François tire les conséquences du 2e trimestre et annonce un remaniement.

Les résultats du 2e trimestre sont tombés. Ils ont encore amplifiés ceux du premier. François doit faire face à une véritable débâcle. L’élève de 4e D devrait annoncer très prochainement un remaniement.

Selon la plupart des observateurs, François n’a plus le choix. « Il doit absolument changer de cap. » affirme son professeur principal « Les résultats de ce 2e trimestre montre que François n’a pas pris la mesure des exigences ». Harlem, le délégué de la classe analyse la défaite « Il consacre énormément de temps aux jeux en ligne et au football. Il progresse dans ces domaines, mais les professeurs attendaient d’autre choses ». A l’annonce des résultats, le jeune homme n’a fait aucun commentaire. Mais aujourd’hui sa décision est prise. Il vient d’annoncer officiellement un remaniement de ses priorités.

Au regard des attentes exprimées par le conseil de classe, ce sont les mathématiques qui devraient prendre la tête des priorités. Le Français et l’Anglais devraient conserver leur place. Parmi les promus, l’Histoire-Géo et la SVT. Principales victimes de ce remaniement les jeux en ligne. Le football reste protégé par son statut de « compétition » mais le reste des loisirs risque d’être sacrifié. L’annonce officielle est prévue pour mercredi.

Ce remaniement est un tournant de l’année scolaire. François espère qu’il lui permettra de se relancer pour son passage en 3e.

 

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200 kg de poisson dérobés a la cantine du collège

ImageMauvaise surprise ce matin pour Nicolas Fish, le chef cuisinier du collège de Bellevue. L’intégralité du stock de poisson a été dérobé.

L’opération ressemble au crime parfait. Aucune trace d’effraction, rien de déplacé ni de cassé. Seules les boites de poisson surgelé ont été volées. Au total, le butin représente 200 kg de produit. Une quantité dont le vol aura probablement demandé une certaine logistique.
Nicolas Fich a découvert le forfait ce matin presque par hasard. « Tout avait l’air normal.Si je n’avais pas ouvert le frigo, je n’aurais rien remarqué. » Le chef envisage déjà la suite avec une certaine appréhension. « Ces stocks étaient prévus pour le menu de mardi. Je ne sais pas comment on va faire. On ne va pas avoir le temps de réapprovisionner« . Les services du conseil général ont été alertés pour trouver une solution en urgence.
De son coté, le gestionnaire de l’établissement s’inquiète surtout pour la qualité des produits « j’espère que les voleurs ont respecté la chaine du froid. Ce sont des produits fragiles qui risquent vite de ne plus être consommables. » Plusieurs indices laissent penser que le poisson n’a pas été subtilisé dans des conditions optimales de conservation.
La rumeur du vol s’est vite rependu dans le collège. Pour les élèves, le mobile du délit ne fait aucun doute : c’est la proximité du 1er avril. Une opération d’accrochage de grande ampleur serait en préparation depuis plusieurs semaines. Un motif qui fait rire le chef cuisinier « Ils vont avoir une surprise, ce n’est pas indiqué sur les boites, mais ce sont des poissons panés !« 

Municipales : L’école bloquée lundi matin par la durée du dépouillement

ImageWeek-end prolongé pour les élèves de l’école Pablo Neruda de Marmande. Ce lundi matin, le dépouillement du deuxième tour de l’élection municipale n’était pas terminé à l’heure de rentrer en classe.

Malgré la présence de 3 listes, rien ne laissait présager un tel scénario. Même avec un taux de participation de 61%, le dépouillement n’aurait jamais du dépasser deux heures. C’est un incroyable concours de circonstances qui a provoqué cette situation inédite.

Maurice Toufau, président du bureau raconte le début de soirée. « Le premier problème, ça a été de retrouver la 2e clé de l’urne. J’en avais une mais l’autre avait été remise à un représentant d’une autre liste qui avait complètement oublié. » La vérification du nombre de votant a également été fastidieuse. « On a compté 5 fois, à chaque fois il y avait une erreur. A la 6e c’est tombé juste, mais les scrutateurs étaient rentrés chez eux ». Il a fallu leur téléphoner individuellement pour qu’ils reviennent. Le décompte n’a véritablement commencé que vers 20h.

la préfecture n’a trouvé aucun argument pour invalider ces votes.

