Sondage : 94% des élèves de maternelle indifférents au retour de N. Sarkozy

C’est un résultat qui risque de décevoir l’ancien président de la République pourtant friand de chiffres sur ses « performances ». Selon un sondage réalisé à la récréation du matin, 94% des élèves de maternelle se déclarent pas ou peu intéressés par le retour de Nicolas Sarkozy.

« Sur ce segment de la population, l’impact de l’intervention télévisée de l’ancien chef de l’Etat est pratiquement nul. Pire, dans les préoccupations des enfants, N. Sarkozy est largement devancé par « il est ou mon doudou ? » et « J’ai faim » ». commente le directeur de l’institut Mavu à l’origine de l’enquête.

les stratèges du camp Sarkozy jouent la minimisation

Face à ces chiffres catastrophiques, les stratèges du camp Sarkozy jouent la minimisation. « A l’heure du journal télévisé, de nombreux enfants étaient déjà couchés » tente Rachida Dati. « Les parents ne les ont pas laissé aller sur Facebook pour lire sa tribune » ajoute Frédéric Péchenard le nouveau directeur de campagne.

A droite les rivaux de l’ancien Président s’amusent de cet échec. « 6% ce n’est pas si mal » persiffle un proche d’Alain Juppé « après tout, c’était le score de Manuel Valls à la primaire socialiste ». Pour le PS, Jean-Christophe Cambadélis considère que le sondage témoigne d’un jugement très sévère de la part de la jeunesse. « Les élèves de maternelle n’ont pas oublié la politique menée par Nicolas Sarkozy ».

Ce désamour entre Nicolas Sarkozy et les enfants pourraient bien d’être qu’une première alerte. Vers 15h30, le retour de l’ancien président était relégué dans les profondeurs de leurs centres d’intérêts très loin derrière le gouter et les retrouvailles avec les parents.

Publicités

Najat Vallaud-Belkacem lance un grand plan pour l’apprentissage des leçons

Les « assisses de l’apprentissage » organisées à l’Elysée auront donc débouché sur la mobilisation de l’Education nationale. Najat Vallaud-Belkacem vient de lancer un grand plan national pour l’apprentissage des leçons.

« Notre objectif c’est la réussite des jeunes ! ». Lors de la conférence de presse, la ministre a affiché un volontarisme à toute épreuve pour promouvoir l’apprentissage. « Nous savons que c’est quelque chose qui fonctionne » a déclaré Najat Vallaud-Belkacem. « Les jeunes qui passent par l’apprentissage des leçons réussissent mieux que les autres, nous devons en tenir compte. »

 Un site internet proposera des ressources

Une circulaire co-signée par la ministre de l’Education nationale et cinq de ses collègues va partir la semaine prochaine pour préciser les contours du plan. Les collectivités locales seront sollicitées pour mettre en place des locaux et des équipements adaptés. Un site internet proposera des ressources destinées aux enseignants, aux élèves et aux parents. La mise en place du plan s’accompagnera d’une campagne de communication basée sur des témoignages de jeunes qui expliqueront ce que leur a apporté l’apprentissage des leçons.

« Nous allons mobiliser toutes les énergies » affirme M. Sétout, délégué interministériel à l’apprentissage. « Nous voulons qu’à la fin de l’année, tous les élèves aient entendu parler de l’apprentissage des leçons ». Un objectif particulièrement ambitieux au regard des résultats enregistrés jusque là.

L’achat de l’iPhone 6 reconnu comme motif d’absence valable par l’Education nationale

Apple_Store_University_Avenue_Palo_Alto_CA-2007-06-29La circulaire est partie en urgence du ministère de l’Éducation nationale. Le très fort absentéisme constaté dans les classes à l’occasion de la sortie l’iPhone 6 oblige l’administration à reconnaitre l’évènement comme un motif d’absence légitime.

« Ce matin à 8h30, il manquait près d’un quart des élèves » raconte la directrice d’une école du Xe arrondissement. Le cas n’est pas isolé. Dans les établissements scolaires de la capitale de très nombreux enfants ne se sont pas présentés à l’école. En cause, la mise en vente de l’iPhone. « Les parents étaient coincés dans les files d’attente » explique l’inspecteur de la circonscription «  ils n’ont pas pu en sortir pour amener leurs enfants à l’école ».

