Crimée : l’Education nationale craint de devoir modifier les manuels de géographie.

Crimée / UkraineL’invasion de la Crimée par les troupes russes pourrait avoir des conséquences jusque dans les écoles françaises. L’Education nationale étudie en ce moment les modifications à apporter aux manuels de géographie en cas d’annexion de cette région.

Dans les bureaux du ministère, on ne cache pas sa préoccupation. L’un des responsables du dossier témoigne. « On est en train de vérifier mais pour l’instant, tous les manuels sont concernés. Parfois c’est juste un planisphère avec les frontières de l’Ukraine. Mais on ne peut pas les laisser comme ça ». Toutes les hypothèses sont à l’étude. Des contacts sont pris avec les éditeurs pour rechercher une solution. « Le moins cher, ce serait sans doute de réaliser un erratum, mais pour certains manuels on sera peut-être obligés de tout réimprimer » explique un directeur de collection. Personne n’est en mesure de chiffrer exactement le coût de cette opération.

le ministère s’apprête à s’adresser à Vladimir Poutine

Devant l’ampleur du désastre, le ministère de l’Education nationale s’apprête à s’adresser à Vladimir Poutine pour qu’il respecte l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Le cabinet du ministre travaille sur une requête relativement souple. « Au fond, si la Crimée devient une forme de protectorat ou de république très autonome, ça ne nous posera pas de problème. Pour nous, l’essentiel, c’est qu’on ne modifie pas les frontières pour ne pas fausser les cartes ». Dans le même temps, la rue de Grenelle va adresser un mémorandum à l’ONU pour demander la stabilité des frontières dans le monde entier pour la durée de validité des manuels. Une proposition qui s’appuie sur plusieurs principes de droit international.

Quoi qu’il en soit, l’Education nationale espère un dénouement rapide de la crise. Rien ne peut être lancé tant que la situation n’est pas stabilisée et les nouveaux manuels devront être prêts pour la rentrée.

Publicités

JF Copé ne dit rien sur l’affaire de l’achat de « Tous à poil » !

JF CopéLa « déclaration solennelle » de JF Copé se voulait une réponse aux accusations portées contre lui dans la presse.  Le président de l’UMP a longuement évoqué la transparence en politique mais pas un mot sur l’affaire de l’achat de « Tous à Poil » révélée par d’Eduk Actus.

« Son intervention me semble un peu à côté de la plaque » déclare Thierry Mandon, porte parole des députés socialistes qui a bien remarqué cette impasse.

La charge du maire de Meaux contre les médias est sévère. « Certains organes de presse, si peu regardants sur leur propre déontologie, si peu transparents sur les conflits d’intérêts qui les minent de l’intérieur, s’érigent en procureurs aussi bien qu’en juges de premier et de dernier ressort. ». La rédaction d’Eduk Actus de son coté, ne peut que maintenir ses affirmations.

La mise à disposition de l’ensemble des comptes de l’UMP va permettre de vérifier qu’une commande a effectivement été réalisée auprès des éditions Le Rouergue pour acheter l’album pour enfants au prix de 15,10 €.

Par ailleurs, notre rédaction ne sera en rien concernée par la proposition de loi sur les médias annoncée par JF Copé . D’après lui, « elle concernera tout organe de presse, (…), dès lors qu’il bénéficie (…) d’un quelconque financement de la part de l’Etat, des collectivités publiques ou de tout organisme parapublic. » ce qui n’est pas le cas d’Eduk Actus.

Vacances : l’institutrice rentre par erreur avec une semaine d’avance

EcoleC’est en constatant vers 8h35 qu’aucun enfant n’est présent que Vanessa comprend sa méprise. L’enseignante, professeur des écoles en CM1 à Dijon a fait sa « rentrée » avec une semaine d’avance.

Arrivée comme à son habitude vingt minutes avant l’heure, Vanessa est un peu étonnée de trouver la grille de l’école fermée. Elle met ce retard inhabituel sur le compte de la rentrée, entre et commence à installer sa classe. Très concentrée sur sa tâche, elle ne remarque pas que rien ne se passe autour d’elle. Jusqu’à ce qu’elle réalise son erreur.

L’enseignante se montre interloquée par cette aventure inédite. « Je ne comprends pas. Depuis la sortie, j’ai pu faire tout mon travail en retard. Et je me suis même reposée. Je pensais vraiment que les vacances étaient terminées ». Il lui reste pourtant toute une semaine avant la véritable reprise.

 l’allongement des vacances de la Toussaint pourrait avoir déréglé l’horloge interne de l’enseignante

D’après un chronobiologiste, c’est l’allongement des vacances de la Toussaint à deux semaines entières qui aurait déréglé l’horloge interne de l’enseignante. A la mairie, on préfère incriminer la météo particulièrement clémente de ces derniers jours : « Avec ce soleil, on se serait cru mi-mars. Pas étonnant qu’elle se soit trompée !  »

Pour Vanessa, la complexité des zones de vacances a fait le reste. « Hier, j’ai téléphoné à une collègue qui habite Bordeaux. En raccrochant, elle m’a souhaité une bonne rentrée. Alors je ne me suis pas posé de questions. »

Philosophe, la jeune femme voit déjà comment mettre à profit ce délai inespéré « Je vais en profiter pour m’avancer sur le travail des vacances de Pâques, d’habitude, elles sont toujours trop courtes ! »