait quitter le ministère de l’Education nationale et entrer au Panthéon. Avant lui, une dizaine d’anciens ministres sont encore en vie dont Lionel Jospin, Jack Lang, François Bayrou, Xavier Darcos et Claude Allègre. Le créateur du site satirique se trouverait donc parmi eux.

A l’heure actuelle, aucun indice ne permet de privilégier une piste plutôt qu’une autre. Le mystère du ministre de la satire reste entier.

Astuce : Kevin déménage ce week-end pour profiter de deux zones de vacances

220px-Déménagement_quebec2On savait Kevin adepte de coups tordus mais là, il vient probablement de battre son record personnel. Le jeune homme a organisé son déménagement ce week-end pour bénéficier d’une deuxième quinzaine de vacances en toute légalité.

Administrativement, le montage a été parfaitement calé. Il y a 3 semaines le lycée où Kevin est inscrit depuis la rentrée reçoit une demande de radiation pour cause de déménagement. Situé en Zone A, l’établissement part en vacances quelques jours plus tard. Dans le même temps, le lycée Darivé, situé en zone B accepte la demande d’inscription de l’élève à partir du 3 mars, date de la reprise des cours. Entre les deux, Kevin peut tranquillement passer un mois en vacances. Deux fois plus que ses camarades.

 « Évidement il n’a pas rendu son devoir ! »

En zone A, on n’est pas forcement mécontent de ce départ anticipé. «  Ça fera toujours un élève de moins dans la classe » soupire le professeur d’histoire-géo. D’autres contestent la méthode. « Évidement il n’a pas rendu son devoir ! » peste son professeur de mathématiques. Les enseignants de Kevin sont partagés entre le soulagement de le voir partir et la compassion pour leurs collègues qui vont devoir l’accueillir. « Je leur souhaite bon courage ! » s’exclame son professeur principal d’un ton mi-amusé mi-désespéré.

En fait, il y a peu de chances que le jeune homme s’investisse dans son nouveau lycée. Il déjà a prévu de revenir dans son établissement d’origine début avril. Juste avant les prochaines vacances.

Istres : François Hollande prône la dissuasion nucléaire contre les élèves retardataires

nucleaire Dans le monde militaire, l’évènement était attendu. Comme tous ses prédécesseurs, le Président Hollande s’est livré à l’exercice imposé du discours sur la dissuasion nucléaire. Nouveauté, elle pourra désormais être utilisée contre les élèves retardataires.

Sur le fond, le message est clair « La dissuasion nucléaire vise à défendre notre pays contre toute menace contre ses intérêts vitaux ». Pour le Chef de l’Etat, les retards scolaires constituent un risque tel qu’ils justifient le recours à la force suprême. Lors de sa dernière conférence de presse, François Hollande avait abordé le sujet des moyens accordés à l’arme nucléaire : « autant qu’il est nécessaire, et toujours avec le principe de suffisance ». Voilà les retardataires prévenus !

HollandeDiscours« Nous voulons privilégier la composante aérienne »

En marge du discours présidentiel, le Général Haleur a présenté un plan destiné à faire rentrer les récalcitrants dans le rang. « Nous voulons privilégier la composante aérienne de la force de frappe » précise le chef d’Etat major. Le choix serait avant tout dicté par des considérations pratiques. L’utilisation des sous-marins nucléaires pourrait s’avérer complexe à l’intérieur des terres.

Le plan baptisé « Ponctuel » entrera en application à la rentrée prochaine. D’ici là, l’Education nationale va s’attacher à repérer précisément les retardataires pour leur faire parvenir les sommations d’usage.

NSA : EdukActus espionné depuis prés d’un an par le département américain de l’Education

National_Security_Agency.svgLa mise un jour d’un nouveau logiciel espion de la NSA conduit à la découverte de nouvelles victimes des services d’espionnages américains. D’après les listings découverts par nos confrères, EdukActus ferait l’objet d’une surveillance pour le compte du département de l’Education.

La surveillance aurait commencé il y a près d’un an, très peu de temps après le lancement d’EdukActus. Les services américains auraient immédiatement perçu l’importance stratégique et la pertinence des informations publiées. Depuis cette date, Arne Duncan, le secrétaire à l’Éducation de Barack Obama est régulièrement tenu au courant des révélations et des analyses de notre site.

un tel dispositif est pratiquement indécelable.

Arne Duncan

Arne Duncan

Les techniques utilisées relèvent de la plus haute technologie. Les agents de la NSA parvenaient à consulter le site via un logiciel de fabrication US baptisé « Internet Explorer ». Ce « browser » ouvrait un accès sans limite à l’ensemble des pages du site. Les données étaient ensuite stockées sur les serveurs de la NSA grâce à une combinaison digitale Ctrl-C/Ctrl-V. Une fois triées, les informations les plus importantes étaient transmises au département de l’éducation par le biais d’un protocole TCP/IP. De l’avis des experts un tel dispositif est pratiquement indécelable.

Les révélations sur l’espionnage dont EdukActus a été victime montrent l’ampleur des moyens mobilisés par les services américains. Au-delà de la question essentielle de la liberté de la presse, elles amènent à une interrogation fondamentale. Si le département de l’Education tient absolument à suivre ce que publie EdukActus, pourquoi ne s’abonne t-il pas à notre fil Twitter ?