Marine Le Pen demande l’interdiction des langues étrangères à l’école

Dans la foulée de la circulaire du maire FN du 7e secteur de Marseille, Marine Le Pen demande maintenant l’interdiction de l’usage des langues étrangères à l’école.

Au cours d’une conférence, la présidente du Front national, s’en est pris violement à des pratiques qu’elle juge « inacceptables ». « Tous les jours des professeurs s’adressent aux élèves dans une autre langue que le français parfois pendant des heures entières » déclare la députée européenne.

« Le gouvernement ne fait rien pour lutter contre cette invasion »

D’après des statistiques publiées par le ministère lui-même la quasi-totalité des élèves de collège et de lycée auraient été confrontés à des enseignants parlant une langue étrangère. L’école primaire ne serait pas épargnée. Sous couvert d’anonymat, un cadre de l’Education nationale reconnait que ces chiffres n’ont rien de surprenants. Ils seraient même le fruit d’une politique menée de longue date.

Marine Le Pen voit dans le phénomène une preuve d’une « capitulation ». « Le gouvernement ne fait rien pour lutter contre cette invasion des langues étrangères » accuse-t-elle. L’ancienne candidate à l’élection présidentielle préconise de retirer la nationalité française aux professeurs bilingues. Un sondage réalisé par un hebdomadaire indique que 67% des internautes seraient favorables à cette mesure.

Affelnet : un élève de 3e se retrouve affecté en CM2

Consternation vendredi après-midi lorsque le professeur principal de Julien lui rend sa feuille d’affectation post-3e. L’élève de 15 ans, qui vient de passer le brevet, est affecté en CM2.

Les vœux de Julien portaient sur deux lycées proches de lui et un troisième, plus éloigné qui proposait une formation très demandée. Le garçon est placé en liste d’attente pour chacune de ses demandes. Pour qu’il ne reste pas « sans solution » il bénéficie d’une affectation « automatique » dans l’école de son quartier.

 « Nous avons appliqué la procédure » se justifie la direction académique.

« Nous avons appliqué la procédure » se justifie la direction académique. « Il ne pouvait avoir aucun lycée mais le conseil de classe a clairement dit qu’il ne pouvait pas rester au collège ». La seule solution restait donc l’affectation à l’école. L’administration du collège confirme ne rien avoir détecté d’anormal.

Les parents de Julien ont déjà pris contact avec d’autres établissements pour essayer de trouver une place. « Il vient de terminer son collège, il ne peut pas revenir en CM2 » explique son père, qui reste abasourdi. « Si vraiment il ne peut pas aller au lycée, il faut qu’il recommence au début. Nous demanderons à l’inscrire en CP ». Dans ce cas, l’élève aurait dix ans de plus que ses camarades. De quoi lui assurer un succès certain dans les apprentissages.

Les ABCD de l’égalité remplacés par une note d’inégalité sur 20

C’est l’un des dossiers chauds dont a hérité Benoit Hamon à son arrivée rue de Grenelle. Les « ABCD de l’égalité » pourraient être remplacés par une évaluation des inégalités.

Certains ont vu dans le programme de lutte contre les inégalités filles/garçons l’introduction de la « théorie du genre » à l’école. Pour parer à cette critique le ministère a souhaité élargir le champ. « Notre démarche sera de prendre en compte et de mesurer l’ensemble des inégalités » explique le chargé de la mission du ministère. « Nous ne voulons plus nous limiter à la question filles/garçons ».

 Être victime rapportera des points

 En pratique, chaque élève, de la petite section au CM2 se verra attribuer une note d’inégalité. Être victime rapportera des points tandis que les plus favorisés seront pénalisés. « C’est une démarche de justice sociale » poursuit le chargé de mission « avec la note, nous saurons tout de suite quels sont les enfants qui souffrent le plus ». Les élèves qui auront moins de 10/20 en inégalité se verrons proposer des cours de rattrapage.

L’annonce du remplacement des ABCD ne suffit pas à calmer la colère des opposants. Pour la présidente d’un collectif « anti-genre », ce recul n’est que cosmétique. « Mettre une note comme ça, c’est nier la différence en nombres pairs et impairs. C’est encore un enseignement de la théorie du genre !  »

Evaluation des élèves : « les escaliers ont une lourde responsabilité »

Le ministre de l’Education nationale vient de lancer une grande conférence sur l’évaluation des élèves. L’occasion de revenir sur le rôle d’acteurs trop souvent ignorés : les escaliers.

« La notation « à l’escalier » est une pratique beaucoup plus fréquente qu’on ne le croit » déclare Norbert, escalier et président du GroTEsc (Groupe de Travail des Escaliers). « De très nombreux professeurs ont recours à nos services pour les aider dans leur travail ». Le principe est simple. L’enseignant lance son paquet de copies dans un escalier c’est la marche sur laquelle elles arrivent qui détermine la note.