 « nous allons régulariser pour tenir compte de la circulaire »

Le phénomène n’épargne pas les collèges et les lycées. Ce sont parfois les élèves eux-mêmes qui sont devant les Apple Stores. « Il y a six 3e qui sont arrivés à midi avec un retard justifié par le motif iPhone 6 » témoigne le surveillant d’un collège. « Nous les avons enregistrés comme retards abusifs mais nous allons régulariser pour tenir compte de la circulaire » précise le CPE de l’établissement. Au total, ce matin, une trentaine de jeunes de la 6e à la 3e manquaient à l’appel.

Le ministère concède avoir été surpris par l’ampleur du mouvement. Des discussions seraient envisagées avec la marque à la pomme pour anticiper la sortie de l’iPhone 7. L’Éducation nationale pourrait aller jusqu’à accorder un jour de congé supplémentaire à tous les élèves.

 

 

 

 

 

Post-rentrée : Le proviseur termine son discours au bout de 11 jours, 5 h et 8 min

Microbokeh1Convoquée, comme dans la plupart des établissements le lundi 1er septembre au matin, la réunion de rentrée du lycée Fidel Castro (Seine-Saint-Denis) vient seulement de se terminer. Le discours d’accueil du Proviseur aura duré 11 jours, 5 heures et 8 minutes.

« Tout a commencé normalement » raconte un professeur d’anglais habitué des grands messes de début d’année « mais au bout de 3 heures on a compris que ça risquait d’être encore long ». En fin de matinée, le chef d’établissement n’avait pas encore fini de lister les points qu’il allait aborder dans son intervention. Vers 13h30, la quasi-totalité des auditeurs avaient déjà quitté la salle plus ou moins discrètement sans parvenir à perturber l’orateur. En fin de journée, tout le monde est rentré chez soi alors que le discours n’en était qu’au début de son premier volet.

 « On a très bien fait la rentrée sans lui »

Le lendemain matin, à l’arrivée des premiers élèves, ceux qui sont passés dans l’amphithéâtre ont pu entendre le proviseur évoquer sans sourciller les nouveautés dans le fonctionnement de la vie scolaire. « Finalement on a très bien fait la rentrée sans lui » s’amuse une enseignante. Les traditionnelles rencontres de la première semaine ont été assurées par la proviseure adjointe et les personnels volontaires. « Le plus compliqué, ça a été de trouver les salles puisque l’amphi était pris par le chef » précise le conseiller d’éducation qui a pris en charge cette organisation imprévue.

Chaque jour, quelques professeurs et de nombreux élèves prennent un moment pour assister à un morceau de la performance. Inlassablement, le chef d’établissement égrène les divers aspects de son propos. Ce vendredi vers 14h, les présents ont eut la surprise de l’entendre conclure d’un ton enjoué « Voilà, mes chers collègues, il ne nous reste plus qu’à nous mettre au travail ! ».

Libéré de son discours de pré-rentrée, le proviseur va pouvoir préparer la réunion parents-professeurs de la semaine prochaine. Il doit y prononcer une brève allocution.

Victime de « phobie évaluative » un prof ne corrige aucune copie pendant 3 ans

L’affaire qui tombe mal pour le lycée de la rue de Hollande. Tout juste muté dans l’établissement, un professeur d’histoire est accusé de ne pas avoir corrigé une seule copie depuis 3 ans.

« C’est une histoire de fous ! » s’exclame le Proviseur de l’établissement encore sous le choc de la découverte. Des élèves qui ont connu M. Stilorouje dans son ancien collège sont formels : Il ne rend jamais les copies. « Il nous faisait des corrigés et il mettait des notes mais quand on demandait nos copies, il trouvait toujours un prétexte pour ne pas les rendre » raconte Louisa qui l’a eut comme professeur en 6e et 4e.

« Je n’arrive tout simplement pas à corriger des copies »

« Je souffre de phobie évaluative » se défend l’enseignant qui insiste pour se présenter comme un malade. « Je n’arrive tout simplement pas à corriger les copies ». Pour ne pas être démasqué, il met un soin méticuleux à remplir les bulletins et les dossiers administratifs. Pendant trois ans, à part les élèves, personne ne se rend compte de rien. S’il n’avait pas demandé sa mutation au lycée, M. Stilorouje aurait certainement continué encore longtemps.