Comme partout, la taille des bulletins de vote a été un problème. Mais dans ce bureau, les électeurs ont fait preuve d’une certaine inventivité qui a considérablement rallongé le dépouillement. Plus d’une heure trente de débat ont été nécessaires pour savoir si un bulletin plié en 16 pouvait être valable. Le code électoral est muet sur la question. D’autres méthodes, plus originales, ont également demandé de longs échanges. On a décompté une dizaine d’avions, six cocottes, trois grues et même un pingouin !
Le président du club municipal d’origami, candidat sur l’une des listes a pu attester de qualité des pliages, tous réalisés en laissant les bulletins intacts. La cellule juridique de la préfecture, mobilisée toute la nuit, n’a trouvé aucun argument pour invalider ces votes.

A la fin du premier décompte, il n’y avait que 2 voix d’écart entre les listes arrivées en tête. M. Pagagné arrivé en 2e position a exigé une vérification. Ce dernier comptage n’a été terminé que ce matin vers 7h45. Le temps de tout récapituler et de signer les documents, les premiers élèves arrivaient à l’école.

Réforme : un lycée-musée va continuer à appliquer le « statut de 1950 ».

Le ministère de l’éducation vient d’annoncer une réforme du statut des professeurs du secondaire. Pour maintenir un témoignage de la situation antérieure, un lycée-musée va continuer à fonctionner comme dans les années 1950.

L’initiative vient du musée de l’éducation de Rouen qui a pour but de conserver la « mémoire vivante » de l’enseignement français. Dans ce « lycée-musée », tout sera conforme à ce qui existait à l’époque.

Marcelin Aïeul son proviseur explique la démarche. « Nous allons appliquer à la lettre les « décrets de 1950 » pour les professeurs. Nous aurons par exemple des adjoints d’enseignement qui assureront un service mixte d’enseignement et de surveillance. Il faudra que nos professeurs de lettres reçoivent par arrêté ministériel, le titre de professeur de première ». Les photos du président de la République Vincent Auriol et du ministre de l’éducation nationale Yvon Delbos seront placées dans le hall du lycée.

Les programmes seront également repris

V. Auriol et Y. Delbos.

V. Auriol et Y. Delbos.

Pour rester en conformité avec les pratiques de la période, il y aura deux salles des professeurs. L’une pour les agrégés, l’autre pour les autres enseignants.

Les programmes seront également repris. M. Levieux professeur d’histoire-géographie détaille les contenus. « Le programme d’Histoire s’arrêtera en 1939. A l’époque, on ne faisait pas d’histoire trop récente. Et bien sur pas question de faire de la Science fiction en évoquant la Ve République. ». En géographie, le programme fait la part belle aux territoires de l’Union Française et à l’industrie de l’Union Soviétique. Le lycée-musée lance un appel à qui pourra fournir des cartes murales pour illustrer ces thèmes. Elles sont aujourd’hui introuvables.

L’ouverture de l’établissement est prévue pour la rentrée 2015. Les volontaires qui souhaitent y enseigner peuvent se faire connaitre auprès du musée. Gageons que les opposants à la réforme du « statut de 1950 » déposeront leurs candidatures.

 

Des professeurs rentrent du lycée à 3h du matin

ImageCe ne sont pas les vacances pour les enseignants. Hier, une vingtaine de professeurs du Lycée Tendur Lontant a terminé sa journée de travail vers 3h du matin. Reportage

Mélanie qui a participé à tout le marathon raconte sa soirée. « On a commencé par deux conseils de classes. Avec des classes chargées et compliquées, ça a été long. Après, on a enchainé sur un conseil d’administration puis des réunions pour définir les plans de scolarisation de trois élèves. Pendant ce temps, les collèges nous attendaient en salle des profs pour fêter le petit dernier de Sandrine. Ils ont été sympas de ne pas commencer sans nous. » C’est avec quelques gâteaux secs et un verre à la main que les valeureux combattants ont terminé la journée.

Pour Franck Ralpapourtou, le délégué syndical du lycée la coupe est pleine. « Là ce n’est plus possible. On ne voit même pas à quel moment les profs vont pouvoir préparer leurs cours et corriger les copies. On va organiser une réunion pour trouver une solution ! ».

