Accident : Une enseignante meurt ensevelie en ouvrant sa messagerie académique

Prof, un métier à risques ? C’est la question que pose un étrange accident survenu avant-hier. Sylvie, professeure des écoles, a été ensevelie en ouvrant sa messagerie académique.

D’après les premiers éléments de l’enquête, le drame s’est produit alors que la victime était en train d’ouvrir sa boite mail professionnelle. Sur place les secours ont retrouvé des morceaux de dizaines de messages provenant de l’inspection, de collègues de l’école et même des extraits de la lettre du ministre adressée aux membres de la communauté éducative. Des traces de diaporamas et de vidéos pourraient expliquer la violence de l’avalanche.

Les services techniques du rectorat ont pu reconstituer une partie du scénario. La boite n’avait pas été ouverte depuis plus de trois mois et de très nombreux messages s’y étaient entassés. La tentative de Sylvie pour consulter sa boite a déstabilisé l’épaisse couche de mails qui s’est déversée sur elle.

« Le problème, c’est le poids de certains mails »

Selon une source proche de l’enquête, il y avait 568 messages non-lus. « En soi ce n’est pas énorme » commente un spécialiste du phénomène, « le problème, c’est le poids de certains mails ». En cette saison, les messageries sont particulièrement fragiles et peuvent être facilement déséquilibrées.

Les autorités renouvèlent leurs conseils de prudence. Le respect de quelques consignes simples permet de réduire les risques. « Il faut vider régulièrement sa boite ou organiser une redirection pour éviter les accumulations » détaille G Toursut de l’observatoire des messageries électroniques. Pour lui, le principal danger réside dans l’inconscience des expéditeurs. « Les vidéos chatons et les diaporamas de blagues peuvent se transformer en véritable menace dès lors qu’ils sont envoyés par mail ! ».

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Ce vieux prof de centre ville qui voulait faire échouer ses élèves

Il y a des établissements où le succès apparait comme une fatalité. Sociologiquement et culturellement la réussite scolaire y est naturelle. Face à cet implacable constat un enseignant s’engage depuis 35 ans pour faire mentir les statistiques. Portrait

M. Planteur est professeur d’histoire dans un collège de centre ville. Enseignant passionné, il ne compte ni son temps ni son énergie. Il se consacre à 100% à son objectif : faire échouer ses élèves. « Je refuse de me résigner » explique l’enseignant « Ces jeunes ont tout pour réussir. Mon travail c’est de leur permettre d’échouer comme les autres ». M. Planteur affirme fièrement son crédo : le droit à l’échec scolaire est une question d’égalité républicaine.

M. Planteur affiche les résultats les plus bas du collège.

Pour parvenir à son but, M Planteur dispose d’une méthode éprouvée. Interrogations trop difficiles, questions non traitées en cours, documents incompréhensibles, les élèves sont cernés. « Ils n’ont absolument aucune chance » constate un parent d’élève. « Et comme il y a peu de notes, un seul devoir raté suffit à faire baisser la moyenne ». Le fait est que dès le premier trimestre M. Planteur affiche les résultats les plus bas du collège.

Dans les premier temps, certains élèves se montrent réticents mais au final, tous adhérent. « On sait à l’avance qu’on ne réussira pas c’est très rassurant en fait. » témoigne Annabelle en classe de 3e. A l’arrivée, même les plus récalcitrants acceptent de se couler dans le moule. « La quasi-totalité des élèves a renoncé à travailler » se réjouit M Planteur. « Ça n’a pas toujours été facile mais nous devrions en voir les fruits lors des résultats du brevet ». L’objectif du professeur est clair et annoncé : 0% de réussite.

Cas particulier : Un parent d’élève n’a « rien à faire » de la démission de J-F Copé

Impossible d’échapper à l’information. L’ensemble de la presse audiovisuelle en a fait l’ouverture de ses journaux. Pourtant, un parent d’élève affirme n’avoir « rien à faire » de la démission de JF Copé. Explications.

Ce matin en allumant la radio, Bertrand est surpris que l’affaire Bygmalion soit traitée avant l’intervention du chef de l’Etat et les suites des élections européennes. Généralement, Bertrand est plutôt attentif à la politique, mais pour lui, là, c’est trop « Rien que ce matin, j’ai reçu quatre alertes pour des « rebondissements » du dossier » explique le parent d’élève. « Je ne comprends pas pourquoi on en parle autant ». Bertrand considère qu’il y a des sujets beaucoup plus importants comme l’Ukraine ou la Syrie dont les médias ne parlent pas assez.

Parmi les parents présents, personne n’a évoqué la question.

 Sa fille Flora, scolarisée en moyenne section de maternelle partage l’indifférence paternelle. Dimanche, elle a accompagné ses parents au bureau de vote mais elle ne parvient pas à s’intéresser à la crise interne de l’UMP.

Ce soir, à la sortie de l’école, Bertrand est venu chercher sa fille. Parmi les parents présents, personne n’a évoqué la question. « On a parlé de la météo, de la fête de l’école, mais absolument pas de JF Copé  » témoigne un autre parent. Après le goûter, Flora a voulu aller jouer dans la cour. Là non plus aucun des enfants n’a montré le moindre signe d’intérêt pour la nouvelle direction de l’UMP.

Conseil de classe : les élèves choqués par l’abstention et les résultats

A la sortie du conseil de classe des Seconde 5, le choc est rude. Près d’un quart de la classe se voit proposer un redoublement.

Dans la salle où les élèves retrouvent leur professeur principal c’est la consternation. Les résultats définitifs sont au-delà de ce qui avait été annoncé. Le manque de mobilisation s’est très largement confirmé. A peine plus de 40% des membres du conseil étaient présents. Même chez les élèves, un seul des deux délégués a fait le déplacement.