Au rectorat on affirme n’avoir aucune information. « Ce professeur a toujours été très bien noté » indique le chef du bureau des personnels « il a été inspecté l’année dernière et tout s’est bien passé » Une enquête administrative a été ouverte pour établir les responsabilités. Le proviseur du lycée envisage également de solliciter la MGEN pour trouver un remède à la phobie évaluative.

 

Question de genre : Un professeur de lettres oblige les filles à écrire à l’encre bleue

275px-Pen.svgNoyée dans le flot des indications de rentrée, la consigne – d’apparence anodine – aurait pu passer inaperçue. Un professeur de lettres d’un collège du Pas-de-Calais impose à tous ses élèves, garçons et filles, l’usage de l’encre bleue. Un choix qui fait réagir certains parents d’élèves.

« Il nous a dit qu’il fallait rentre nos devoirs sur des copies doubles à grands carreaux » raconte Anaïs, élève de 3e. « Après, il a précisé qu’il fallait que ce soit écrit en bleu avec les titres soulignés en rouge. » Il n’en fallait pas plus pour provoquer la colère de quelques parents. Alertés par SMS, ils sont une dizaine à assaillir l’établissement de mails et de coups de téléphone. Pour eux, la consigne de l’enseignant est une nouvelle manifestation de la « théorie du genre ».

 « Obliger les filles à écrire en bleu c’est contre-nature »

« Obliger les filles à écrire en bleu, c’est contre-nature » explique Mme Dujendeur, mère d’une élève de 5e. « Ce professeur veut faire croire aux enfants que les filles et les garçons c’est la même chose ! » Un collectif « anti-genre » a déjà mis en ligne une pétition pour que les filles rendent des copies écrites à l’encre rose. Ils considèrent que l’obligation d’écrire en bleu est une opération de « manipulation  » organisée par l’Education nationale.

En salle des profs, on a du mal à comprendre l’attaque. « Je dis la même chose tous les ans et ça n’a jamais gêné personne » déclare l’enseignant concerné. « Je ne fais pas de différence entre les filles et les garçons » confirme une professeure de SVT « mais moi je demande qu’ils soulignent en vert ! ».

La direction du collège indique ne pas souhaiter donner suite à la demande des parents. Pour essayer de mettre fin à la polémique, un message va être collé dans le carnet de correspondance des élèves. Avec une phrase à souligner en rouge.

Scandale : Najat Vallaud-Belkacem aurait un passé d’élève à l’Education nationale.

C’est une nouvelle polémique pour la ministre de l’Education nationale. Najat Vallaud-Belkacem aurait un passé d’élève et même d’étudiante. Une période de sa vie qu’elle tenterait discrètement de faire oublier.

Les débuts de Najat Belkacem à l’Education nationale remontent aux années 80. Sous la présidence de François Mitterrand, elle fréquente d’abord une école d’Amiens puis le collège César Franck. En 1995, Jacques Chirac est élu. La jeune femme bascule. C’est le début d’un parcours au lycée Delambre qui se conclut par un baccalauréat ES. Elle poursuit ensuite des études supérieures en droit à Amiens et entre à Sciences Po. Au total, Najat Belkacem aura passé une vingtaine d’années comme élève ou étudiante.

L’expérience d’élève de la ministre la disqualifie pour ce poste

A droite, ces révélations font l’effet d’une bombe. « Le parcours de Madame Belkacem est celui d’une idéologue » déclare Eric Ciotti. Pour l’élu de Nice, tout dans la scolarité de Najat-Vallaud Belkacem témoigne de son sectarisme. Pour Nadine Morano, l’expérience d’élève de la ministre la disqualifie pour ce poste. « On ne va quand même pas confier les enfants à quelqu’un qui est allé à l’école » s’indigne la députée européenne. Sur Twitter, beaucoup font le lien entre la scolarité de NVB et son implication dans les ABCD de l’égalité. « Elle a été « élève » sans qu’on puisse savoir si ce mot est masculin ou féminin » abonde la présidente de la Manif pour tous. Dans les milieux hostiles à la « théorie du genre », l’argument fait mouche.

intox ou véritable révélation ? A demi-mot, le ministère de l’Education nationale reconnait l’existence d’un dossier scolaire au nom de Najat Belkacem. Sous couvert d’anonymat, un responsable concède même que le cas n’est pas isolé. La plupart des ministres du gouvernement seraient passés par l’école. Une confidence qui pourrait mettre le premier ministre dans l’embarras à quelques jours de sa déclaration de politique générale.