Pétition : Plus de 50.000 signatures en deux jours pour le report de la rentrée scolaire

Les pétitions lancées en juin contre différentes épreuves du bac auront donc fait des émules. Un appel au report de la rentrée scolaire initié il y a deux jours a déjà récolté plus de 50.000 signatures.

Ouverte juste après la nomination Najat Vallaud-Belkacem la pétition demande que la rentrée, prévue mardi prochain, soit repoussée à une date ultérieure. Son auteur, qui tient à rester anonyme se présente comme « concerné et consterné » par la question. Il en appelle à la nouvelle ministre pour prendre une mesure de report « que tout le monde attend ». A quelques jours de l’échéance, la requête fait mouche. La pétition est largement partagée sur les réseaux sociaux.

« supprimer définitivement la rentrée »

Parmi les dizaines de milliers de signataires, on trouve aussi bien des élèves que des enseignants ou des parents. Dans les témoignages chacun explique ses raisons pour demander le report de la rentrée. « J’ai passé un super été avec ma fille, je ne veux pas que ça se termine » explique le père d’une élève de maternelle. « Je n’ai rien de prêt, il me faut au moins 15 jours pour m’organiser » demande une enseignante remplaçante nommée pour la première fois en lycée. Sans trop y croire « Lolo » qui se présente comme élève de terminale ES demande à la ministre de « supprimer définitivement la rentrée ». Alice qui doit entrer en CM2 utilise l’argument météorologique. « Il a plu toutes les vacances et maintenant qu’il fait beau on doit rentrer. Ce n’est pas possible ! ». Un telle mobilisation montre que la revendication n’est peut-être pas aussi fantaisiste qu’en en a l’air.

 La rentrée des professeurs est programmée pour lundi matin. Pour l’heure, rien n’indique que la ministre de l’Education puisse donner satisfaction aux signataires de la pétition.

Mise à niveau : franc succès pour le stage de préparation à l’entrée en maternelle

Crayons_3Les organisateurs ont dû refuser du monde. La trentaine de places offertes pour le stage de préparation à l’entrée en maternelle ont trouvé preneur en quelques heures.

 « On savait qu’il y avait de la demande mais on ne s’attendait pas à un tel succès » déclare G de Lambition le directeur du centre scolaire privé. Dès l’ouverture des inscriptions des dizaines de demandes ont afflué venant de toute la capitale. Premier arrivé, premier servi, aucune dérogation n’a été accordée.

 Le programme du stage est ambitieux. Calé sur celui de l’Education nationale, il prévoit de réaliser l’ensemble des objectifs de la petite section de maternelle. « Si les enfants savent déjà tout avant de commencer l’année, ils sont sûrs de réussir tout ce qu’on leur demandera » explique le responsable pédagogique du projet.

« Nous avons acheté un studio juste à coté de l’école Polytechnique »

 Parmi les heureux parents qui ont pu inscrire leur enfants, les motivations sont diverses. « Je tiens absolument à ce que ma fille soit en tête de classe » déclare la mère de la petite Helyte « je compte beaucoup sur ce stage pour lui donner de l’avance dès le début ». Pour ce père de famille, c’est une vision à plus long terme. « Nous avons acheté un studio juste à coté de l’école Polytechnique, ce serait du gâchis que mon fils n’y entre pas ».

 A l’ouverture du stage, M. de Lambition tient à justifier sa démarche. « Certains élèves réussissent très bien, d’autres moins. C’est bien la preuve qu’il y a des choses qui font la différence. » Peut-être de quoi accepter une semaine de vacances en moins.

Drame : Christine Boutin immole un cierge pour protester contre la nomination de N. Vallaud-Belkacem

320px-Chile_-_Santiago_36_-_devotion_candles_at_on_Cerro_San_Crisóbal_(6977803597)Le drame s’est produit peu après l’annonce de la composition du nouveau gouvernement. Christine Boutin a immolé un cierge pour protester contre la nomination de Najat Vallaud-Belkacem comme ministre de l’Education nationale.

La présidente d’honneur du Parti Chrétien Démocrate avait prévenu. Dans un Tweet publié en fin d’après midi, elle dénonçait par avance une « provocation non tolérable » en cas d’arrivée de la jeune femme à l’Education nationale.  