 « Les escaliers ont une lourde responsabilité »

« Les escaliers ont une lourde responsabilité » explique le président de GroTEsc « Nous devons réagir très vite face aux copies et faire immédiatement les choix pour qu’elles tombent au bon niveau ». Une mission que les intéressés prennent très à cœur. « Nous avons beaucoup de problèmes avec des collègues qui font ce travail alors qu’ils n’ont pas les qualifications requises ». Et Norbert de citer l’exemple d’escaliers de 18 ou de 21 marches qui n’hésitent pourtant pas à se prêter à l’exercice. « A l’arrivée, ce sont les élèves qui en pâtissent, ce n’est pas normal ».

Quand il entend parler de suppression des notes, Norbert est inquiet. Pour lui et ses collègues, ce serait tout simplement synonyme de chômage technique.

Football : les épreuves du brevet pourraient être décalées en cas de victoire de l’équipe de France

Difficile de regarder un match à 22h quand on a un examen le lendemain. C’est le cruel dilemme des candidats au diplôme national du Brevet. Pour permettre aux collégiens de profiter de la fête, les épreuves pourraient être décalées d’une demi-journée.

Le match France-Equateur est prévu pour se dérouler à partir de 22h00 heure française au Stade Maracanã, Rio de Janeiro. Il sera retransmis en direct sur TF1. Les épreuves du Brevet doivent s’étaler sur 3 demi-journées. Le jeudi 26 juin au matin pour le français, le jeudi après-midi pour les mathématiques et le vendredi matin l’Histoire-géographie-éducation civique. L’aménagement le plus simple consisterait commencer le jeudi après-midi et à continuer vendredi toute la journée.

« Les organisateurs de la coupe du monde auraient dû penser aux élèves »

« Ce serait vraiment génial » s’enthousiasme candidat « Ça permettrait de regarder le match et même de faire la fête sans s’inquiéter pour le brevet ». Pour un parent d’élèves, la question aurait dû être traitée en amont. « Les organisateurs de la coupe du monde auraient dû penser aux élèves. Ils aurait au moins pu mettre le match à 17h ». Même les collégiens qui n’ont pas d’intérêt pour le football se déclarent satisfaits par la perspective d’une grasse matinée supplémentaire.

L’hypothèse du report des épreuves ne fait pas que des heureux. Les chefs d’établissements chargés de l’organisation se montrent très réservés. D’autant plus qu’ils n’ont aucune information officielle à ce sujet.

Bac : les correcteurs de maths finalement autorisés à noter au millième de point

La consigne est tombée ce matin. Pour tenir compte de la difficulté particulière du sujet de mathématiques de la série S, les correcteurs du baccalauréat seront autorisés à noter au millième de point

« Nous tenons à ne pas pénaliser les candidats » explique Mme. Rassine-Dedeu inspectrice de Mathématiques « La notation au millième permettra d’être extrêmement précis ». L’ensemble du barème a dû être revu pour tenir compte des nouvelles dispositions. Tous les  professeurs concernés ont reçus un message leur expliquant la marche à suivre.

« Dans mon paquet, il y a une copie qui mérite Pi/20. Ni plus, ni moins. »

« C’est un véritable soulagement » témoigne Elsa, correctrice du baccalauréat « des fois on hésite à donner les points ou pas. Avec des millième, ça devrait être plus facile ». Un avis que ne partage pas Marcel. Pour lui, il faut aller plus loin. «  On devrait pouvoir noter avec des nombres irrationnels. Dans mon paquet, il y a une copie qui mérite Pi/20. Ni plus, ni moins. »

Les plus de 50.000 signataires de la pétition « Il faut arrêter le carnage des sujets du bac S » ont donc obtenu satisfaction. Certains se disent déjà rassurés tandis que d’autres sont plus sceptiques. Quoi qu’il en soit, les effets de la mesure ne seront visibles qu’au moment des résultats. « Les millièmes de points, ça me permettra peut-être de ne pas avoir zéro ! » s’amuse un candidat.

Disparition inquiétante : un professeur de philosophie se perd dans un raisonnement tortueux

La disparition avait été signalée avant-hier par l’épouse du professeur. M Delidet, enseignant de philosophie, a été retrouvé ce matin perdu dans un raisonnement tortueux. Récit.

L’organisation du professeur est particulièrement bien rodée. Pendant la correction des copies de baccalauréat, il s’enferme dans son bureau et se concentre sur son travail. Ce n’est qu’après 9 heures sans nouvelle que son épouse s’est décidée à venir le voir. Constatant la disparition de son conjoint, elle a immédiatement alerté la police.

Sur place, les enquêteurs ont retrouvé un stylo rouge ouvert et une tasse de café froid. La brigade de recherche a dû mobiliser des moyens exceptionnels pour repérer et libérer le correcteur. Une équipe cynophile s’est révélée indispensable pour suivre les méandres de la pensée du candidat.

 Le rectorat renouvelle ses conseils de prudence

« J’ai commencé à essayer de suivre le raisonnement » raconte le rescapé « quand je me suis rendu compte que j’étais perdu, il était trop tard ». Trop éloigné pour pouvoir appeler à l’aide, l’enseignant s’est résolu à attendre les secours. A sa sortie, il a confié ses regrets de ne pas avoir pu aller au fond de l’idée.

Le rectorat renouvelle ses conseils de prudence à destination des professeurs de philosophie. L’inspection recommande de ne jamais s’engager dans un raisonnement inconnu sans se munir d’équipements de sécurité.