Les premières indiscrétions montraient une augmentation du nombre de redoublements. A l’arrivée, près de 25% des élèves sont concernés. C’est la décision qui arrive en tête dans tous les groupes sauf un. L’autre constat est l’écroulement de la tête de classe. Majoritaire au début de l’année, elle ne représente plus que 15% de la classe.

« Il faut dissoudre cette classe, il n’y a pas d’autre solution »

« Je ne comprends pas ce qui s’est passé » déclare Ludivine, déléguée de la classe à son arrivée devant ses camarades. Très vite, les futurs redoublants s’en prennent aux autres élèves. « Il faut dissoudre cette classe, il n’y a pas d’autre solution » estime Louis dont le redoublement était annoncé depuis longtemps. Jean-François, lui, préfère mettre en cause la direction du lycée et demande la démission de la proviseure adjointe.

Au niveau de l’établissement, les résultats sont nettement moins marqués. Si on constate effectivement une poussée des redoublements, la majorité des décisions restent conformes à ce qu’elles étaient les années précédentes.

Fête des mères : les coquillettes arrivent en tête avec 38% des colliers

Cette année encore, la participation des colliers de pâtes aux cadeaux de fête des mères a été particulièrement élevée. D’après nos estimations, les coquillettes l’emportent avec 38% des colliers.

Le scrutin n’est pas encore clos mais les tendances sont déjà stabilisées. Les coquillettes arrivent très nettement en tête. Ce bon résultat avait été annoncé par les sondages. Derrières, la lutte est serrée entre les pennes (23%) et les macaronis (21%). Les votes de l’après midi devraient cependant confirmer l’ordre d’arrivée.

Fête des mères 2014

Les farfalles totalisent 11% des colliers. Cette performance est très au-delà des espérances des « pâtes papillons » qui souffrent de la difficulté à les fixer sur un fil. Autre score surprenant, les 5% réalisés par les spaghettis alors que ces pâtes sont impossibles à enfiler.

Parmi les « petites listes », notons la présence des Crozets, des petits carrés « made in France » qui demande à être finement percés pour être enfilés.

Traditionnellement, la fête des mères est un moment faste pour les coquillettes qui peuvent y faire valoir leurs arguments. Solides, de petite taille, en forme de tube elles sont parfaitement à l’aise pour réaliser les colliers. Autant de qualités qui expliquent le résultat de cette année.

Il est temps : la procrastination reconnue comme maladie professionnelle pour les enseignants

Le fléau n’est pas encore reconnu par l’Organisation Mondiale de la Santé mais l’Education nationale a décidé de prendre les devants. Pour les enseignants, la procrastination va être classée parmi les maladies professionnelles.

L’enjeu n’est pas mince. Selon une étude, plus de 85% des professeurs auraient déjà été touchés. « C’est une maladie qui est présente sous forme endémique et qui peut se manifester par des crises aigües » explique le Dr Demain « la procrastination revient de manière cyclique, souvent le week-end ou pendant les vacances ». Du fait de l’organisation de son travail, la population enseignante y est particulièrement exposée.

 « les enseignants qui procrastinent cumulent de la culpabilité puis du stress »

Les spécialistes distinguent deux formes principales de la pathologie. La procrastination réorientatrice qui consiste à faire autre chose que son travail et la procrastination nihilique dont les victimes s’acharnent à ne rien faire. Dans les deux cas, l’effet est le même, le travail à faire est reporté à plus tard.

La direction des ressources humaines de l’éducation nationale voit dans la lutte contre la procrastination un moyen d’améliorer le bien être des personnels. « les enseignants qui procrastinent cumulent de la culpabilité puis du stress » déclare JV Toudsuit, responsable du dossier « Il y a un impact sur la santé, mais ce qu’il faut traiter c’est la cause première ». Un plan anti-procrastination doit être lancé dès septembre en lien avec la MGEN. Il est pour l’instant en attente dans les bureaux du ministère.

 

Record battu : Un professeur de français fait 36 photocopies d’affilée

Les spécialistes de la discipline pensaient que ce record tomberait un jour ou l’autre. C’est fait. Michel, professeur de Français vient de réaliser 36 photocopies d’affilée.

Le précédent record était détenu par un enseignant de mathématique qui avait enchainé 35 copies de suite. « La barre était haute » raconte le nouveau recordman de France « mais je savais que cette fois était la bonne. ».

Avant cette tentative, Michel restait sur deux échecs. La première fois, il avait dû abandonner à 18 copies en raison d’un manque de papier. La deuxième fois, un bourrage papier a interrompu la tentative à 32 copies. Pour son nouvel essai, l’enseignant a mis toutes les chances de son coté. « Je me suis organisé un entrainement rigoureux à base de séries de 18 copies pour travailler la technique ». Sur le plan tactique, il a misé sur la simplicité. Une page de texte avec un dessin.

Tirage après tirage, il se rapproche de l’exploit.

A l’heure dite, Michel s’assure que tout est au point. La photocopieuse est allumée, le papier correctement placé dans le bac et l’original sur la vitre d’exposition. D’un geste sûr, il indique le nombre de copies et lance la machine. Tirage après tirage, il se rapproche de l’exploit. Rien ne semble pouvoir l’arrêter. A la 36e copie, la salle des professeurs est debout pour applaudir le champion !

Avide de défis, Michel va maintenant se consacrer à une nouvelle spécialité, la photocopie artistique. Il a déjà mis à son programme l’épreuve reine des figures imposées : le recto-verso agrafé.