Mme Padispo, la Proviseure du lycée avoue son impuissance. « Le problème, c’est que les professeurs ne veulent pas rater de cours. Du coup, on est obligés de tout mettre le soir. J’ai bien proposé de placer des choses le dimanche matin, mais j’ai quelques profs qui vont à la messe… ».

Malgré cette rude soirée l’ensemble des enseignants était fidèle au poste pour accueillir les élèves ce matin à 8 h.

Franck Ribéry : « Je n’ai jamais pensé être ministre de l’éducation » [Interview]

Franck_RibéryLes rumeurs de remaniement se font de plus en plus insistantes. Elles s’accompagnent de pronostics plus ou moins bien informés sur les noms des futurs ministres. Dès le 27 février, EdukActus évoquait la possibilité d’une nomination de Franck Ribéry comme ministre de l’Education nationale. Devant cette hypothèse, l’intéressé a accepté de répondre à nos questions. Interview.

  je n’ai jamais pensé être ministre de l’éducation

EdukActus : On parle de vous comme le prochain ministre de l’éducation nationale. Qu’en pensez-vous ?
F. Ribéry : Franchement, quand j’ai apprendu ça, je n’y ai pas cru. Au niveau des idées dans la tête, je n’ai jamais pensé être ministre de l’éducation. Je ne suis ne suis pas du tout spécialiste de la question du sujet. Mais en fait, peut-être que je ne ferais pas plus mal que quelqu’un d’autre. J’ai déjà travaillé avec des mineurs et j’aime bien ça. Et puis je suis un footballeur qui joue avec les pieds. C’est un atout ça.

EdukActus : Si vous êtes nommé à ce poste, quelles seront vos priorités ?
FR : Je crois que la jeunesse, c’est l’âge ou on est le moins vieux. Il faut en profiter. Si je suis ministre j’aurais trois priorités aussi importantes l’une que l’autre.

– le sport bien sur. C’est important que les jeunes font du sport. Ce sera ma première principale priorité. Je veux des stades de foot dans toutes les écoles. Et puis des piscines pour nager dans l’eau.
– Le français. Les jeunes y font des fautes de parler et écrit. Ce n’est pas normal. Moi-même, j’ai beaucoup travaillé dur pour en arriver là. Comme ministre, si je peux servir d’exemple, j’en serais très fier d’honneur.
– Le respect. C’est très important que les jeunes soyent polis comme il faut. Il faut respecter les professeurs adultes qui enseignent dans les écoles.

EdukActus : votre nomination n’est quand même pas acquise. Si vous n’êtes pas nommé, serez-vous déçu.

FR : Déçu non. J’aurais peut-être une autre occasion. Je vais essayer jusqu’à quand que j’y arrive.

 

Les élèves français perdraient plus de 700 h de classe sans aucune justification

Tous les jours, une étrange disparition se joue dans les établissements scolaires. De la maternelle à la terminale, un élève français perdrait plus de 700 h de classe sans aucune justification.

Au total, sur une scolarité c’est près de 20 semaines de cours, soit les deux tiers d’une année scolaire qui s’évaporent sans laisser de trace. Une enquête de l’institut IFRAPP(1) précise que ce phénomène est réparti de manière presque homogène sur l’ensemble du système éducatif. A l’école, ces moments se déroulent sous la surveillance des enseignants mais, curieusement, ils ne correspondent à aucune matière. A partir du collège, c’est encore pire. Les adolescents sont tout simplement livrés à eux-mêmes. Et personne n’est en mesure d’expliquer pourquoi.

« Aucune étude n’a montré que ces moments avaient un impact négatif »

Bernard, professeur de Français, découvre le problème. « Quand mon cours est terminé, je laisse sortir les élèves. J’ignore complètement ce qui se passe après. Il est tout à fait possible qu’ils n’aillent pas directement dans un autre cours. Je ne me suis jamais posé la question ». On envisage de poser des caméras dans les couloirs pour savoir ce que les élèves font pendant ces périodes.

Du côté du ministère, on minimise. « Il ne s’agit que de 10 minutes par demi-journée ». Et le ministère de poursuivre « Aucune étude n’a montré que ces moments avaient un impact négatif sur les apprentissages ». Une équipe de l’inspection générale va quand même être missionnée pour mener une enquête sur ce phénomène massif mais méconnu que certains auraient déjà baptisé « récréation ».

(1) Institut de Formation et de Recherche en A Peu Près