Dans son entourage, ce message inquiète. Ses proches imaginent qu’elle envisage de commettre l’irréparable.TwBoutin

 Sitôt connue la nomination de l’ancienne ministre des droits des femmes, Christine Boutin passe à l’action. « J’ai tout de suite compris qu’il allait se passer quelque chose de grave » témoigne un voisin qui l’a vu sortir de chez elle et se diriger vers l’église du quartier. « Elle avait son manteau et un parapluie » raconte un passant qui ne l’a pas reconnue.

 Arrivés très rapidement sur les lieux, les enquêteurs tentent de reconstituer les faits. Sur place, ils ne retrouvent que quelques restes calcinés et un carré Hermès. D’après les premiers éléments, Christine Boutin serait entré dans l’église puis se serait emparé d’un cierge avant d’y mettre le feu.

 Ce geste d’une rare violence met une nouvelle fois en avant les tensions autour de l’école. Pour l’heure, ni le ministre de l’intérieur, ni Najat Vallaud-Belkacem n’ont encore fait de commentaire sur cette affaire.

Fournitures scolaires : violentes échauffourées autour d’un cahier 24×32.

Scène d’émeute dans un petit supermarché des environs de Toulouse. Une douzaine de parents d’élèves se sont battus pour obtenir le dernier cahier 24×32 à petits carreaux disponible.

 « On a vu deux personnes s’arracher le cahier des mains puis d’autres clients se sont joints à la mêlée »  témoigne le responsable de la boucherie qui fait face au rayon papeterie. Il faut plus de dix minutes aux responsables de la sécurité pour parvenir à séparer et à maitriser l’ensemble des protagonistes.

 A l’origine de l’affrontement, un cahier au format 24×32 cm sans spirales avec un quadrillage en 5×5. Le fascicule, relativement peu courant, figure sur la liste demandé par le professeur de mathématiques des 6e et 4e du collège voisin.

« Tous les ans on a le même problème »

 Même si de tels débordements restent rares, de nombreux observateurs ne sont pas surpris par le phénomène. « Tous les ans on a le même problème » se désole le directeur du magasin « les listes de fournitures scolaires sont ultra-précises et il manque toujours quelque chose dans les stocks.» A l’association de parents d’élèves, on explique que les achats de rentrée sont toujours un moment délicat « L’année dernière, je me suis trompé de carreaux pour le cahier de français, mon fils a essayé de m’égorger avec un tube de colle » raconte la mère d’un garçon de 13 ans.

 Face à cette crise, chacun se renvoie la balle. L’Education nationale et les commerçants sont pout l’instant incapables de trouver un terrain d’entente. Dans l’urgence, le gouvernement envisage procéder à des réquisitions pour assurer l’approvisionnement des établissements scolaires

Un site propose des copies à télécharger pour aider les profs à reprendre en douceur

120px-A_person_navigating_through_a_Chilean_bank_websitePassé le 15 août, les enseignants commencent à compter les jours qui les séparent de la reprise. Pour atténuer le choc, un site internet leur propose de quoi se remettre doucement dans le bain.

« La rentrée est toujours un choc pour les professeurs » explique Y. Vateau, promoteur du site « nous voulons rendre la transition plus facile, plus progressive ». Le moyen ? Jepreparemarentree.com propose une banque de copies d’élèves à télécharger. En 3 clics, les professeurs peuvent choisir le niveau – de la maternelle au lycée –, la matière, et retrouver sur leur imprimante un travail prêt à être corrigé. Une manière de reprendre le travail en douceur et de se refaire la main sans pression.

 « Nous rendons aussi service aux élèves »

« Nous rendons aussi service aux élèves » poursuit M. Vateau. « Les premières copies corrigées sont toujours un peu délicates. Grâce à nous, les professeurs seront tout de suite calés ». Sylvie, professeur de français en collège, se montre plutôt séduite. « Cette année, j’aurai des 3e pour la première fois, c’est vraiment bien de pouvoir se préparer ». Thomas, professeur des écoles en CE2, y voit un bon moyen de tromper l’ennui. « C’est vrai qu’au bout d’un mois et demi, les corrections commencent à me manquer  ». Pour Lionel, qui enseigne l’histoire en lycée, ce service devrait même être utilisé pour la formation des nouveaux professeurs.

Du côté des élèves, les avis sont plus partagés « C’est bien que les maitresses s’entrainent pour la rentrée » déclare Maeva qui entre en CM1. Pour Marion, qui redouble sa 4e, c’est plutôt la crainte qui domine « habituellement, le premier contrôle de l’année est toujours assez facile, là ça risque d’être plus dur ! »

Les professeurs seront-ils nombreux à vouloir corriger des copies pour préparer la rentrée ? Réponse le 1er Septembre.